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Chantal Sutton 

 



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¨  ROLAND CASTRO-Architecte urbaniste
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Développement International

 

Blog www.justinteresting.com
 

Créé en  septembre 2007  pour partager mon intérêt sur des sujets d’actualité à travers les médias, le blog a été référencé par Overblog sur Google comme suit : « Réactions sur articles ou émissions de la presse écrite ou audiovisuelle - Sujets d'actu. - Défense de certaines causes – Feelings – Impressions. »


Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 16:49

EVIAN-CHEZ-VOUS.jpegDepuis quelques semaines, je voyais sillonner  les rues du XVème arrondissement de Paris, de drôles de petites camionnettes roses marquées « Evian chez vous ». Sur de nombreuses portes d’immeubles du quartier, étaient scotchées de petites affichettes de la même marque d’eau expliquant aux habitants qu'ils pouvaient être livrés gratuitement et directement par la marque sous réserve de passer par www.evianchezvous.com.

Cette initiative marketing testée sur ce quartier le plus habité de Paris,  m’a intriguée. Ajoutez à cela le look sympathique des petites camionnettes incroyablement silencieuses, il n’en fallait pas plus pour déclencher ma curiosité.  Cette approche marketing de proximité déployée par la marque était assez originale pour que je les contacte.
« Coup de chance !! ?? », c’est justement aujourd’hui qu’Evian comptait communiquer officiellement sur cette initiative !! Le service de presse m’a donc envoyé aimablement le communiqué de presse « tout chaud ». On y apprend que si les camionnettes sont si silencieuses c’est parce qu’elles sont électriques. En fait, Evian s’inscrit comme c’est de bon ton aujourd’hui pour toutes les marques du monde dans une démarche « développement durable ». Les bouteilles d’Evian sont en effet « acheminées par train depuis l’usine d’embouteillage jusqu’à une plateforme logistique à Brétigny-sur-Orge… puis un camion à gaz ou hybride assure la liaison jusqu’à un entrepôt dans Paris. » Ce n’est qu’ensuite que les petites camionnettes électriques prennent le relais. Ajoutons à cela qu’Evian « se soucie de la fin de vie de ses bouteilles » puisque le livreur reprend à chaque livraison les cartons et bouteilles vides pour les recycler.
Bravo, excellente idée.

Tout cela a l’air d’aller dans le bon sens… Reste une question : le prix. Mes bouteilles d’eau me sont déjà livrées à domicile par mon supermarché habituel. Donc si le prix est le même autant passer par la marque puisque de surcroît on fait un geste citoyen en protégeant l’environnement... 

Sous réserve de cet important détail du mix marketing et d’être « fan » de cette eau plus  que d’une autre, l’initiative est intelligente. Evian précise dans son communiqué que ce « service de proximité serait destiné à s’étendre aux autres arrondissements de la capitale, voire en région ». Bonne idée a priori… Prix et détails de livraison devraient se trouver en état de cause sur le site d'Evian chez vous. A tester dès que possible....


NDLR : Le service Presse d'Evian me signale à juste titre que les supermarchés imposent parfois des limites pour la livraison des packs de 6 bouteilles (en général au maximum 3 packs soit 18 bouteilles au plus) ou un montant minimum de dépenses ; www.evianchezvous ne limite pas, bien entendu, le nombre de packs pour les livraisons directes.


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Par justinteresting - Publié dans : PARIS, MA VILLE
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 23:42

PHOTO-DEFINITIVE-POUR-LEBANON-BLOG.jpgLEBANON (LIBAN en Hébreu) sera en salle mercredi 3 février. J’ai beaucoup hésité avant d’écrire cet article. Je n’ai jamais été attirée par les films de guerre ; et en aucun cas par ceux qui soulagent les maux du réalisateur sans se soucier des « dommages collatéraux » occasionnés. Volontairement,  Je n’ai vu ni «Kippour », ni « Beaufort », ni « Valse avec Bachir ». Mais l’affiche du film LEBANON dans le métro m’a interpellée –un tank isolé dans un champ de tournesols- j’ai cru que l’histoire portait sur Liban 2006 (période où j’étais à Tel Aviv). Erreur, c’était Liban 1982.

