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Créé en  septembre 2007  pour partager mon intérêt sur des sujets d’actualité à travers les médias, le blog a été référencé par Overblog sur Google comme suit : « Réactions sur articles ou émissions de la presse écrite ou audiovisuelle - Sujets d'actu. - Défense de certaines causes – Feelings – Impressions. »


FRANCE - POLITIQUE - FINANCE

Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 16:20

 P1020131Je n'avais pas revu Michel Bongrand depuis mon interview du 9 juin 2008. A 90 ans maintenant, en dépit de plus grandes difficultés à se déplacer, il  reste très actif et conserve un intérêt toujours intact pour la politique et pour la France. Nous n’avions fixé aucun sujet pour cette nouvelle interview mais il ne m’a pas vraiment laissé le choix, seules les futures présidentielles étaient au centre de notre discussion. Et en particulier, les primaires socialistes en cours. C’est d’ailleurs lui qui me pose la première question : « Quel président a d’après vous marqué le plus l’histoire ? ». Et il enchaîne aussitôt : « De Gaulle bien sûr, parce qu’il a été le héros qui a pris place dans les pages les plus glorieuses de la France, et Mitterrand, parce qu’il a été le héraut du peuple de gauche. Un héros et un héraut  qui tous deux méritent le respect de chacun et qui ont gagné le Panthéon de notre pays ».

 

MB : Seulement, aujourd’hui les Français n’attendent plus de héros (ni de héraut d’ailleurs). Les Français veulent un « brave » homme, une Présidente ou un Président consensuel (le) ?

 

J : Il me semble qu’aujourd’hui, les Français n’ont pas encore pris leur décision.

 MB : C’est vrai. Tout sera vraiment joué en février prochain. Chacun se sera déterminé sur son choix définitif. Mais je persiste à dire que le prochain président devra être modeste et simplement plus REPUBLICAIN.

 

J : Vous avez l’air très intéressé par les primaires socialistes. Qu’en pensez-vous ?

MB : C’est un enjeu très important. En fait tout va dépendre du nombre d’électeurs qui se mobiliseront. Si seuls les militants socialistes votent, je pense que Martine Aubry a toutes les chances d’être élue candidate. En revanche, s’il y a plus d’un million de votants, le scrutin sera totalement différent. Et  je pense que c’est François Hollande qui sera le candidat désigné, voire même Ségolène Royal.

 

J : Vous pensez donc que cette élection ne sera déterminante que par le nombre de personnes qui exprimeront leur opinion ?

 MB : C’est cela. Entre 750 000 votants pratiquement tous militants socialistes et 3 millions de votants, le résultat sera complètement différent. On peut dire que Martine Aubry est « conventionnelle », François Hollande est « fonctionnel » et Ségolène Royal est « passionnelle. ». L’enjeu dans cette élection sera le nombre de votants et la crédibilité du discours des candidats. Quant à Arnaud Montebourg et Manuel Valls, il s’agit de leur première course qui anticipe sur 2017.

 

J : Votre avis sur les sondages ?

MB : On ne saura jamais quel effet réel entraîne la publication des sondages, sachant que les questions sont rarement neutres mais étudiées pour obtenir les réponses souhaitées. Les sondages et les médias influencent les votants, c’est regrettable. Entre « sondocratie » et « mediacratie », la démocratie devient nécessairement « médiocratie ».

 

J : Est-ce que vous conseillez des candidats ?

MB : Je reçois des politiques de droite comme de gauche. Je donne des conseils à qui me les demande à condition que je sente mon interlocuteur honnête dans ses convictions.

 

J : A 90 ans, vous avez du mal à accrocher à l’informatique. Vous ne vous sentez pas un peu « largué » ?

MB : Mon petit-fils m’a dit un jour que j’allais devenir un « exclu ». Cela m’a fait un choc. Mais en même temps, ne pas être constamment sur internet, ne pas avoir l’œil vissé sur son smartphone, ou ne pas répondre en permanence à des appels ou des sms sur son portable, est un atout. Je peux prendre plus de recul, prendre le temps de lire des livres, de réfléchir. En revanche, je suis « addict » aux chaînes d’informations et je suis le meilleur spectateur de tous les débats d’actualités sur toutes les chaînes du Paf

 

J : Et après les primaires socialistes ?

