Un soir
d'insomnie, je découvre à la télévision l'acteur Mahmood Shalaby dans "Jaffa". Je ne suis pas fan de ces films israéliens qui décrivent une situation spécifique à leur pays et dont les
réalisateurs se moquent ensuite de l'utilisation négative qui en est faite hors d'Israël. Toutefois, j'avais trouvé que Mahmoud avait un réel talent et un physique
"intéressant".
Lors de la projection privée d’"Une bouteille à la mer" de Thierry Binisti en septembre dernier à Paris,
Mahmoud Shalaby était dans la salle. A nouveau conquise par son interprétation dans ce film, j’ai eu envie de mieux le connaître. J’ai découvert un garçon charmant, plein de projets, engagé
et, si tout continue à bien se passer, promis à un bel avenir d’acteur.
Mahmoud parle l’anglais, l’hébreu et l’arabe. Le français, il le comprend un peu car il l’a appris en phonétique pendant les quelques mois du tournage des « Hommes Libres » qui s'est déroulé à Paris. Il est né en 1982 à Acco (St Jean d’Acre près de Haïfa dans le Nord d’Israël) au sein d'une famille nombreuse (3 filles, 4 garçons) ; il m’explique que dans son quartier toutes les religions cohabitent sans aucun problème. A 17 ans, il forme avec des amis un groupe de « hip hop » sous le nom de MWR. Son instrument préféré est la flûte égyptienne. Son autre passion est la lecture. Il dévore les bouquins en anglais, en arabe, en hébreu.
Quand le groupe musical se sépare, il essaie d’ouvrir un café à Acco, mais se rend vite compte que ce n’est pas sa vocation. C’est là que la réalisatrice de "Jaffa" (sorti en salle en 2009)., Keren Yedaya, lui confie son premier rôle. Il n’a jamais suivi de cours de comédie, mais il a mis dans ce rôle, toutes ses tripes, toutes ses convictions.
En 2010, Valérie Zenatti et Thierry Binisti le choisissent pour incarner le correspondant palestinien d’une adolescente israélienne jouée par Agathe Bonitzer. Là encore, Mahmood joue juste et son interprétation est un sans-faute.
Mahmoud Shalaby a également joué dans « Les hommes libres » (cf. article du blog en date du 27 septembre 2011) où il incarne Salim Hallali, un chanteur juif protégé par le recteur de la mosquée de Paris pendant la dernière guerre mondiale.
L’acteur dit aujourd’hui avoir fait le tour de ce type de rôles. Il aimerait tourner des sujets plus légers, moins engagés. Il était convaincu que le cinéma lui permettrait de faire passer des messages de paix et de coexistence et estime avoir fait ce qu’il pouvait. Il pense maintenant pouvoir passer à un autre registre. Le pari n'est pas encore gagné puisque vous le verrez en mars prochain dans "Le fils de l'autre", film de Lorraine Levy où il joue à nouveau le même type de personnages .
Il est temps pour lui, en effet, d'incarner des rôles différents, c’est le mieux que nous puissions lui souhaiter pour sa carrière qui ne fait que commencer.
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On ne sort pas indemne d’un film comme celui-là et on ne s’y rend pas sans avoir une sensibilité particulière.
Tous les «handicapés de l’amour» (et de toutes les formes d’amour dont parle le film) peuvent zapper. Pour tous les autres, CAFE DE FLORE est un film intéressant, étrange,
poignant. Il est, de surcroît, merveilleusement interprété.
« Il n’est pas facile de dire adieu à ceux qu’on aime »



![paris des femmes[1]](http://img.over-blog.com/203x300/1/36/65/72/mars-2010-a-mars-2011/paris_des_femmes-1-.jpg)





![images[2]](http://img.over-blog.com/224x300/1/36/65/72/CINEMA/images-2-.jpg)

Ces actrices,
parlons-en justement. D’abord un grand coup de chapeau à Leila Bekhti, rayonnante et tellement juste dans ce rôle qui a été créé pour elle sur mesure par le réalisateur. De film en film, Leila
Bekhti acquiert 
Puis pour finir, un mot sur l’homme qui compte (eh oui, il y a en quand même un), Saleh Bakri dans le rôle de Sami, époux de Leila. Amoureux de sa femme, sensible et cultivé, il
trouve tout naturellement sa place dans l’histoire pour le plus grand bonheur du spectateur. Sami est la touche masculine qui réconforte et qui donne de l’espoir pour l’avenir des relations
hommes/femmes.
