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JUSTINTERESTING

Cinema, Théâtre, Spectacles mais aussi vie quotidienne.... à partir du moment où c'est ..."Justinteresting".

LE FILS DE L’AUTRE – Pascal ELBE – EMMANUELLE DEVOS – LORRAINE LEVY

 20017415.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120201_035544.jpgLe pitch : Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph (Olivier Sitruk) découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents. Nés  à Haiffa pendant un attentat,  Joseph et Yacine (Mehdi Dehbi) ont été échangés. L’un est Israélien, l’autre est Palestinien….
Evidemment, vous me direz, il y a eu « La vie est un long fleuve tranquille » et l’intrigue est connue. Sauf que transposée au Moyen-Orient, entre deux peuples qui ont tant de mal à cohabiter,  l’histoire pouvait être totalement différente.
Je suis allée voir ce film avec une attente probablement trop grande par rapport au scénario.  Lorraine Levy, la réalisatrice, a opté pour un film consensuel après avoir fait réécrire de nombreuses fois le scénario.  Et le consensus donne du coup un film un peu « tiède ». Un drame pareil serait beaucoup plus violent dans la réalité que ce que nous est montré dans le film. Lorraine Levy dit s’être inspirée de l’écrivain israélien Amos Oz (fondateur de la Paix Maintenant). En conséquence, on n’est ni dans le mélo, ni dans le pathos…..mais au final ça manque de force et de crédibilité.
le-fils-de-l-autre[1]Relevons tout de même la bonne prestation d’acteurs d’Emmanuelle Devos et de Pascal Elbé ;  lui est très vrai en commandant de Tsahal et elle est merveilleuse en mère israélienne. Les parents de Yacine, Areen Omari  (la mère) et Khalifa Natour  (son père)  ont également été bien choisis.
Restent les deux protagonistes.  Mehdi Dehbi s’en sort bien dans le rôle. Dans le scénario, il est étudiant à Paris et cela rend crédible son adaptation rapide à la situation nouvelle.  Quant à Jules Sitruk dans le rôle du personnage principal, il est malheureusement, à mon avis, la seule erreur de casting du film.  Ce comédien que l’on a vu grandir au fur et à mesure des rôles qu’il a incarnés, est un excellent acteur, là n’est pas le problème et ceux qui ne connaissent pas le pays et ne parlent pas l’Hébreu n’y verront que du feu ;  mais pour les autres (dont je suis) chaque réplique est un supplice. Comment l’équipe du film a-t-elle pu imaginer qu’un enfant né en Israël pourrait parler l’Hébreu avec un accent français aussi prononcé ? On salue bien sûr l’effort de l’acteur qui a dû renforcer ses connaissances de la langue, mais ça ne suffit pas pour un tel rôle. Dommage.
Encore un détail  pour ceux qui ne connaissent pas ce pays, le film montre très bien la vie de la jeunesse Telavivienne et livre correctement  une vision très différente de ce que les médias montrent de ce pays où il fait bon "survivre".  Juste un bémol, quand nous montrerons-nous la vraie vie à Ramallah qui n’a rien à envier à celle de Tel Aviv au lieu des clichés habituels ?
 
Petit clin d’œil amical à Mahmood Shalabi qui joue le rôle du frère de Yacine. Toujours une bonne prestation d’acteur, mais on constate qu’une fois de plus, les réalisateurs n’arrivent pas à l’imaginer à contre-emploi. Next time, j’espère, puisque c’est ce qu’il souhaite vraiment.
 
Au final, ce film qui sort le 4 avril en salle et qui passera la veille au Festival du cinéma Israélien à Paris, se laisse voir. Après tout,  on a le droit de rêver. Et pourquoi ne pas croire que les choses se termineraient ainsi dans la vraie vie et imaginer que  les hommes pourraient être plus intelligents et moins conflictuels….au moins au cinéma.
 
 
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