MB : Je serai ravi de refaire un point avec vous pour voir comment se présente la vraie Présidentielle. Donnons-nous rendez-vous en novembre, et je me ferai en plaisir de vous en reparler pour vos lecteurs.

 

 

   

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 19:51
L’an dernier, en reportage à Dubaï, Yves Bourdillon avait titré dans le quotidien Les Echos : « Dubaï, la splendeur ensablée ». La mégalomanie ambiante l’avait marqué. Les projets pharaoniques déjà stoppés à l’époque faisaient rentrer au bercail de nombreux expatriés, les licenciements débutaient, l’immobilier chutait déjà, le « business model » bien que toujours valable ne se vérifiait plus…

  Dans son article du quotidien daté du  27/28 novembre, Y. Bourdillon explique comment l’émirat est arrivé à « crouler sous des dettes d’environ 80/90 milliards de dollars ».

 

 

Interrogé par Justinteresting, Yves répond : « Lorsque j’étais allé sur place, il y a un an, de nombreux signes annonçaient ce qui se passe aujourd’hui. Pendant que les touristes se laissaient tomber dans  un toboggan-tunnel traversant un aquarium rempli de requins et admiraient un feu d’artifice de 20 millions de dollars, les premiers licenciements démarraient en raison du retournement brutal du marché immobilier, marqué par une spéculation ahurissante. La hausse des prix des loyers pour les expatriés était de 100% en trois ans et les expatriés commençaient à quitter le pays. Quant aux ouvriers indiens et chinois, payés 1 dollar de l’heure, ou les nounous philippines payées 2 dollars par jour, leur situation devenaient difficile. ».

 

A la question posée sur l’impact de la faillite de Dubaï sur les marchés, Yves Bourdillon répond : « Une partie du business model de Dubaï reste valable, la « marque » Dubaï demeure inégalable, le port le quatrième au monde par le nombre de conteneurs, est très actif et rend de réels services dans la région. Après avoir questionné de nombreux spécialistes, la panique ne me semble pas à l’ordre du jour même s’il restera des séquelles de cette faillite et s’il faut considérer que le secteur immobilier à Dubaï va subir des sinistres spectaculaires. A priori, malgré le décrochage de jeudi dernier, on peut croire que la défaillance de Dubaï n’aura pas d’impact important sur les marchés financiers mondiaux. Les créances sur Dubaï représenteraient moins de 2 % des engagements internationaux des banques européennes. D’ailleurs les banques françaises ont annoncé vendredi qu’elles étaient peu exposées à la crise qui frappe l’émirat. Celles qui vont souffrir sont les banques du Golfe persique et quelques banques britanniques, notamment HSBC. Le plus fort de la tempête semble être passé pour le moment. Reste à surveiller ce qui va se passer en décembre, où les conglomérats de Dubaï doivent rembourser 4,3 milliards de dollars à leurs créanciers".

Vendredi, les marchés ont tout de même clôturé à la hausse, après avoir été fébriles la veille et l’avant-veille. Le Cac finissait la semaine légèrement positif à 3721 points. Ce soir, il finit à - 1,1 à 3680.

Après avoir apparemment fini d’absorber les « subprimes américains », l’économie française aurait du mal à encaisser l’impact de la quasi-faillite de Dubaï.  Affaire à suivre….en retenant son souffle.


 Fini de rédigé lundi 30 novembre 2009 - 20H. 

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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 22:50

Si vous faites partie du monde de l’entreprise, il est pratiquement impossible que vous n'ayez pas entendu parler de ce Salon. Hier surtout, pour l’ouverture du salon, des discours officiels, des annonces de mesures pour les entreprises et la remise d’un prix parrainé par la mutuelle Medicis.

Je suis allée voir par moi-même ce qu’on pouvait trouver, en dehors de l’aspect médiatique. Aux différents stands, les renseignements fournis et les réponses aux questions étaient de bon niveau. Pour ce 11ème salon créé par Alain Bosetti (cette année au Palais des Congrès – Porte Maillot), de nombreux assureurs, banques, caisses de retraite, sociétés de portage salarial côtoyaient d’innombrables stands de solutions informatiques et web (hors internet aujourd’hui, point de salut !!).

