Samedi 5 janvier 2008
6
05
/01
/Jan
/2008
20:16
C’est le Monde 2 qui nous l’apprend cette semaine (article du correspondant à Los Angeles Frédéric Joignot). « La
11ème heure » est le titre du film-documentaire réalisé par Léonardo Di Caprio, qui serait présenté le 8 janvier prochain à l’Assemblée Nationale aux députés, en « présence
du Président Bernard Accoyer et de Nicolas hulot ».
Si vous en étiez resté comme moi à « Titanic » ou aux « Infiltrés », vous n’avez pas vu non plus venir le nouveau DiCaprio. On apprend dans
l’article de FJ qu’après le film « La Plage » en 98 et depuis la création de sa fondation, l’acteur s’est impliqué pour faire connaître « le réchauffement climatique à une Amérique
aveugle ».
Dans la droite ligne de « Une vérité qui dérange » d’Al Gore, le documentaire de Di Caprio serait quant à lui, non pas une conférence mais une
« rafale d’images éprouvantes : glaciers s’effondrant, tsunami, œil du cyclone Katrina en mouvement… ». A priori, des images qui ne peuvent pas laisser indifférents.
En France, le film (distribué par la Warner) qui est sorti en salle en août 2007 aux Etats-Unis n’aurait pas attiré foule, mais aurait fait un tabac auprès des
associations. En Europe, le film ne serait pas diffusé en salle mais uniquement sur Internet en VOD à la demande (je compte sur les blogs de mes « Facebookfriends pro de la vidéo » pour
y loger les meilleures séquences). « La 11ème heure » aurait coûté 1 150 000 dollars (petit budget parait-il pour un film américain) et certains témoignages
d’experts auraient été filmés dans le « garage des parents de Léo », même la musique aurait été offerte par JP. Beintus.
On découvre également qu’il existe aux USA un nouveau type de journalistes : les « éccorazzi » qui interpellent au cours des conférences de presse
les orateurs pour les accuser de « non-adéquation » entre leur discours et leurs actions. DiCaprio, qui posséderait une voiture hybride, et aurait construit une maison écologique,
aurait « fauté » en utilisant un jet privé dixit l’eccorazzi.
Too much, mais bon, tout est disproportionné aux US.
Bref, si on pose comme postulat que chacun fait ce qu’il peut, ce film de DiCaprio prouve que la génération des trentenaires américains a pris conscience de
certains faits. « Faire partie du mouvement qui va changer le monde me bouleverse. Ce sera la plus importante mobilisation de ma génération et de la suivante. Son enjeu est universel. Je
crois qu’il va nous galvaniser » affirme Di Caprio dans le Monde 2.
Et s’il y a vraiment prise de conscience par ces générations, on ne peut qu’applaudir car, sans être écolo, je pense qu’il y a tout de même du souci à se faire pour
l’avenir de la planète.
cs