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JUSTINTERESTING

Cinema, Théâtre, Spectacles mais aussi vie quotidienne.... à partir du moment où c'est ..."Justinteresting".

DUBAI - CRISE ECONOMIQUE - Y. BOURDILLON - LES ECHOS

L’an dernier, en reportage à Dubaï, Yves Bourdillon avait titré dans le quotidien Les Echos : « Dubaï, la splendeur ensablée ». La mégalomanie ambiante l’avait marqué. Les projets pharaoniques déjà stoppés à l’époque faisaient rentrer au bercail de nombreux expatriés, les licenciements débutaient, l’immobilier chutait déjà, le « business model » bien que toujours valable ne se vérifiait plus…

 Dans son article du quotidien daté du  27/28 novembre, Y. Bourdillon explique comment l’émirat est arrivé à « crouler sous des dettes d’environ 80/90 milliards de dollars ».

 

 

Interrogé par Justinteresting, Yves répond : « Lorsque j’étais allé sur place, il y a un an, de nombreux signes annonçaient ce qui se passe aujourd’hui. Pendant que les touristes se laissaient tomber dans  un toboggan-tunnel traversant un aquarium rempli de requins et admiraient un feu d’artifice de 20 millions de dollars, les premiers licenciements démarraient en raison du retournement brutal du marché immobilier, marqué par une spéculation ahurissante. La hausse des prix des loyers pour les expatriés était de 100% en trois ans et les expatriés commençaient à quitter le pays. Quant aux ouvriers indiens et chinois, payés 1 dollar de l’heure, ou les nounous philippines payées 2 dollars par jour, leur situation devenaient difficile. ».

 

A la question posée sur l’impact de la faillite de Dubaï sur les marchés, Yves Bourdillon répond : « Une partie du business model de Dubaï reste valable, la « marque » Dubaï demeure inégalable, le port le quatrième au monde par le nombre de conteneurs, est très actif et rend de réels services dans la région. Après avoir questionné de nombreux spécialistes, la panique ne me semble pas à l’ordre du jour même s’il restera des séquelles de cette faillite et s’il faut considérer que le secteur immobilier à Dubaï va subir des sinistres spectaculaires. A priori, malgré le décrochage de jeudi dernier, on peut croire que la défaillance de Dubaï n’aura pas d’impact important sur les marchés financiers mondiaux. Les créances sur Dubaï représenteraient moins de 2 % des engagements internationaux des banques européennes. D’ailleurs les banques françaises ont annoncé vendredi qu’elles étaient peu exposées à la crise qui frappe l’émirat. Celles qui vont souffrir sont les banques du Golfe persique et quelques banques britanniques, notamment HSBC. Le plus fort de la tempête semble être passé pour le moment. Reste à surveiller ce qui va se passer en décembre, où les conglomérats de Dubaï doivent rembourser 4,3 milliards de dollars à leurs créanciers".

Vendredi, les marchés ont tout de même clôturé à la hausse, après avoir été fébriles la veille et l’avant-veille. Le Cac finissait la semaine légèrement positif à 3721 points. Ce soir, il finit à - 1,1 à 3680.

Après avoir apparemment fini d’absorber les « subprimes américains », l’économie française aurait du mal à encaisser l’impact de la quasi-faillite de Dubaï.  Affaire à suivre….en retenant son souffle.


 Fini de rédigé lundi 30 novembre 2009 - 20H. 

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