A noter, le stand MACIF où il vous est remis un livre qui paraît très utile : « Code de la petite entreprise» de F. Lenglart aux éditions Eyrolles. Au stand CIEL, vous repartez avec la version complète du logiciel (version Windows) « auto-entrepreneur facile » pour pourvoir établir tout seul vos devis, factures, livre de recettes et registre des achats (enfin, je vais essayer, ce n’est pas gagné). Et de surcroit, de nombreux magazines et quotidiens (Le Figaro, La Tribune, Capital, l’Entreprise, et bien d’autres) sont à votre disposition.

Si vous dirigez une micro-entreprise ou si vous comptez vous installer en auto-entrepreneur, il ne vous reste plus que demain pour aller y glaner les réponses aux questions que vous vous posez encore.

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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 11:32

Le Cac 40 est depuis quelques semaines  autour de 3000 points. Faut-il croire à un début de reprise de la croissance ou au moins à un sursaut de confiance ? Quels conseils peut-on donner à des clients privés ou institutionnels en ces périodes difficiles ? Justinteresting a posé ces questions à Samuel Pinto, Directeur Général de La Compagnie Financière St Honoré (groupe LCFR).

 

Samuel Pinto : La crise est structurelle et très profonde.  Les consommateurs américains d’abord se sont aperçus  des erreurs faites depuis plus de dix ans et sont actuellement très endettés. L’Europe, dans une moindre mesure, est en train de suivre. Nous sommes aujourd’hui dans un rééquilibrage de valeurs. Le président Obama prend les bonnes mesures pour redresser les Etats-Unis,  et les B.R.I.C. (marchés émergents) qui se développaient essentiellement sur les achats par les Américains,  devraient avoir moins d’excédents.
D’où rééquilibrage entre ces deux zones.

 

Justinteresting : Quid de l’Europe ?
Samuel Pinto : Les entreprises ont vite réagi en réduisant les coûts et en supprimant du personnel.  Et elles l’ont fait très vite : sur un an, 10 à 20 % de baisse des coûts, c’est énorme. Il s’agit de savoir aujourd’hui, ce que l’on va reconstruire et comment.  Quant aux investisseurs, ils se sont réfugiés  sur des obligations d’Etat qui rapportent peu mais qui les sécurisent.  S’il y a reprise économique, les bénéfices pourraient apparaître très vite.  Les entreprises « survivantes » seront saines et gagneront des parts de marché,  et l’effet de levier sera très fort. Tout va très vite dans un sens comme dans l’autre à notre époque.

 

J : Que conseillez-vous à vos clients ?

SP : Je crois qu’il faut commencer à profiter doucement des opportunités de la crise.  Beaucoup d’actifs sont tombés trop bas. Il faut profiter des affaires qui vont se présenter. Il y a énormément de liquidités d’un côté et des actifs à très bon marché de l’autre. En bourse, certaines valeurs ont chuté de 50 à 60 % ce qui ne correspond pas à la vraie valeur de l’action. Elles remonteront forcément et offriront des rendements de 5 à 6 %. Je pense que nous allons passer de « l’angoisse des liquidités » à « l’angoisse de la performance ».  Les investisseurs ne pourront pas rester en cash très longtemps.

 

J : Se remettre à acheter dans quels pays ?

SP : Je conseille de se positionner sur les valeurs américaines et sur les valeurs des BRIC (en particulier Inde, Chine, Brésil, Corée, Taiwan). Cette zone a pris 30 % en bourse en 1 mois.  En Europe, je citerai certaines valeurs  telles que St Gobain, Lafarge et Publicis. 

 

 J : Comment voyez-vous la reprise en France ?

SP : Comme le dit mon Président, Michel Cicurel, l’Europe aura une « croissance svelte ».  La France est moins touchée que l’Espagne ou l’Angleterre. Les entreprises qui survivront, gagneront  des parts de marchés et très rapidement.  Il y a en France des leaders mondiaux qui se redéploieront  dès que le contexte sera meilleur.  Sous réserve d’un changement de comportement,  je ne crois pas à une dépression longue dans notre pays.

