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Créé en  septembre 2007  pour partager mon intérêt sur des sujets d’actualité à travers les médias, le blog a été référencé par Overblog sur Google comme suit : « Réactions sur articles ou émissions de la presse écrite ou audiovisuelle - Sujets d'actu. - Défense de certaines causes – Feelings – Impressions. »


CULTURE - ART - SPECTACLES

Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 12:04

8218_267830655441_587620441_8601772_1082847_n.jpgUn soir d'insomnie, je découvre à la télévision l'acteur Mahmood Shalaby dans "Jaffa". Je ne suis pas fan de ces films israéliens qui décrivent une situation spécifique à leur pays et dont les réalisateurs se moquent  ensuite de l'utilisation négative qui en est faite  hors d'Israël. Toutefois, j'avais trouvé que Mahmoud avait un réel talent et un physique "intéressant".

affiche-bouteille.jpgLors de la projection privée d’"Une bouteille à la mer" de Thierry Binisti en septembre dernier à Paris, Mahmoud Shalaby était  dans la salle. A nouveau conquise par son interprétation dans ce film, j’ai eu envie de mieux le connaître. J’ai découvert un garçon charmant, plein de projets, engagé et, si tout continue à bien se passer, promis à un bel avenir d’acteur.

Mahmoud parle l’anglais, l’hébreu et l’arabe. Le français, il le comprend un peu car il l’a appris en phonétique pendant les quelques mois du tournage des « Hommes Libres » qui s'est déroulé à Paris. Il est né en 1982 à Acco (St Jean d’Acre près de Haïfa dans le Nord d’Israël) au sein d'une famille nombreuse (3 filles, 4 garçons) ; il m’explique que dans son quartier toutes les religions cohabitent sans aucun problème. A 17 ans, il forme avec des amis un groupe de « hip hop » sous le nom de MWR. Son instrument préféré est la flûte égyptienne. Son autre passion est la lecture. Il dévore les bouquins en anglais, en arabe, en hébreu.

Quand le groupe musical se sépare, il essaie d’ouvrir un café à Acco, mais  se rend vite compte que ce n’est pas sa vocation. C’est là que la réalisatrice de "Jaffa" (sorti en salle en 2009)., Keren Yedaya, lui confie son premier rôle. Il n’a jamais suivi de cours de comédie, mais il a mis dans ce rôle, toutes ses tripes, toutes ses convictions.

En 2010, Valérie Zenatti et Thierry Binisti le choisissent pour incarner le correspondant palestinien d’une adolescente israélienne jouée par Agathe Bonitzer. Là encore, Mahmood joue juste et son interprétation est un sans-faute.  

 

Mahmoud Shalaby a également joué dans « Les hommes libres » (cf. article du blog en date du 27 septembre 2011) où il incarne Salim Hallali, un chanteur juif protégé par le recteur de la mosquée de Paris pendant la dernière guerre mondiale.

 

L’acteur dit aujourd’hui avoir fait le tour de ce type de rôles. Il aimerait tourner des sujets plus légers, moins engagés. Il était convaincu que le cinéma lui permettrait de faire passer des messages de paix et de coexistence et estime avoir fait ce qu’il pouvait. Il pense maintenant pouvoir passer à un autre registre. Le pari n'est pas encore gagné puisque vous le verrez en mars prochain dans "Le fils de l'autre", film de Lorraine Levy où il joue à nouveau le même type de personnages .

Il est temps pour lui, en effet, d'incarner des rôles différents, c’est le mieux que nous puissions lui souhaiter pour sa carrière qui ne fait que commencer. 

 

 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 21:07

vanessa-paradis-a-l-affiche-de-cafe-de-flore_109435_w250-1-.jpgOn ne sort pas indemne d’un film comme celui-là et on ne s’y rend pas sans avoir une sensibilité particulière. Tous les «handicapés de l’amour» (et de toutes les formes d’amour dont parle le film) peuvent zapper. Pour tous les autres, CAFE DE FLORE est un film intéressant, étrange, poignant. Il est, de surcroît, merveilleusement  interprété.