Quelques mots sur le « pitch » : en préambule, « âmes sensibles, personnes fragiles et claustrophobes » s’abstenir. L’histoire se passe à l’intérieur d’un tank, c’est un film dur, un film de guerre, un film éprouvant. L’histoire raconte la vie d’un citoyen israélien, Shmulik (Samuel en Français) qui fait son service militaire (trois années obligatoires pour les garçons) juste au moment où l’offensive au Liban est décidée  par le gouvernement en 1982. Pas de chance. Il a 20 ans et il est soldat dans le premier tank qui entre au Liban . Il n’a pu sortir de cette douloureuse histoire qu’en réalisant ce film. Toutes les guerres sont sales et Samuel Moaz ne se prive pas de faire ressentir au spectateur la saleté (au sens propre comme au figuré). Plus on avance dans le film, et plus naît en soi une immense peine pour ces soldats qui ne reverront plus, pour certains leurs parents, pour d'autres leur femme ou leurs enfants, et qui n’auront pas eu droit à une vie d’adulte.

 

Dans le dossier de presse qui nous a été remis avant le film, on peut lire des extraits d’articles :

Les phrases du journal  La Croix «Méditation saisissante sur l’homme dans la guerre » et  celle du Herald Tribune  «un film puissant et viscéral » me paraissent bien correspondre au film.

 

Un  peu débordée par les émotions de toutes sortes ressenties pendant la séance, j’ai demandé à la fin du film aux journalistes qui m’entouraient ce qu’ils en pensaient. Selon leurs convictions religieuses ou politiques, les réponses étaient bien évidemment très différentes. Mais il y avait tout de même un consensus sur le fait qu’il s’agissait « d’un  film fort », film qui d’ailleurs a obtenu le « Lion d’Or » au Festival de Venise 2009.

 

ELLE Magazine paru cette semaine lui attribue 4 rectangles (le maximum). L’article écrit par une femme, Françoise Delbecq commence par « Attention, « Lebanon » est un nouveau voyage au bout de l’enfer » et le compare à « Apocalypse now ». Elle termine par « Film de guerre, bien sûr, mais aussi film d’apprentissage. « Lebanon » est surtout un très beau film ».

 

Deux jours avant le visionnage du film, j’avais, par hasard, assisté à une discussion fort animée entre deux israéliens. L’un était retraité et avait fait plusieurs guerres, l’autre avait à peine 22 ans, s’appelait Yesham et venait de finir ses trois années d’armée obligatoires. Comme beaucoup de jeunes, il faisait un tour d’Europe (impératif psychologiquement) pour élargir son horizon avant d’entrer à l’université. Yesham  avait entendu parler du film en Israël et disait qu’il n’avait pas été apprécié du public ; Dans l’article du Monde Magazine de samedi 30 janvier consacré au film, le journaliste  écrit : « les Israéliens parlent avec difficulté de la guerre, quand ils en parlent » et conclut par cette phrase : « En Israël, personne n’aime déballer ses fantômes ». On peut aisément les comprendre. Ils aimeraient tellement mieux vivre en paix et consacrer leur vie à autre chose. Pas facile de se mettre à leur place.

 

Donner son avis sur un film ou sur un livre est toujours un exercice très subjectif. Ce film d’hommes interprété par des hommes, a déclenché en moi des réactions très féminines : de la peine et de la compassion pour les mères de ces soldats. ces femmes qu'on ne voit pas dans le film mais dont, à l’intérieur du tank, il est fréquemment question dans les moments d’accalmie. Les parents, et surtout les mères, sont omniprésents. On ne peut sortir de ce film sans ressentir de la tristesse pour la mère d’Ygal (dont c’etait la première mission) et qui ne reverra jamais son fils. On ne peut pas non plus sortir du film sans avoir mal pour cette mère libanaise qui cherche son enfant mort, et qu’un soldat israélien sauve en lui arrachant sa robe en feu, lui envoyant immédiatement d’une main le premier morceau de tissu qu'il trouve pour couvrir sa nudité tout en continuant le combat de l’autre main.