 

 

 

Terminé de rédiger le vendredi 17 avril 2009.

 

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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 08:48

Les slogans du Medef sont toujours très optimistes, paradoxalement à la morosité ambiante. Déjà fin août 2009, pour leurs Universités d’été, le thème choisi était « Voir en Grand ». Et ce fut vraiment un grand moment… des réflexions de haut niveau avec des intervenants exceptionnels.

 De « USA : Still a giant… » à « Quand les medias plombent, quand les médias permettent » en passant par « splendeur du non, grandeur du oui », les débats volaient haut. Citons dans les intervenants : Christine Lagarde, Dominique Moïsi, Loïc Le Meur, Mathieu Ricard, Charles Beigbeder, Nicolas Beytout, Jean-François Copé, Michel Rocard, Alain Weill, Aude Ziessness de Thuin et bien d’autres encore….

 

Ces Universités d’été (les premières pour moi) étaient un moment exceptionnel dans un lieu propice à la réflexion : l’Ecole Polytechnique à Palaiseau.  Retenons qu’à l’initiative de Frederic-Michel Chevallier, les bloggeurs étaient invités au même titre que les journalistes, une première dans le système médiatique.

 

Quant à Laurence Parisot, elle dégage une telle énergie et une telle volonté qu’on comprend volontiers pourquoi cette femme a été élue à la tête du Medef, organisation à majorité masculine.

 

Espérons que « Vivement l’Avenir » le 5 février prochain soit du même niveau que « Voir en Grand »….

 

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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 10:27

Ce sondage international réalisé en novembre sur 17 pays (Autriche, Canada, France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Islande, Italie, Chine, Corée du Sud, Pays-Bas, Suisse, Japon, Russie, Espagne, Inde Brésil) a été le thème retenu de Jean-Marc Sylvestre le 14 janvier sur LCI  en prenant pour titre de sa chronique : « le moral dans les chaussettes ».

Il ressort de cette étude que le « pessimisme mondial quant à l’avenir de la situation économique est puissant et s’accroît fortement, sauf en France où il ne progresse plus ». Le monde est donc inquiet mais paradoxalement a une confiance renforcée dans ses dirigeants. C’est ce dernier constat que Gabriel Grésillon a relevé dans son article dans les Echos en date du 14 janvier.

 

Voyons les réponses par le « petit bout de la lorgnette » et constatons qu’à la question « De manière générale, pensez-vous que c’est le BON MOMENT pour acheter une maison/un appartement ? », il ressort que seulement 36 % des Français répondent OUI alors que les Chinois sont 49% à le penser.

 

 

 

  A la question « Sur une échelle de 1 à 10 (où 1 signifie que « vous n’y croyez pas du tout » et 10 signifiant que « vous y croyez complètement »), quel est votre niveau de confiance dans la solidité/stabilité des bourses ? ». Ce sont les Brésiliens qui y croient le plus avec 5,7 et l’Autriche qui y croit le moins avec 3, les Etats-Unis sont à 4,3 et la France à 3,5.

En conclusion de l’étude, il ressort que la France est au 4ème rang des pays les plus pessimistes. Mais cette affirmation est « relativisée » un peu plus loin : Seuls les Sud-Coréens, les Japonais et les Islandais se montrent plus pessimistes que les Français. Les plus optimistes seraient d’après le sondage : le Brésil, l’Inde et la Chine.

 

JM. Sylvestre souligne dans sa chronique que  les Français sont ceux dont les revenus seraient les mieux « protégés » par le système (« les fonctionnaires et les retraités »), ceux qui auraient apparemment pu piocher dans leur épargne, ceux qui créent de plus en plus d’entreprises et ceux qui auraient le moins baissé leur consommation. 

Moralité, « remontons nos manches » au lieu « d’avoir le moral dans les chaussettes » et essayons de voir la bouteille à moitié pleine plutôt que celle à moitié vide. Plus facile à dire qu’à faire, je le reconnais, mais ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons avancer sans nous laisser « pourrir » par la morosité ambiante. CQFD….