Le résumé que vous trouverez pour le décrire sur internet ne me satisfait pas. En effet, il s’agit bien de deux histoires parallèles, à deux époques et sur deux continents différents (le spectateur met un certain temps à essayer de relier les scènes) ;  mais se contenter de parler de destins croisés serait réducteur ou du « déjà vu », ce qui n’est pas le cas de ce film. On cherche tout au long du film le lien entre l'histoire de Jacqueline (Vanessa Paradis) et son fils trisomique qui vivent à Paris en 1969 et celle Antoine (Kevin Parent) DJ dans le Montréal d’aujourd’hui et sa femme. Jean-Marc Vallée, le réalisateur (« C.r.a.z.y » en 2005 et « Victoria, les jeunes années d’une reine » en 2009) vous mène pas à pas dans l’histoire, avec pour fil conducteur la musique du célèbre Café de Flore de Mattew Herbert. Le jeu des acteurs vous porte doucement dans l’histoire jusqu’à la fin troublante du film. Vanessa Paradis est époustouflante et inattendue et Kevin Parent, dont c’est le premier film (puisqu’il est DJ dans la vie), se révèle un excellent comédien. Le film a été tourné sur deux années et nous offre deux heures de cinéma au cours desquelles on ne peut pas décrocher une seconde. images[1]« Il n’est pas facile de dire adieu à ceux qu’on aime »

« Pour y parvenir, il faut parfois toute une vie - ou deux »

L’amour est le thème central presque violent du film. Y ajouter une approche surnaturelle, mystique presque pour le dénouement a réussi même à perturber les «incroyants » qui assistaient à la projection presse. Sans lever le voile sur l’intrigue du film, il faut accepter, si vous décidez d’aller le voir, une certaine part d’ésotérisme et admettre la version délivrée par le réalisateur du destin de chacun.

Justinteresting a vraiment aimé et le recommande pour sa sortie en salle mercredi 25 janvier.   Un film à ne pas laisser passer.

 

bande annonce du film :

http://www.youtube.com/watch?v=AjX6XJSKC6U

 

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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 12:44

51afhj+QItL. SL500 AA280 [1] Ceux qui ont vu les précédentes saisons du téléfilm Nicolas Le Floch (production Phares et Balises) seront heureux de retrouver ce policier du Paris du XVIIIème siècle. Les vendredis 13 et 20 février, France 2 vous proposera de le retrouver dans de nouvelles aventures.

 

Mais qui est donc Nicolas Le Floch dans la vraie vie ?

Jérôme Robart est un homme discret partageant ses activités artistiques entre théâtre et cinéma, mise en scène, jeu et écriture et sa famille. Ne vous fiez pas à son allure juvénile dans Le Floch, Jérôme Robart, a déjà une longue carrière derrière lui. Depuis 1996, sa sortie du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, il enchaîne les rôles : au théâtre (Six personnages en quête d’auteur de Pirandello), au cinéma (Jonas et Lila, à demain d’Alain Tanner, Selon Charlie de Nicole Garcia, des films de Garrel et de Michelle Rosier)  et à la télévision (Reporters, une saison Sibelius).
Dans les années 2000, il écrit ses propres pièces de théâtre (Tes, Eddy, f. de pute et Jiji the lover) puis les met en scène. Sa carrière de dramaturge suit son cours parallèlement avec le cinéma et la télévision comme acteur.

Et en 2008, il endosse pour la première fois le costume de Nicolas Le Floch qui lui apporte une notoriété plus palpable 

jerome-robart.jpgJustinteresting : Vous en êtes à la saison IV de Nicolas Le Floch, Que vous apporte encore ce rôle aujourd’hui ?

 

Jérôme Robart : Du plaisir. Nicolas est un personnage qui me convient bien. Il m’a fait connaître du grand public et c’est probablement grâce ce rôle que les metteurs en scène viennent aujourd’hui me proposer d’autres personnages. En 2012, on me verra par exemple dans Mafiosa sur Canal+ et dans « Un Village Français » sur France 3.

 

 J : Quid du cinéma ?