 

Samuel Moaz a dédicacé son film à une femme, « Laura » (probablement sa femme puisqu’il n’a pas de fille).  Très humblement, je dédie  cet article à d’autres femmes : « Orit » à Tel Aviv  qui voit son fils grandir en avalant déjà des  antidépresseurs,  angoissée d’avance en songeant au moment où il va la quitter pour trois ans ; « Ruth » qui prie tous les jours depuis plus de dix ans en voyant partir ses cinq fils les uns après les autres et qui ne respire que lorsqu’elle a de leurs nouvelles ; et enfin à Yesham qui n’avait qu’un mot dans la bouche l’autre soir : PAIX.

 

Voilà le mot est lâché, on sort de ce film de guerre en ne souhaitant qu’une chose encore plus fort qu’avant : LA PAIX. Parce qu’elle est impérative, il faut encourager tous les dialogues, se respecter et respecter l’autre, et arriver un jour à se comprendre l'un l'autre pour éviter toutes les guerres quelles qu’elles soient. Vous direz que je suis une utopiste. Peut-être, mais sans l’utopie il n’y a pas d’espoir, et seul l’espoir donne envie de vivre.

 
Légende photo : Article Elle Magazine du 29 janvier 2010 et du Monde Magazine du 30 janvier 2010.

Par justinteresting - Publié dans : CULTURE - ART - SPECTACLES - Communauté : Israël
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 11:33

paris1Paris  est incontestablement une des plus belles villes du monde par son architecture, ses monuments, son histoire, ses boutiques de mode, ses cafés, etc...
Pourtant, à côté de ces aspects agréables, Paris perd de plus en plus en qualité de vie. D'après l'Internaute Magazine, Paris serait la 20ème ville la plus peuplée du monde avec près de 10 millions d'habitants (ci-après lien sur l'article des villes les plus peuplées du monde) :
http://www.linternaute.com/savoir/societe/dossier/le-classement-des-villes-les-plus-peuplees-du-monde/20-paris.shtml?f_id_newsletter=2308
J'habite Paris depuis 1983 et me sens "Parisienne" jusqu'au bout des ongles. De plus en plus, le devenir de Paris devient un enjeu de taille : certains l'appellent Paris-Métropole, d'autres Paris-Capitale, d'autres enfin le Grand Paris ; peu importe sa dénomination, le résultat donnera dans une dizaine d'années un Paris totalement différent de celui d'aujourd'hui. Et puisque cette évolution est inéluctable, il serait bon que le Paris de demain nous convienne d'abord à "nous, les Parisiens" puisque nous vivons la ville tous les jours et que des taxes locales sont prélevées sur nos bourses plus spécifiquement. Tout en se projetant dans le futur d'une mégapole dont l’ambition est de pouvoir faire concurrence aux autres capitales (Londres en particulier), il serait peut-être judicieux d'essayer dans le même temps de faire revenir un peu "d'humanité" dans le cœur de ville. Puisque le Grand Paris est supposé briser à certains endroits le périphérique pour agréger dans quelques années certaines banlieues et ne faire à terme qu'une seule et même ville, je suggère que le cœur de la Cité ne soit pas vidé d'une vie de quartier et qu’y revienne enfin "solidarité et humanisme".

