
Début février, Il neigeait sur Paris et le soleil était aux abonnés absents… Deux solutions pour rester zen : prendre un billet pour l’Ile Maurice (mais crise économique oblige, on zappe)
ou….se rendre au Salon du Bien-être (Médecines douces et Thalasso) à la Porte de Versailles pour s’évader un peu. Banco.
En fait, piétiner dans un salon professionnel n’est jamais une partie de plaisir. J’avais
imaginé pour celui-là un décor de rêve, une ambiance un peu balnéaire, des odeurs détendantes… Niet, rien de tout cela. Probablement victime du succès de ce thème, les stands y étaient contraints
de s’agglutiner les uns aux autres et déployaient, du coup, peu d’originalité en matière de décoration.
Deux axes principaux émergeaient de ce salon : le marché des compléments
alimentaires et de la cosmétologie d'une part, et celui des destinations de remise en forme de l'autre.
Thermes de Saint-Malo, Miramar Crouesty, Alliance Pornic (qui fête ses 20 ans cette année),
Royal Thalasso Barrière de La Baule, Thermes marins de Saint-Jean-de-Monts, Spa Aquatonic de Montevrain (77)…. Toutes ces stations de thalasso remettaient des brochures commerciales qui, déjà,
donnaient envie de quitter Paris, au moins l’espace d’un week-end (cf. photo).
A noter, une mutuelle avait un stand, la MFIF, proposant apparemment des garanties différentes
pour les adeptes des traitements orientés sur la phytothérapie. Je n’ai pas approfondi mon enquête sur cette société (je pense que les lecteurs intéressés retrouveront sur internet tous les
détails sur les garanties et les prix proposés).
L’EXPRESS de cette semaine qui fait sa « une » sur : « Ces pilules qui font du bien » consacre un dossier complet
sur : « le marché des compléments alimentaires », un marché qui « se porte bien (13% de croissance par an entre 2000 et 2007
selon Precepta) ». Toujours dans l’EXPRESS, on apprend « que les trois quarts des consommateurs sont des femmes qui ont pour la plupart entre 15 et 54 ans d’après
Eurostaf ».
Ayant été immergée dans le milieu médical depuis toujours, je m’intéresse aussi de près aux
compléments alimentaires. Utilisatrice occasionnelle de certaines plantes, je lis et me renseigne toujours sur les interactions de ces «cocktails phyto-thérapeutiques » avec les médicaments
synthétiques, ce qui me parait le minimum avant d’ingurgiter la moindre mixture.
Certains compléments ont bénéficié d’études et leur action sur la santé est prouvée, mais
ce n'est pas le cas pour tous les fabricants, et il n’y a pas d’autre choix que de se fier aux articles qui paraissent dans la presse et sur les forums et blogs sur la Toile. Sur internet
justement, des utilisateurs s’expriment, posent des questions, racontent parfois leurs satisfactions ou leurs déboires et chacun doit ensuite se faire sa propre opinion.
Les marques de phyto présentes sur ce salon était innombrables. J’ai longuement discuté
avec Fabienne Moatti qui dirige la marque Phytofast créée il y a près de trois ans. A la question posée, pourquoi choisir votre marque ? Elle répond : « Mon père, cardiologue et phytothérapeute, a créé toutes les formules des compléments alimentaires que Phytofast
commercialise. Nous avons pignon sur rue grâce à un magasin que je dirige à Paris et nous optons pour l’ouverture d’un réseau de franchisés pour le futur. Ajoutons à cela que la composition de
tous nos produits se trouvent sur notre site internet ». Pensant à Samuel et à Olivier, qui passent leur bac de Français cette année, je me suis intéressée de plus près à un spray
buccal (voir photo) appelé « Fastress » particulièrement recommandé par la marque pour les « pics de stress ». Sa
composition (Mélisse, Tilleul, fleur d’oranger, et menthe poivrée) ne devrait en tout cas que faire du bien (et au minimum, peut faire effet placebo et donner de l’assurance pour l’oral
des épreuves). Fabienne Moatti ajoute : « Il faut tout de même associer ce spray buccal d'eaux florales au « complexe global Fastress » pour obtenir un maximum d’efficacité, tout est décrit sur notre
site ».
Une autre société m’a interpelée, SPIRULIFORM. Comme beaucoup, j’avais entendu parler des
bienfaits de la Spiruline, cette micro-algue bleue, à laquelle sont attribués de nombreux pouvoirs. La famille Fulcrand est producteur de Spiruline à Carnoules dans le Var. C’est Jordan, le fils
qui tenait le stand au Salon et qui m’a expliqué les bienfaits de sa spiruline.