 Jérôme Robart : J’ai joué en 2011 dans «Un été brûlant » de Philippe Garrel avec Monica Bellucci. Mais vous savez, le cinéma, c’est la rencontre d’un réalisateur et d’un acteur. Il faut que le réalisateur aime vraiment l’acteur pour arriver à le sublimer dans ses films...

 

J : et vos projets pour 2012 ?

Jérôme Robart : En avril, je reprendrai certainement le tournage de la saison V de Nicolas Le Floch…Ce n’est pas un rôle simple. Escrime et équitation sont obligatoires pour jouer Nicolas. A part cela, je suis en train d’écrire, avec une amie, une pièce de théâtre mais nous n’en sommes qu’au tout début. A la télévision, vous verrez aussi un téléfilm d’Yves Régnier que j’ai tourné avec Mathilde Seigner avec pour titre «Intra-muros ».

 

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Puis Jérôme s’est prêté au jeu de la photo pour Justinteresting. Et sans son tricorne et ses longs cheveux, Nicolas cède la place à Jérôme Robart pour son plus grand plaisir, celui d’un homme amoureux de l’œuvre de Pialat et de Sautet, et aussi d'un homme attentif à ses enfants (14 ans et 5 ans) qu’il retrouve avec amour les soirs où il ne tourne pas.

 

Pour ceux qui veulent voir les épisodes de la saison 4

 

Episode 1 : Le dîner de gueux - ce soir vendredi 13 février France 2 – 20H35

 

Après avoir sauvé d’une embuscade la jeune et belle Clémence de Villerbois et l’avoir séduite, le grand brigand "La Griffe" se fait passer pour le duelliste italien Giaccomo Petracci, qui vient d’être tué lors de l’attaque. Menant l’enquête sur la mort du noble italien, Nicolas Le Floch découvre la véritable identité de "La Griffe"….

 

Episode 2 : Le crime de la Rue des Francs-Bourgeois - vendredi 20 janvier- France 2 – 20H35 Une inquiétante menace, puis un empoisonnement frappent de plein fouet l’hôtel du très influent Monsieur de Montault, conseiller au Parlement de Paris. À la demande de Monsieur de Sartine, Nicolas le Floch est chargé de mener l’enquête en toute discrétion….

 

 

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 22:14

 

Agathe Bonitzer 2Agathe Bonitzer arrive, toute simple, dans le palace parisien dans lequel nous avions  rendez-vous. Pour préparer mon rendez-vous avec elle, j’avais imprimé les pages trouvées sur le net ce qui lui donne l’occasion de rectifier sa date de naissance.

 

AB : « Je suis née en avril 89 (et non en 88 comme écrit sur wikipedia !). J’ai commencé par quelques apparitions : à 4 ans dans un spot publicitaire réalisé par Benoit Jacquot et l’année de mes 5 ans, j’e me suis retrouvée quelques minutes face à Marcello Mastroianni dans un film de Raoul Ruiz (Trois vies et une seule mort). Je m'en souviens très bien ! "

 

J : Vous avez toujours vécu dans le monde du cinéma, en faire votre métier a dû être une évidence pour vous ?

AB : Pas tant que cela, c'est venu assez tard, vers l'âge de douze-treize ans. Si mes parents n'étaient pas vraiment d'accord lorsque j'ai formulé le vœu d'être comédienne, ils m'ont tout de même donné mes galons d'actrice en me faisant jouer dans leurs films quelques années plus tard, notamment dans Le Grand alibi (2007) et, du côté de ma mère, Sophie Fillières, dans Un chat un chat (2008). Le cinéma est un univers familier mais je poursuis en parallèle des études de lettres à la Sorbonne (Master 2).

 

J : Grâce à votre interprétation dans ce film, vous avez été pré-nominée parmi les 32 jeunes comédiens considérés comme les « meilleurs espoirs 2010 ».

AB : En effet, être remarquée pour la première fois par un jury est forcément flatteur ! C’est la même année qu’est sorti en salle le film de Jacques Doillon « Le Mariage à trois » avec Louis Garrel et Julie Depardieu.