 

 

Le sondage BVA-LES ECHOS-FRANCE INFO est disponible et téléchargeable sur le site internet de BVA.L’article des ECHOS est disponible sur Les Echos.fr. Le podcast de la chronique de Jean-Marc Sylvestre est en podcast sur LCI.fr



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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 14:34

Vous l’avez peut-être déjà vu sur LCI (« La bourse et votre argent » animée par Jean-Pierre Gaillard) ou écouté sur Radio Classique ou encore lu sur Yahoo ! Finance. Lui, c’est Patrick Leguil, Directeur de la Recherche chez VP Finance (et aussi Président de la Société Financière des Analystes Français) ;  C’est sous sa " casquette" VP Finance qu’il a accepté de répondre aux questions de Justinteresting.

 

CS : Le CAC est aujourd’hui autour de 5000 après de nombreux mois de crise ? Apparemment, il y a encore des sursauts pour cause de « subprimes » ? Quelle est votre analyse ?

 

PL : Je vous répondrai qu’une « crise peut en cacher une autre ». Aux Etats-Unis, il y a d’abord eu une vraie crise immobilière que personne n’avait vu venir puis il y a eu les « subprimes ». En Europe, aucune banque n’a fait de « subprimes », mais il y a eu « vaporisation » ; je dirais que ce n’est pas encore terminé aux US. Il y a une crise de liquidités entre banques et une crise de confiance des acteurs sur les marchés. Quant aux banques (et assurances) européennes, ces dettes ont été adossées à des actifs et sont aujourd’hui dans leur Hors-Bilan. Comme dans une publicité très ancienne, je dirais « qu’elles ont enlevé le haut et qu’elles peineront à enlever le bas ». La situation générale américaine et européenne aujourd’hui est marquée par des taux interbancaires qui se retendent et des banques qui empruntent plus cher que les émetteurs en direct. Mais je ne pense pas qu’elles soient en situation de risques. Deux faits marquants ont rassuré les marchés : le jour où Bear Stearns a été sauvée et la recapitalisation d’UBS,  dès lors le cauchemar du risque systémique pouvait être écarté. En outre les marchés ayant anticipé nombre de conséquences de la crise et notamment une baisse des profits futurs de quelque -20%, les actions américaines apparaissent à ce jour à leur juste prix. Je suis donc plutôt optimiste sur les Etats-Unis et l’Europe pour l’instant.

 

CS : Dans la brève ci-dessous parue dans Le Point du 18 mai, on pouvait lire :

« Cela va être encore plus douloureux » Warren Buffet.

 L’homme le plus riche du monde, expliquant que les marchés financiers mondiaux vont devoir faire face à de nouvelles pertes liées à la crise des crédits

(Reuter, 5 mai).

C’est pour le moins inquiétant, n’est-ce pas ?

 

PL : Warren Buffett dit tout haut ce qui se dit tout bas, oui il y aura encore des dépréciations, provisions ou pertes sur des encours de crédits à la consommation par exemple, mais le signal a bien été donné, il ne peut y avoir de grosse faillite bancaire, la Fed et les pouvoirs publics confirmeront : le système ne peut disjoncter !

 

CS : et la France en particulier ?

PL : La France comme l’Europe n’est pas autonome des Etats-Unis. Je ne crois pas au « découplage » mais au « décalage ». Nos entreprises du Cac 40 sont des sociétés mondiales. Les marques du Cac  40 n’investissent que peu en France et créent de l’emploi ailleurs. Je pense que le SBF 120 est beaucoup plus représentatif du tissu économique français qui a très peu d’entreprises moyennes de type germanique (Pme d’un millier de personnes) à même de nourrir ce segment de marché et d'irriguer l'économie. En outre, la population européenne vieillit et de ce fait sa demande est moins dynamique. Remarquez c’est pire au Japon. Au moins en France, la population croît encore alors qu’au Japon, la population décroît. Et ne parlons pas de la Chine. Dans 10 ans, on constatera les conséquences de « l’enfant unique de Mao ».

 

CS : Pour continuer le tour des place boursières, que pensez-vous alors de l’Asie ?