« Si
vous écrivez, insiste-t-il, dites bien que c’est un produit FRANÇAIS ». L’argument fait tilt. A mes questions, l’entreprise répond « La spiruline est une micro algue apparue il y a 3,5 milliards d’années et qui se reproduit dans des bassins d’eau
douce légèrement salée. Nous la fabriquons « artisanalement » dans le sud de la France. Ce qui compte aussi c’est la méthode de séchage employée. Il est impératif que le séchoir solaire
soit à l’abri de la lumière (qui ferait perdre à la spiruline sa couleur et ses qualités nutritives) et que la température soit maintenue constamment entre moins de 25 degrés Celsius en hiver et
moins de 40 degrés Celsius l’été ».
Pour finir et être complètement exhaustive sur le sujet, j’attire l’attention sur les 10
produits repris dans l’EXPRESS en kiosque cette semaine : la vitamine D, les Oméga 3, le fer, le ginseng, la carnitine, le guarana, le curcuma,
la spiruline, le sélénium et le beta-carotène. Le magazine, qui accompagne ainsi la parution du livre des Docteurs Cynober et Fricker dont le titre est : « La vérité sur les compléments alimentaires » chez Odile Jacob, offre au lecteur une série de conseils pragmatiques. Je n’ai pas encore lu le livre dont l’article parle, mais en revanche, j’ai écouté
les deux médecins qui répondaient aux questions de Valérie Expert, jeudi dernier, dans son excellente émission quotidienne « On en parle » sur
LCI (je ne crois pas malheureusement que cette émission soit podcastée sur le site de TF1 News).
ELLE Magazine en kiosque également cette semaine consacre aussi un article sur le sujet titré : « Faut-il croire aux compléments
alimentaires ? », article qui énonce des arguments « Pour » et aussi des « Contre » ces produits thérapeutiques.
Pour conclure, évidemment si vous mangez équilibré, les compléments alimentaires n’ont rien à
faire dans vos placards. Tout le monde sait que tout se trouve dans la nature. Mais qui aujourd’hui peut se targuer de manger « équilibré » ? Pas moi, en tout cas. C’est bien pour
cela qu’il faut à de nombreuses personnes « complémenter » leur alimentation, après avoir pris un maximum de renseignements et effectué de sérieuses vérifications (surtout en ce
qui concerne l’interaction de certaines plantes avec certains médicaments synthétiques que vous prenez peut-être régulièrement). Prendre un complément alimentaire ne peut absolument pas être pris
à la légère. En même temps, et c’est ce que souligne ELLE magazine dans son article citant un des fondateurs de la micro-nutrition, le Dr Didier Chos : « Jour après jour, les études
scientifiques mettent en lumière de nouveaux liens entre le développement des maladies chroniques, du cancer ou du diabète, et les déséquilibres en certains micronutriments. Dans le cadre d’une
prévention des maladies, il est donc primordial d’évaluer ses besoins et de se complémenter, si nécessaire avec des produits de qualité ».
Là est bien le souci, la PREVENTION bien sûr, mais après avoir fait les analyses
biologiques nécessaires pour connaître ses manques afin de complémenter sans surdoser (ce qui peut être parfois dangereux) et bien pris connaissance des
interactions entre le complément alimentaire et certains médicaments. Là est la vraie difficulté.
Une chose est certaine : lisez (de nombreux livres existent sur le sujet et certains sites
sérieux sur internet également), posez les bonnes questions à votre pharmacien ou à votre médecin, et surtout écoutez-vous comme l’écrit très
justement la journaliste de l’EXPRESS page 81 dans l’encadré « conseils d’expert ». Votre corps vous fait toujours savoir ses manques, de la même manière qu'il rejettera ceux qui
ne lui conviendront pas. Faites-vous confiance et soyez attentive aux réactions sur vous de certains produits (cette recommandation peut d’ailleurs également s’appliquer à un autre degré
probablement aux médicaments synthétiques qui peuvent provoquer des "effets indésirables" sur certains et pas sur d'autres).
Attention : je précise aux lecteurs de ce blog
que je n’ai pas testé les produits des marques interviewées. Cet article n’est le résultat que d’une petite enquête téléphonique et que cet article ne peut en aucun cas être considéré comme une
quelconque recommandation. Les citations n’engagent que les personnes interviewées qui ont validé leur réponse.
Contact mail
du blog :
chantalsutton@justinresting.com
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