 

J : On parle maintenant de « Une bouteille dans la mer » de Thierry Binisti qui sort fin décembre à Paris. J’ai failli assister à une journée de tournage mais le taxi n’a malheureusement jamais trouvé la maison désaffectée dans laquelle l’équipe effectuait le tournage. Je l’ai vraiment regretté et j’ai été heureuse de voir le film lors de sa première projection privée. Que retirez-vous de cette expérience ?

AB : J’ai obtenu le rôle après deux castings (un en français et l’autre en hébreu). C’est la scénariste du film Valérie Zenatti qui m’a appris cette langue pendant 4 mois à raison d'environ 2 cours par semaine. « Ani médabéret ivrit, ani mevina ksat ivrit » (Agathe me dit cette phrase en hébreu qui signifie « je parle hébreu, je comprends un peu l’hébreu »). Le tournage s'est déroulé dans diverses villes d'Israël : Tel Aviv, Jérusalem, Massada... Je ne sais pas comment le film va être accueilli par le public en France. C'est un film certes "politique", du moins un regard sur un conflit qui semble sans issue, mais c'est aussi un portrait de l'adolescence et de la confusion des sentiments qui intervient souvent à cette période de la vie : ces deux aspects du film sont inséparables et me semblent inhérents à la compréhension de l'histoire. Le tournage du film a été une expérience très enrichissante, d'un point de vue professionnel (apprendre l'hébreu par exemple), mais avant tout d'un point de vue humain (j'ai découvert un pays, différentes cultures, des gens...).

 

J : Justinteresting reviendra  probablement sur ce film à sa sortie en salle le 8 février prochain.

AB : Depuis le tournage d’Une bouteille à la mer, j’ai joué un rôle en costumes années 30 dans une fiction de Caroline Huppert qui devrait être diffusée bientôt sur France 3, "Climats" (ndlr : téléfilm qui sera diffusé samedi 14 janvier à 20h35 sur France 3); jouer  « en costume » est une expérience différente et intéressante, j’espère que l’on me proposera d’autres rôles dans des films d'époque.  Dans À moi seule de Frédéric Videau (sortie prévue début 2012), je joue le rôle d'une jeune fille enlevée et séquestrée par un homme (Réda Kateb), mais ne pas se méprendre, il n'y a ni "gentil", ni "méchant" dans ce film...!  C’est la première fois que l’on me voit les cheveux teints, et c’était assez surprenant de me voir autrement que rousse ! Et pour finir, j’ai également tourné avec Pio Marmaï dans une fiction Arte réalisée par Sébastien Betbeder.

 

 J : Vous arrivez tout de même à suivre vos cours à la Sorbonne et à continuer la danse classique que vous pratiquez depuis l’enfance.

AB : Oui, j’essaye en tout cas ! D’ailleurs, outre des rôles en costumes, j’aimerais aussi jouer le rôle d’une danseuse. La danse classique est l’une de mes grandes passions.

 

 

 Avis aux réalisateurs qui liront cette interview....

 

 

 

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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 23:28
FITOUSSI1Francesca-Mantovani-Opale-Editions-Grasset.jpgJustinteresting : comment le "PARIS DES FEMMES " est-il né?
Michèle Fitoussi : Au cours d’une discussion entre amies -Véronique Olmi (auteur(e) de théâtre, comédienne et romancière),  Anne Rotenberg (directrice artistique du Festival de la correspondance de Grignan) et moi-même (ndlr journaliste et romancière)-  Véronique nous disait son amour pour PARIS. Très vite, la conversation a dévié sur la difficulté d’être auteur(e) de théâtre, y compris dans cette grande et belle ville qu’est Paris. Et dans la foulée, nous avons émis le projet de monter un Festival théâtral d’auteur(e)s à Paris : 3 soirées, 9 auteur(e)s, des pièces de 30 minutes chacune, un thème «Guerres et paix », un symbole (une sculpture de la plasticienne et peintre Mâkhi Xénakis, chargée de la scénographie du Festival) et le projet prenait forme. Ne restait plus qu’à trouver le lieu parisien pour ce PARIS DES FEMMES ;
 
J : Restaient à trouver un lieu et des dates ?
Michèle FITOUSSI : C’est Stéphane Engelberg qui nous a aidées en mettant le Théâtre des Mathurins à notre disposition pendant trois jours : les 6, 7 et 8 janvier.
 