 

PL : Les marchés asiatiques restent dynamiques malgré une baisse de croissance. Quant aux bourses émergentes, elles ne sont pas homogènes. On ne peut pas comparer le Brésil et la Russie (matières premières) à la Chine (Sociétés industrielles) ou l’Inde (sociétés de service). Autres marchés émergents, la Turquie par exemple ou certains pays de l’Est sont aussi très différents. Ces marchés émergents sont  « globaux » du fait du développement de leur économie. Je ne conseille pas d’investir en Asie pour le moment. Il y a encore cette bulle des matières premières, et les bourses asiatiques sont à leur juste prix après la très forte baisse qu’elles viennent de subir.

 

CS : Analyse peu optimiste. Que faire alors ?

 

PL : Je crois qu’on a vu le pire. La logique voudrait que cela rebondisse. Les Etats-Unis, c’est un peu comme une voiture de course. Il lui en faut peu pour repartir. La récession n’est pas prouvée pour l’instant ou alors elle s'avère très discrète !. Quant à l’Europe, c’est un tracteur qui suivra, mais plus lentement.

 

CS : Vous avez, à ma demande, regardé de plus près la bourse de Tel Aviv (Tel Aviv Stock Exchange – Tase) et je vous en remercie. Après l’accord entre l’AMF et l’Israël Securities Authority début 2008, l’adoption des normes IFRS par les Israéliens et du système GL Trade tout récemment, comment voyez-vous l’évolution de la bourse israélienne ?

 

PL : Israël est une bourse à très forte valeur ajoutée. Je pensais qu’il n’y avait que des valeurs High Tech, pharmaceutiques ou du domaine de la sécurité. J’ai été surpris de découvrir dans le TASE 25 (équivalent de notre CAC 40) des sociétés de produits alimentaires et des industries chimiques. C’est étonnant.  Je dirais qu’Israël ressemble à la Corée du Sud, ce ne sont plus des marchés réellement émergents ; Il y a en Israël un gros PIB par habitant et une forte croissance depuis plusieurs années. De plus, les investisseurs ont de ce pays une vision positive et une bonne image du savoir-faire des sociétés à forte valeur ajoutée (high-tech)

 
CS : Merci, je reviendrai faire un point avec vous si vous le permettez avant la fin de l’année.

 

(Achevé de rédiger le Vendredi 23 mai 2008)


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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 00:44

Président-Directeur Général et fondateur d’Euroland Finances, Marc Fiorentino a répondu jeudi 27 mars aux internautes du « Chat de LaTribune.fr ».

 

A la question : « Quand pourrons-nous espérer réinvestir ? », M. Fiorentino répond : « On peut réinvestir prudemment dès maintenant. Le marché doit rebondir. Euroland prévoit avant l’été un rebond du CAC à 5000 -  5200 points. Il y a de nombreuses valeurs massacrées, mais attention, dès que vous aurez vos 20 % de plus-value, prenez vos profits ».

 

La Tribune (papier) du 31 mars,  qui reprend ce « chat », titre son article sur une des réponses de Marc Fiorentino à un internaute : « Cette crise est la chance des Etats-Unis ». En effet, Marc Fiorentino s'exprime sur la crise aux US et pense qu'elle  « va leur permettre de se désintoxiquer de leur addiction aux crédits et aux dettes. Le problème pour le reste du monde, c'est que les Etats-Unis vont revenir à leur politique d'isolationnisme. Dans deux ans, ils en sortiront grandis, le reste du monde affaibli ».

Marc Fiorentino donne son avis sur les marchés émergents :
« Aujourd'hui, on ne peut plus regarder les pays émergents comme un seul bloc. Il faut distinguer les pays émergents d'Europe de l'Est y compris la Russie sur lequel je suis positif, des pays émergents dont la seule ressource est la main-d’œuvre comme par exemple le Vietnam ou la Chine. Ceux-là sont voués à une longue descente aux enfers longue et douloureuse ». Il ajoute même l’Inde « est mieux placé que la Chine, de loin, mais il est moins bien placé que les pays d'Europe de l'Est, la Russie et certains pays d'Amérique du Sud comme le Brésil qui cumule l'avantage d'être proche des Etats-Unis et d'avoir des ressources naturelles »

Tous les sujets sont abordés: les subprimes bien sûr, le rôle des banques centrales, les cours des matières premières, l’immobilier, et bien d’autres que vous pouvez consulter sur le site de LaTribune.fr – partie Bourse).