J'ai préféré (par déontologie) ne pas aborder ce sujet plus tôt dans le temps malgré tout mon "amour" pour cette ville. Mais les élections régionales qui approchent en font cette fois-ci un enjeu bien plus important que les fois précédentes. Et il me semble qu’il faudra leur accorder encore plus d’attention qu'autrefois. Paris est un cas beaucoup plus complexe que les autres villes de France. D'abord, il y a les Maires d'arrondissement (qui ont un rôle très local, mais aussi parfois national lorsqu'ils sont députés-maires), ensuite il y a le Maire de Paris (qui fait des choix pour la ville), puis il y a le Président du Conseil Régional d'Ile de France, au-dessus il y a les ministres concernés (transports et environnement, logement et ville, etc...) et enfin au sommet un Président de la République.  Voilà pourquoi le choix qui se fera, à mon sens, sera un choix de devenir de la ville. Pour ceux qui désirent continuer à y vivre, il faudra bien écouter les uns et les autres afin de bien exprimer par son vote sa façon de voir Paris demain. La question à se poser est moins, pour quel parti vais-je voter, mais plutôt  « Est-ce bien ce candidat-là qui fera du Paris dans lequel j'habite aujourd'hui, le Paris  agréable à vivre demain, parce qu'il a prévu de faire telle action ou de prendre telle initiative qui contribuera vraiment à l’amélioration du quotidien dans la ville". 
 

Je ne parlerai pas forcément de politique dans cette rubrique (quoique certaines initiatives soient intéressantes), mais j'ai envie d'aborder ma ville sous différents aspects : la culture, l'emploi, l'environnement, les transformations architecturales, les initiatives locales, les bonnes choses à conserver, les choses à changer  et celles qui ne sont que de la "comm. politique" qui ne rapportent pas toujours un "plus" au citoyen-habitant.

Je m'attarderai sûrement sur l'arrondissement dans lequel j'habite (le XVème) et aussi sur certains arrondissements limitrophes qui m'intéressent particulièrement.
Les initiatives de la banlieue ne seront pas le propos de cette rubrique (non pas qu'elles ne m'intéressent pas, puisque j'ai habité Saint-Denis durant toute mon adolescence), mais parce que mon choix avant tout est PARIS. Mon objectif personnel est seulement de pouvoir conserver cette fierté non dissimulée lorsque je dis à mes amis hors de France que "j'habite Paris : Yes, I live in Paris and I want to keep Paris beautiful".

Pour cette nouvelle rubrique, je m'appuierai sur la lecture de la presse (sous toutes ses formes : presse écrite nationale, web, presse locale, lettres spécialisées, etc..) et sur certains blogs en essayant de garder un maximum d'objectivité.  Je vous parlerai aussi bien des expos qui auront lieu en 2010 dans la capitale que des travaux qui vont transformer la ville....Tout ce qui me paraîtra « justinteresting ».

J'espère que ce nouveau thème trouvera un écho aussi fort que les autres rubriques du blog. N'hésitez pas à réagir en m'écrivant sur le mail du blog comme vous le faites souvent maintenant.

Depuis le début de ce blog, je refuse de le spécialiser sur un thème précis. Trop de choses sont intéressantes dans la vie pour ne parler que d'un seul sujet. Je n'ai pas envie de sacrifier cet espace de liberté à la dictature de "sélectionneurs de blogs" qui distribuent les prix par catégorie. Je n’aurai pas de récompense ciblée, je n’apparaîtrai pas dans les classements de blogs dédiés, et ça m’est bien égal. 
C'est un choix délibéré ; j’ai voulu que ce blog soit un blog qualitatif,  un blog « d'influence » lu en priorité par un réseau, et c'est la qualité de ce réseau qui est importante. Trois ans après, le pari est réussi grâce à vous.
Merci pour la fidélité de ceux et celles qui se sont abonnés et à ceux qui viennent y jeter un œil quand le thème les intéresse. Merci aussi  à D. L. qui prend le temps de lire mes textes et m'évite parfois contresens ou erreurs.
Cordialement
Chantal

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Par justinteresting - Publié dans : PARIS, MA VILLE
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 13:37

exodus 3Quelques jours avant Noël, Ike Aranowicz est décédé. Pour beaucoup ce nom ne représente rien. D’ailleurs seuls Le Figaro et Le Monde y ont consacré un article. Aucune TV n’a bien sûr relevé ce qui pourrait passer pour un fait divers. Pourtant, Ike Aranowicz est sûrement l’homme qui, par son action en 1947, a fait basculer l’histoire du Moyen-Orient. Ike était, à 23 ans, le capitaine du bateau « Exodus».