J : Cela se fait aussi donc grâce à un homme ?
Michèle FITOUSSI : Il s’agit d’un Festival d’auteur(e)s mais qui est destiné aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Et nous espérons bien que le public sera mixte. Stéphane Engelberg a été merveilleux car il a immédiatement adhéré à l’idée.
 
J : Votre pièce s’appelle «Drapeau blanc », pouvez-vous nous en raconter un peu l’histoire ?
Michèle FITOUSSI : Un homme (Samuel Labarthe) et une femme (son épouse dans la vie Hélène Médigue) se retrouvent enfermés dans l'hôtel où a lieu un attentat terroriste alors que rien ne les destinait à se rencontrer. Que peut-il donc se passer ?
 
J : Et les autres auteur(e)s ?
Michèle Fitoussi : Amanda Sthers a choisi le thème d’une guerre de voisinage, Camille Laurens revisite le mythe d’Eurydice et Orphée vu sous un prisme féministe, Geneviève Brisac et Alice Butaud ont choisi un affrontement mère et fille en maison de retraite, Carole Thibaut un texte sur un couple de dictateurs sanguinaires retranché dans un bunker, Murielle Magellan a choisi le thème de la guerre au travail...  Comme vous le voyez, le thème «Guerres et paix » peut se décliner à l’infini.
 
J : Les femmes d’aujourd’hui sont les héritières des combats menés par nos mères. Vous organisez ce festival d’auteur(e)s en partie parce qu’il est très difficile de se faire une place dans un univers théâtral très masculin. Que pensez-vous de la situation des femmes à l’aube de 2012 ?
Michèle Fitoussi : Evidemment comparée à la situation des femmes dans d’autres pays, nous ne pouvons pas nous plaindre. Malgré tout, crise économique aidant, la position des femmes est de plus en plus précaire et les inégalités deviennent de plus en plus criantes. Nous avons l’impression de vivre une grande «marche arrière toute ». Après une période de repli dans les années 90/2000, les jeunes femmes d'aujourd'hui revendiquent à nouveau de façon forte l'égalité des droits avec les hommes et  veulent la mixité partout. Il y a de nouveaux mouvements féministes très actifs comme "Osez le féminisme" ou " Mix cités", des associations comme "Le laboratoire de l'égalité», des blogs comme " les Martiennes», des réseaux de femmes de plus en plus efficaces et nombreux comme « l’Ontop ». Ce sont des jeunes femmes qui les ont créés.  Et même dans la culture, le collectif « H/F Egalité » se positionne pour la parité dans le spectacle vivant. C'est très important de le signaler car si, effectivement,  il y a stagnation et probablement régression, les mouvements féministes  sont actifs et  beaucoup de femmes sont conscientes de ce qui manque et de ce qu'elles veulent, ce qui est encourageant. Il y a encore tellement de «guerres » à mener avant d’arriver à la «paix ».
 
J : «LE PARIS DES FEMMES » serait-il donc le «PARI DES FEMMES » ?
Michèle FITOUSSI : En effet, ce PARIS est aussi un PARI. Tout le monde a mis toute son énergie et sa créativité pour que ce PARIS DES FEMMES version 2012 soit un premier pari réussi.
 
JUSTINTERESTING y sera bien entendu et vous en reparlera. Venez nombreux.
 
           
paris des femmes[1]THEATRE DES MATHURINS 
36 rue des Mathurins 75008 Paris
 
Détails des pièces, horaires et
 
Locations : 01 42 65 90 00 – 0892 68 36 22
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 21:23

images-3--copie-1.jpg  

L’histoire : Sur l’autoroute qui relie Asunción (Paraguay) à Buenos Aires (Argentine) un camionneur doit emmener une femme qu’il ne connaît pas….et son bébé. Il rechigne à faire 1500 kms avec eux. Le début du chemin est forcément glacial, mais l’histoire est finalement belle.