Marc Fiorentino conclut son intervention par un conseil : « quand tout le monde est optimiste comme en juin dernier, il faut vendre. Quand tout le monde a capitulé comme cette semaine, il faut acheter… ».

Pour le ClubFinance CCFI, j’aurais aimé poser une question à Marc Fiorentino : « Que pensez-vous du marché boursier Israélien ? Est-ce que certaines sociétés vous paraissent intéressantes pour un investisseur ? ». Si Marc Fiorentino réagit à cette question, sa réponse sera aussitôt insérée et envoyée aux abonnés à la newsletter.

Chantal Sutton pour Justinteresting

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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 10:34

Le Club Finance CCFI vous signale un intéressant reportage sur les marchés boursiers israéliens sur INFOLIVE TV (site www.INFOLIVEtv.fr).

 

Le journaliste Efraim Meslet interviewe le directeur du département Investissements de la Banque BENLEUMI  à Jérusalem, M. Dror Zacks et lui fait commenter la chute du dollar et son impact sur l’économie israélienne. Selon lui, l’impact est en partie positif puisque cela renforce la crédibilité du shekel devenu ces derniers mois la devise la plus forte du monde.

M. Zacks explique également que les fondamentaux de l’économie israélienne sont bons: les indices économiques notamment pour la croissance, l’inflation, le chômage, l’excédent de la balance des paiements sont dans le vert et que la haute technologique se porte plutôt bien. Mais revers de la médaille, les industriels et surtout les exportateurs israéliens payent le prix fort pour le renchérissement de leurs produits et services avec la montée en force du shekel. L’intervention de la Banque d’Israël qui a racheté au début mars plus de 600 millions de dollars sur le marché israélien pour freiner la chute du billet vert n’a pas suffi. Depuis, le gouverneur a pris le taureau par les cornes en procédant à une baisse d’un demi-point du taux directeur à 3,25%, soit le plus bas depuis la création de l’Etat d’Israël tout en annonçant son intention de procéder à l’acquisition de 10 milliards de dollars durant les deux prochaines années.

 

Par ailleurs, M. Zacks ne pense pas que nous soyons au bout de la crise boursière. Il pourrait y avoir encore quelques secousses, et bien entendu, il ne conseille pas d’investir sur le marché des actions pour le moment.

 

Le reportage vidéo peut-être visionné sur votre ordinateur (sous réserve que votre ordinateur soit équipé du logiciel Flash Player) en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

http://www.INFOLIVE.tv/fr/INFOLIVE.tv-20116-israelnews-un-mois-de-mars-noir-pour-la-finance-mondiale-quel-impact-sur-lecono

 

Ou sur   http://www.INFOLIVE.tv/fr/economie

Reportage du 20 mars 2008

(PS : si vous n’avez pas le logiciel Flash Player, INFOLIVE TV fournit le lien sous l’écran du reportage pour le télécharger gratuitement afin de pouvoir visionner).

 


Et dans la TRIBUNE ....
 

Le Shekel israélien est donc au plus haut en ce moment.

Signalons également aux adhérents de la CCFI l’article du correspondant de la Tribune en Israël (paru le 20 février 2008) dont le titre était : LE SHEKEL ISRAELIEN BIENTOT TOTALEMENT CONVERTIBLE.

 

Le journaliste Pascal Lacorie explique qu’avant l’été 2008, la monnaie israélienne « serait disponible dans les principales banques commerciales de 80 pays développés et cotée sur les marchés financiers internationaux ». Il poursuit « Autre signe positif : le FTSE, un organisme responsable d’un système de classification internationale, a choisi en septembre dernier de faire passer ISRAEL du statut de pays « émergent » à celui de pays « développé » de préférence à la Corée du Sud ».

P. Lacorie, toujours dans la Tribune du 20 février, écrit : « Le changement de statut du shekel devrait également faciliter l’intégration dans les prochains mois d’ISRAEL au sein de l’OCDE ». Bref, Israël fait peu à peu son entrée dans la cour des grands.