Exodus…. ?? Ca ne vous dit peut-être rien. J’ai testé sur des ados hors « communauté juive ». En effet, Ils ne savaient pas qu’en 1947, un bateau baptisé Exodus, dont le capitaine était un certain Ike Aronowicz, avait tenté de mener  en Israël 4500 juifs sans pays, sans patrie, sans maison, sans famille, qui venaient de sortir des camps de concentration. Ces ados n’avaient jamais entendu parler de ce bateau et encore moins de son capitaine.

Quant à moi, lorsque j’étais adolescente, mon père m’avait incitée à lire le best-seller écrit par Léon Uris, livre que j’avais dévoré en un week-end. Puis, quelques années plus tard, c’est toujours aux côtés de  mon père que je me perdis dans le bleu des yeux de Paul Newman, le fameux Ari Ben Canaan du film  Exodus produit par la MGM. A ce propos, même Paul Newman est inconnu des ados d’aujourd’hui ! L’histoire était romancée mais elle était si belle.


EXODUS1
Quand en mai 2008, des amis producteurs m’ont invitée à la sortie à Paris du documentaire « Displaced, les enfants terribles de l’Exodus » retraçant l’histoire d’Ike Aranowicz, j’acceptais avec plaisir. Dans la newsletter n°332 de l’Ambassade d’Israël en date du 8 janvier 2010, un lien est inséré et permet de voir le documentaire sur Utube (le voici pour ceux qui voudrait le regarder)

http://www.youtube.com/watch?v=ORXdHogn9gA&feature=player_embedded


En même temps que le documentaire, un livre paraissait aux éditions Michel Lafon, son titre : « j’étais le capitaine de l’Exodus » par Ike Aranowicz. C’est à ce moment-là que je compris que l’histoire d’Exodus dans la réalité n’était pas celle du film des années 60. Je reconstituais seulement alors le puzzle de l’histoire et j’étais très impressionnée lorsqu’Ike, personnage rugueux en apparence, très charismatique  et haut en couleurs (il fallait avoir cette trempe-là pour faire ce qu’il a fait) prit le temps de me dédicacer son livre.

Exodus, ce nom était si chargé d’émotion pour moi. En effet, mon père, âgé de 19 ans (donc mineur à l’époque) avait imité la signature de son père pour émigrer dans le nouvel état d’Israël après la résolution de l’ONU qui donna naissance à l’Etat, en mai 1948. Il était parti construire ce pays avec des milliers d’autres jeunes et avait vite déchanté en constatant la dureté de la vie sur cette terre si aride. Pour ce jeune homme de bonne famille tunisienne,  se retrouver  à construire des routes, n’ayant pas assez pour manger et survivre parce que payé au lance-pierre, était trop difficile. Dès qu’il le put  (c’est-à-dire 3 années après), il réussit à payer son billet de retour et apprit en rentrant que son père était décédé d’une crise cardiaque. Il s’en voulut  énormément, mais son amour pour la terre d’Israël et pour l’unité du peuple juif n’a jamais bougé d’un pouce jusqu’à la fin de sa vie. Voilà pourquoi mon père tenait temps à me faire découvrir le livre et le film sur Exodus et sur la création de cette nation. Voilà probablement aussi d’où vient le lien si fort que j’ai avec Israël et son peuple.