 

Ce film qui sortira le 4 janvier est la première fiction du cinéaste argentin Pablo Giorgelli. A Cannes 2011, "LES ACACIAS" obtient la récompense du «Meilleur premier film», toutes sélections confondues. Le réalisateur explique : «On ne sait jamais trop bien pourquoi on fait les films qu’on fait, jusqu’à ce qu’on les termine  et qu’on les laisse partir…. Ce film parle de ma douleur face à la perte, de la solitude éprouvée à une époque de ma vie (son père décède, sa compagne le quitte, son pays est en crise économique et il perd son travail, tout ceci en quelques mois), du besoin de me sentir protégé par quelqu’un, du fils que j’étais alors et du père que ne suis pas encore ». En octobre 2011, "LES ACACIAS" a également remporté une nouvelle récompense à Biarritz, l’Abrazo d’Or du Meilleur Film.

19830845.jpg-c_100_100_0-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20111017_0344.jpgDans le film, les sentiments entre les personnages (interprétés par German de Silva et Hebe Duarte) évoluent tout au long des 1500 kms parcourus et la route est longue au sens propre comme au figuré. Quant au bébé, il est bien sûr un des éléments de cette histoire émotionnelle où les sentiments sont aussi forts que discrets. Un film qui met du baume au cœur.

Les amateurs de films d'auteurs se régaleront. L'histoire est décalée par rapport à notre quotidien et les émotions déclenchées sont fortes.Un vrai bonheur : une preuve de plus, s'il en fallait, que ce n'est pas forcément avec de gros budgets que l'on fait les bons films.  

 

Et le lien pour visionner la bande-annonce sur Allociné :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19260683&cfilm=192974.html

 

 

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 23:21
dracula-1-.jpgFin août dernier, je m’allonge sur un transat de la plage de Tel Aviv et tombe sur un magazine français (ce qui arrive fréquemment) : un « Gala » avec une double page annonçant la comédie musicale de Kamel Ouali pour la rentrée parisienne. Son « Dracula » sera Golan Yosef, un Israélo-hollandais, qui surfait à Tel Aviv pour le magazine, cet été, avant de démarrer les répétitions.  
imagesCANX01P2.jpg
Retour à Paris : à l'entrée de la salle du Palais des Sports, on vous prévient qu’il y aura une séquence 3D en début de 2ème partie et on vous donne une paire de lunettes jetables. Je me suis dit que Kamel avait cédé au phénomène de mode et le regrettais un peu.
L’hémoglobine n’est habituellement pas ma « cup of tea » ; je n'ai jamais eu envie d'aller voir les différentes versions de Dracula et je dois être une des rares cinéphiles à ne pas avoir eu envie de voir la série des  "Twilight". Je m’attendais à de longues canines, à du sang, à des ténèbres et c’est sans conviction que je me suis rendue la semaine dernière à la comédie musicale. J’étais juste attirée par le danseur et par les autres créations de Kamel Ouali.
P1020419.JPGPassées les dix premières minutes qui resituent l’histoire dans le temps, vous entrez dans un spectacle impressionnant : par ses décors, par ses costumes, par la beauté et l’harmonie des danseurs. Ne vous attardez pas sur les paroles des chansons ou des dialogues, allez un cran plus haut et laissez vous transporter par les ballets dansés par Golan Yosef et sa merveilleuse partenaire Nathalie Fauquette (Mina dans le spectacle). Dire qu’ils sont «compatibles » est un euphémisme. Ils sont splendides. Vous assistez tout au long du spectacle à des ballets classiques, professionnels et entraînants à l’allure moderne du XXIème siècle. Quelques mots sur la séquence 3D : une prouesse technique et un vrai «plus » pour le spectacle. Juste un regret, Kamel Ouali a fait le choix de faire de son Dracula un interprète muet. Cela grandit le rôle mais c’est un peu frustrant. P1020437.JPG
A côté de moi, Caroline qui est venue de Draguignan pour assister à la Comédie musicale n’en revient pas. Elle me souffle : «Je n’en rate pas une. Je fais toutes les comédies musicales depuis les « dix commandements ». Incroyable, il y a de vraies groupies de ce genre de spectacle. Pour ce qui concerne Dracula en tout cas, cela vaut la peine. On sort léger et heureux de ce spectacle sensuel en se demandant si vraiment «l’amour serait plus fort que la mort ».
 
