Partager l'article ! LA SOURCE DES FEMMES – RADU MIHAILEANU – LEILA BEKHTI: Quand Michel Denisot avait interviewé les « femmes » de ce fil ...
Chantal Sutton
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Créé en septembre 2007 pour partager mon intérêt sur des sujets d’actualité à travers
les médias, le blog a été référencé par Overblog sur Google comme suit : « Réactions sur articles ou émissions de la presse écrite ou audiovisuelle - Sujets d'actu. - Défense de
certaines causes – Feelings – Impressions. »
Comment Radu Milhailenu, Juif roumain,
a-t-il pu réussir l’exploit de ce film si loin de ses racines et de sa culture ? Il explique que tout a débuté par la lecture d’un fait divers qui s’est déroulé en Turquie en 2001. Du coup,
il a relu Aristophane qui raconte dans l’une de ses œuvres une histoire similaire dans la Grèce antique: « La source des femmes » prend la forme d’un conte oriental contemporain, non
situé dans un lieu spécifique bien que les acteurs s’expriment en « Darija » (dialecte marocain) ». C’est volontairement que le
réalisateur n’a pas situé le film dans un pays particulier de la même manière qu’il n’a pas non plus défini une période particulière dans le temps. Radu ajoute « Ce film est un film «POUR».
Pour la beauté de la femme et pour la beauté de l’amour – mais d’un amour qui puisse
s’affirmer librement, sous peine de mettre le couple en danger ». Un autre thème a toute son importance dans l’histoire : la quête de l’eau, cet or bleu qui à notre époque et dans ces contrées qui en manquent tant, est un enjeu de grande importance. Et Radu en tant que citoyen du monde s’en inquiète et attire notre attention sur
ce sujet planétaire.
Ces actrices,
parlons-en justement. D’abord un grand coup de chapeau à Leila Bekhti, rayonnante et tellement juste dans ce rôle qui a été créé pour elle sur mesure par le réalisateur. De film en film, Leila
Bekhti acquiert de la consistance et de la maturité dans son jeu d’actrice. Et elle est de plus en plus jolie, ce qui ne gâche rien.
Saluons aussi Biyouna dans le
rôle de « Vieux Fusil » dont Radu fait une femme-clé de l’histoire. Ce personnage tiré de rencontres faites par le réalisateur dans le village est plus vrai que nature et haut en
couleurs.
Puis pour finir, un mot sur l’homme qui compte (eh oui, il y a en quand même un), Saleh Bakri dans le rôle de Sami, époux de Leila. Amoureux de sa femme, sensible et cultivé, il
trouve tout naturellement sa place dans l’histoire pour le plus grand bonheur du spectateur. Sami est la touche masculine qui réconforte et qui donne de l’espoir pour l’avenir des relations
hommes/femmes.