Alors en souvenir de mon père et de Ike Aranowicz, j’ai revu le film que le Nouvel Observateur a eu la bonne idée de vendre avec l’hebdo pour le 60ème anniversaire de la création de l’Etat d’Israël en 2008, sauf que je remarque seulement maintenant en lisant le texte de  la jaquette du DVD, qu' il  "nous est proposé par Le Nouvel Observateur  à l’occasion du 60ème anniversaire du partage de la Palestine ». No comment.

Dommage qu’aucun responsable de programmation de chaîne TV n’ait eu la bonne idée de diffuser au moins la version courte du film, pour rafraîchir la mémoire des plus jeunes qui n’ont jamais entendu parler ni d’Exodus, ni de Ike, ni même de Paul Newman qui était dans les années 60, le Jude Law d’aujourd’hui ….  La nouvelle génération aurait peut-être une autre vision de l’histoire de cette contrée éloignée de la France.  Mais peut-être n’est-il pas trop tard.…

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Par justinteresting - Publié dans : FRANCE-ISRAEL - Communauté : Israël
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 15:28

LOGO france 5Samedi 2 janvier, coup de fil de ma mère (vous savez, les « fameuses mères juives ») : « Vite, mets-toi sur France 5 et regarde… ». Pourquoi pas, après tout ? Il fait si froid dehors, une petite émission sous la couette... C’était la bonne idée du jour. Un documentaire à voir et à revoir, réalisé par un « reporter-globe-trotter » que je ne connaissais pas : Pierre Brouwers, sur ce pays que je connais si bien : ISRAEL. Mais ce reportage-là avait quelque chose de différent. Enfin un documentaire complet et surtout OBJECTIF.

 

Pierre Brouwers montre le pays exactement tel que je le décris à mes amis, en dévoile toutes les facettes, nous montre tous les paysages importants, historiques et modernes, parle de Jérusalem sans lourdeur et sans parti-pris en présentant les trois religions qui y cohabitent, et arrive à communiquer de l’amour pour ce pays et pour son peuple, comme personne ne l’avait jamais fait auparavant.  Ce reportage, j’aurais voulu être capable de le faire moi-même. Mais puisque P. Brouwers l’a fait, pourquoi se priver des prochaines rediffusions.

France 5 le propose à nouveau dans sa programmation : le Vendredi 15 janvier à 23H53, Lundi 18 janvier à 16H29 et mercredi 27 janvier à 10H10. D’accord, les horaires sont moins pratiques cette fois-ci, mais grâce à la technologie d’aujourd’hui, vous pouvez, si vous êtes intéressés par le sujet, soit l’enregistrer, soit le « capter » en catch-up tv.

 

Ci-dessous le lien sur la programmation de France 5 avec un petit résumé du reportage

http://www.telleestmatele.com/article--france-5-israel-reve-d-avenir-41917561.html

 

« L’image d’Israël » est un vaste sujet.  A l’heure où ce pays réfléchit à la façon de faire évoluer son image dans le monde, ce documentaire apporte une vue moins « mélodramatique » que celle communiquée aux « informations télévisées » et moins « puérile » que celle où l’on veut faire croire que c’est « la fête tous les jours ».  Ce n’est qu’une petite pierre apportée à un lourd édifice, mais puisqu’elle existe, ne vous privez pas de la voir…

 

Pour ceux qui ne connaissent pas ce pays, ce magazine leur permettra peut-être « d’équilibrer »  leur opinion, et pour ceux qui le connaissent, il leur donnera l’occasion de passer un agréable moment à reconnaître tel ou tel endroit, à revoir tel ou tel lieu, à ressentir la façon de vivre si « unique » de ce pays qui arrive à mixer harmonieusement histoire et modernisme, Orient et Occident, passé et futur, populations natives et immigrées. Tout cela, c’est Israël et bravo à P.Brouwers et à France 5 de le montrer sous son vrai visage.

 

Enfin pour conclure, si on enlevait la virgule au titre donné par Pierre Brouwers à son reportage, cela ferait : « ISRAEL REVE D’AVENIR ». Eh oui, l’avenir d’Israël, c’est bien là le vrai sujet.