Quelques vidéos pour vous donner envie d'aller le voir avant la fin de l'année :
 

DRACULA - L'amour plus fort que la mort de Kamel Ouali

Palais des Sports de Paris - PARISDu 30 Septembre 2011 au 01 Janvier 2012

 

 
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 03:25

art_737-1-.jpgComme toujours avant d’aller voir une pièce de théâtre, un film ou un autre type de spectacle, je regarde le thème. Pour « Soif », le lien entre le titre et l’histoire ne me sautait pas aux yeux. Un homme et une femme, longtemps « amis » inséparables, se croisent par hasard dans un restaurant après trois années de silence et décident d’un dîner. Mais alors de quoi ont-ils « Soif » ? Simplement « Soif de comprendre », comprendre pourquoi ce long silence après cette si longue complicité amicale. Et pour étancher cette « Soif », ils arrosent leur dîner d’excellents crus de notre terroir. Les amateurs de vin trouveront leur bonheur rien qu’en entendant les noms des «châteaux » classés dont nous « abreuvent » les deux acteurs. Quant à l’amitié entre un homme et une femme ? Utopie bien sûr, surtout quand l’un des deux est attiré par l’autre.
soif touzet

Ils sont deux sur scène et se renvoient bien la balle. Cela fonctionne, en particulier pour Corinne Touzet qui a décidé de revenir au théâtre depuis trois ans. La pièce a du succès. Pour preuve, elle est prolongée jusqu’au 23 décembre.

 

 

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Par justinteresting - Publié dans : CULTURE - ART - SPECTACLES - Communauté : Evénements actuels
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 12:58
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Quand Michel Denisot avait interviewé les « femmes » de ce film à Cannes au printemps dernier, j’avais bien senti que ce serait un «événement » cinématographique ; et j’en ai eu la confirmation lorsque je l’ai vu la semaine dernière en projection presse. C’est sans conteste un film à voir sans modération.
 
 
 
Synopsis : L’histoire se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Depuis la nuit des temps, les femmes vont chercher l’eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb.Leila, jeune mariée venue d’un autre village, propose aux femmes de faire la grève de l’amour : ni câlins, ni sexe tant que les hommes n’apporteront pas l’eau au village…..
 
 
 
raduComment Radu Milhailenu, Juif roumain, a-t-il pu réussir l’exploit de ce film si loin de ses racines et de sa culture ? Il explique que tout a débuté par la lecture d’un fait divers qui s’est déroulé en Turquie en 2001. Du coup, il a relu Aristophane qui raconte dans l’une de ses œuvres une histoire similaire dans la Grèce antique: « La source des femmes » prend la forme d’un conte oriental contemporain, non situé dans un lieu spécifique bien que les acteurs s’expriment  en « Darija » (dialecte marocain) ». C’est volontairement que le réalisateur n’a pas situé le film dans un pays particulier de la même manière qu’il n’a pas non plus défini une période particulière dans le temps. Radu ajoute «  Ce film est un film «POUR». Pour la beauté de la femme et pour la beauté de l’amour – mais d’un amour qui puisse s’affirmer librement, sous peine de mettre le couple en danger ». Un autre thème a toute son importance dans l’histoire : la quête de l’eau, cet or bleu qui à notre époque  et dans ces contrées qui en manquent tant, est un enjeu de grande importance. Et Radu en tant que citoyen du monde s’en inquiète et attire notre attention sur ce sujet planétaire.
 
 
 
Le tournage a été long et les conditions climatiques difficiles. Les actrices du film le disent toutes. Il a fallu apprendre le dialecte, les danses, les chants, les gestes d’un autre temps. Radu serait, disent-elles, un metteur en scène méticuleux et exigeant dans le travail mais en même temps professionnel et enrichissant pour chacun de ceux qu’il dirige. Elles disent aussi que l’ambiance dans le village était merveilleuse et finalement elles ne gardent que ce bon souvenir-là.