 

 

 

Chantal Sutton

Article écrit le 24 mars 2008

Pour tous renseignements ou questions concernant le Club Finance CCFI :

Mail de contact : clubfinanceccfi@yahoo.fr

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Dans la newsletter de l'Ambassade d'Israël n°262 du 27 mars 2008, on peut lire :

Israël devient membre du Centre de Développement de l'Organisation de Coopération et Développement Economique (O.C.D.E.)

L' O.C.D.E. a accepté récemment Israël comme membre du Centre de développement. Le but de ce centre établi en 1962 est de développer les relations économiques et sociales entre l' O.C.D.E. et les pays en voie de développement.
Il y a actuellement 32 pays membres dans le Centre de Développement, dont 23 pays membres de l'O.C.D.E., neuf candidats à l'adhésion et des pays représentant des économies émergentes.
Dans l'élargissement actuel 3 pays ont rejoint le Centre de Développement : Israël, le Vietnam et l'Egypte .
Haïm Divon, Directeur général adjoint du Ministère des Affaires étrangères israélien et en charge de la coopération internationale a déclaré suite à cette décision : « Israël attache une grande importance à  sa participation dans le Centre de Développement. D'une part, Israël apporte la riche expérience qu'il a acquise en 50 ans d'activités du Centre Israélien pour la Coopération Internationale (Mashav), d'autre part, Israël devra s'adapter à la politique, les objectifs et les modèles d'action formulés dans le cadre du Centre de Développement »



Par justinteresting - Publié dans : FRANCE - POLITIQUE - FINANCE
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Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /Fév /2008 23:42

SUR LE SITE WEB ISRAEL VALLEY

Mme Esther LEVANON, Ceo de la Bourse de Tel Aviv (TASE) répond au Club Finance CCFI

Le Club Finance CCFI vous propose aujourd’hui la présentation ci-dessous de la Bourse de Tel Aviv.

Fondée en 1935 par la banque Leumi, the Exchange bureau for securities fut le précurseur de la Bourse de Tel Aviv appelée TASE (Tel Aviv Stock Exchange). Son marché sophistiqué en fait l’une des bourses les plus attractives pour les investisseurs étrangers.

En 2006, des discussions ont débutées pour l’instauration d’un accord de coopération entre le TASE et EURONEXT (bourse européenne, intégrant les marchés de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne). Cette coopération, qui permettrait une cotation simultanée des valeurs en Israël et en Europe, ouvrirait de nombreuses perspectives pour la bourse de Tel Aviv et confirmerait sa position de place financière moderne et attractive.

Mme Ester Levanon, Chief Executive Officer du Tase a bien voulu répondre aux questions du ClubFinance CCFI.

A combien a terminé la bourse de Tel aviv à fin décembre 2007 ?

L’indice TASE-25 a augmenté de +44,3 et le TA-100 de +37,6.

Combien de compagnies israéliennes sont côté à la fois à Tel Aviv et sur une bourse européenne Euronext ?

Les sociétés Kardan N.V. (à Amsterdam) et Unitronix (à Bruxelles).
Mais
d’autres sociétés sont cotées en Europe sur la bourse de Londres.

Quel est le pourcentage d’investisseurs étrangers est aujourd’hui investi sur le TASE ?

69% des investisseurs sur la bourse de Tel Aviv sont Israéliens, et 31 % sont des investisseurs étrangers (dont nous ne pouvons pas identifier précisément le pays d’origine).

Pour consulter tous les jours les cours de bourse des sociétés israéliennes cotées : www.tase.co.il


pour lire la suite de l'article merci de vous rendre sur le site ISRAELVALLEY - rubrique Club Finance CCFI.
 http://www.israelvalley.com

 

-----------------------------
Pour réagir ou poser vos questions ou rejoindre le club,
pour mémoire le mail du CLUB FINANCE CCFI
clubfinanceccfi@yahoo.fr

Cordialement 
cs

Par F. Chaouat et C. Sutton
Rubrique: Bourse
Publié le 10 février 2008 à 19:32

Par justinteresting - Publié dans : FRANCE - POLITIQUE - FINANCE
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