NDLR du 21 janvier 2010
Une diffusion supplémentaire du reportage vient d'être programmée par France 5 pour le SAMEDI 30 JANVIER à 0H40.
Par ailleurs, pour ceux qui désirent obtenir le DVD, en me contactant sur l'email du blog, je vous enverrai les coordonnées de la société de production de P. Brouwers, auprès de laquelle il vous sera très facile d'acquérir ce DVD.
Et si vous voulez en savoir plus sur Pierre Brouwers et sa filmographie, voici son site
www.pbrouwers.com

 

cordialement
CS


Contact
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Par justinteresting - Publié dans : TOURISME - LOISIRS
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 18:24

avatar_120x160_HDef.jpg
Comme près de 6 millions de spectateurs, j’ai chaussé les lunettes 3D pour voir le film de James Cameron. J’avais  lu de nombreux articles, et après deux essais infructueux (trop de monde à chaque fois aux séances), j’ai enfin pu voir « the » film.

 

James Cameron a sans nul doute beaucoup d’imagination mais, ses Avatars auraient pu être bleus, avoir un nez d’animal, des dents de carnassiers, il n’était peut-être pas indispensable qu'ils aient une si longue queue et de si horribles oreilles. Probablement trop "esthète", j'ai été gênée pendant tout le film par ces deux détails physiques. Je regrette aussi comme les deux spectatrices à côté de moi, que les effets 3D soient si peu nombreux dans le film. J’ai bien compris que James Cameron avait pensé à ceux qui verraient le film en DVD. Dommage, un peu plus de 3 D n’aurait rien gâché aux jolis paysages de contes de fées de la planète Pandora. On en arriverait presque à regretter l’effet 3D de la publicité Haribo qui passe dans la page publicitaire juste avant le film. Et puis, si M. Afflelou pouvait imaginer des lunettes 3D moins lourdes, on aurait moins de marques sur le nez après 3 heures de projection.

 

Après toutes ces réserves personnelles, je dois dire que le film est bon, agréable à regarder, fait un peu rêver sur de « bons sentiments » que l’on ne trouve plus de nos jours.

Même si cela en a gêné quelques uns, qui ont critiqué « ces Américains qui font toujours gagner les gentils », eh bien moi, je préfère quand les « gentils » gagnent au cinéma parce que dans la vie, on sait bien qu’ils sont souvent perdants et que ce sont les « méchants » qui l’emportent, au moins c’est de la fiction jusqu’au bout.

 

Pour le reste, celles qui se détachent le plus dans ce film, ce sont les femmes : d’abord, la merveilleuse Sigourney Weaver, aussi belle en vrai qu’en avatar et ensuite la jolie Michelle Rodriguez en guerrière avec morale. Ce film est un bon spectacle émanant de l’imagination d’un bon cinéaste; et vous passerez de toute façon un agréable moment si vous ne l’avez pas encore vu.

 

Avatar me fournit une bonne transition pour vous souhaiter une bonne année 2010 uniquement entourés de personnes à fortes valeurs humaines – authenticité, sincérité, amour….- mais également bien armés pour faire face à la « vraie vie » si complexe de la société d’aujourd’hui.

Et en tout cas, pas de vie par procuration à travers un « avatar » qui ne serait qu’une partie de vous-même….

 

 

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Par justinteresting - Publié dans : CULTURE - ART - SPECTACLES - Communauté : Evénements actuels
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 23:19

VivienLeigh 100x150 JpegLa pièce s’appelle « La dernière conférence de presse de Vivien Leigh ». Ce nom d’actrice est pratiquement inconnu des jeunes générations (j’en ai fait le test). Vivien Leigh, c’était la fameuse Scarlett O’hara dans « Autant en emporte le vent » produit par David O.Selznick. Le film sortit en salle en France en 1950 (un bail…), onze ans après sa sortie mondiale.