   
Leila bekhtiCes actrices, parlons-en justement. D’abord un grand coup de chapeau à Leila Bekhti, rayonnante et tellement juste dans ce rôle qui a été créé pour elle sur mesure par le réalisateur. De film en film, Leila Bekhti acquiert  de la consistance et de la maturité dans son jeu d’actrice. Et elle est de plus en plus jolie, ce qui ne gâche rien.
 
 
 
byhounaSaluons aussi Biyouna dans le rôle de « Vieux Fusil » dont Radu fait une femme-clé de l’histoire. Ce personnage tiré de rencontres faites par le réalisateur dans le village est plus vrai que nature et haut en couleurs.
photo-saleh-bakri-193803-1-.gifPuis pour finir, un mot sur l’homme qui compte (eh oui, il y a en quand même un), Saleh Bakri dans le rôle de Sami, époux de Leila. Amoureux de sa femme, sensible et cultivé, il trouve tout naturellement sa place dans l’histoire pour le plus grand bonheur du spectateur. Sami est la touche masculine qui réconforte et qui donne de l’espoir pour l’avenir des relations hommes/femmes.
 
 
 
Que dire pour conclure ?  Des décors naturels magnifiques avec une palette de couleurs chaudes et chatoyantes renforcées par des costumes folkloriques assortis et lumineux, des comédiens (enfin, surtout des comédiennes) remarquables, des musiques et des paroles qui appuient l’histoire, un scénario qui manie intelligence, humour, romantisme et rébellion. La source des femmes est un excellent film de Radu Mihaileanu de la même veine que « Va, vis et deviens ».  
 
Vous l’aurez compris, je suis fan de ce film et je vous incite sans aucune hésitation à vous laisser porter par ce conte philosophique qui vous fera du bien au moral (surtout si vous êtes une femme).
 
Et pour finir la bande-annonce du film
 
   
 
 
 
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Par justinteresting - Publié dans : CULTURE - ART - SPECTACLES - Communauté : Evénements actuels
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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 01:52

 mars-2010-a-mars-2011-0807.JPGSi vous ne faites pas partie de ceux qui ont déserté la capitale pour les vacances de la Toussaint, profitez-en pour faire un tour à la Bastille au « Grand Marché d’Art Contemporain ».


Même si, comme moi, vous êtes néophyte en matière d’art, vous prendrez forcément plaisir à découvrir les œuvres des professionnels qui exposent du 28 octobre au 1er novembre sur la Place de la Bastille à Paris.
Else, artiste franco-israélienne, vous y fera découvrir ses nouvelles toiles. ELIANE 1

 

C’est cet été que j’ai rencontré, lors d'une soirée "artistique", cette quarantenaire au caractère bien trempé. Elle venait de déménager sa galerie depuis peu rue Dizengoff (ce que les Telaviviens appellent leurs « Champs-Elysees »). J’ai d’abord apprécié les qualités humaines de la femme avant d’aimer son travail que j'ai découvert, quelques jours plus tard, dans sa galerie.  Son art lui ressemble : passionné parfois, serein d’autres fois, généreux quoiqu’il arrive. Certaines toiles sont surprenantes. Else y intègre ingénieusement une mini-vidéo de dessins élégants faits un à un au pinceau et qui s'animent à distance à l'intérieur de la toile.

 

ouifqcebook.jpgAimer l’œuvre d’un artiste n’a rien de rationnel. Ses toiles m’ont émue, touchée. Ses sculptures m’ont interpelée. Cet article a été écrit pour vous donner envie de découvrir cette franco-israélienne qui, tous les ans, fait le voyage Tel-Aviv/Paris pour aller à la rencontre de sa clientèle française.

 

Ces photos de ses œuvres vous donneront, je l'espère, envie de visiter son stand (n°81) ce week-end ; Si vous la voyez, rappelez-lui combien Justinteresting apprécie son travail.

Eliane lettre en hebreu

 

 Retrouvez

   ELSE  Gallery

sur  www.elseart.com

 

 

Par justinteresting - Publié dans : CULTURE - ART - SPECTACLES - Communauté : Israël
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