« Scarlett O’hara » (dans la vie Vivien Leigh) est cette magnifique jeune femme aux yeux verts et à la merveilleuse silhouette qui se bat tout au long du film contre l’adversité, supporte les pires affres de la guerre de sécession, aime un homme qui en épouse une autre, épouse un homme qu’elle n’aime pas (le célèbre Clark Gable), s’accroche à sa terre natale et y puise l’énergie nécessaire pour continuer à survivre.

J’ai vu ce film pour la première fois alors que j’étais adolescente, puis l’ai revu seule plus tard des dizaines de fois. Et chaque fois, au hasard d’un zapping, peu importait le passage où je le prenais, je ne pouvais m’empêcher de m’arrêter et de le finir.

Scarlett-Vivien Leigh devint vite pour moi un symbole de beauté, d’énergie, de ténacité et de courage. Je me gardais bien de m’arrêter sur les mauvais côtés de sa personnalité, sur ses mauvais penchants, peu m’importait. Seules sa beauté, son charme et sa pugnacité ressortaient.

Vivien Leigh mourut en 1967 à l’âge de 53 ans. Evidemment, sa vie privée m’était totalement inconnue.

J’appris le destin tragique de Vivien Leigh, à l’occasion de la promotion de la pièce «La dernière conférence de presse de Vivien Leigh » par la comédienne qui interprète le rôle, Caroline Silhol sur LCI. Je découvris alors que la jolie Scarlett-Vivien Leigh avait été très malheureuse et très malade et que sa vie de femme fut pour le moins désastreuse.
Avec beaucoup de talent sur scène, Caroline Silhol se met dans la peau de l’actrice pour raconter son parcours de femme et de comédienne. De son mariage avec Laurence Olivier, aux détails du tournage de « Autant en emporte le vent », en passant par son rôle de Blanche Dubois dans « Un tramway nommé Désir », Caroline Silhol nous fait vivre la passion amoureuse de Vivien Leigh pour son acteur de mari, sa dépression et sa tuberculose dévastatrice.  Elle met dans ce rôle toute son énergie et on retrouve dans cette interprétation très forte toute la personnalité de la Scarlett du film. En tailleur vintage blanc, elle déambule entre deux fauteuils de cuir rouge et une petite table basse sur laquelle est posé un vase garni de jolies fleurs blanches. On ne peut s’empêcher d’être captés par le récit de ce parcours difficile à la fois pour la femme et pour l’actrice de ces annees-là.

Formée au Conservatoire d’Art Dramatique, Caroline Silhol a interprété au théâtre « Conversation après un enterrement » de Yasmina Reza en 1967, « Je m’appelais Marie-Antoinette » d’Alain Decaux et d’André Castelot – mise en scène par Robert Hossein - en 1993, rôle pour lequel elle fut nominée pour le Molière de la meilleure comédienne, ou encore au cinéma en 2002  dans "l'Outremangeur" de Thierry Binisti.

Au cinéma, elle a joué dans « Vivement Dimanche » de François Truffaut, « Tenue de soirée » de Bertrand Blier ou dans « tous les matins du monde » d’Alain Corneau.

Excellente comédienne, elle incarne pendant plus d’une heure, seule sur scène,  la superbe Vivien Leigh allant jusqu’à utiliser les jurons préférés de l’actrice. Pour ceux qui ont aimé le film et qui étaient trop jeunes au cours de ces années hollywoodiennes, le parcours ainsi raconté prend une dimension humaine très intéressante.

A la Comédie des Champs-Elysées, la pièce fait relâche pour les fêtes de fin d’année, mais reprendra du 16 janvier 2010 au 1er mars 2010 (les samedis à 18h30, dimanches à 20h, lundis à 20h30). Pour les amoureux de Scarlett, et pour ceux qui ont envie d’assister à une bonne performance d’actrice, cette pièce est à ne pas manquer.

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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 19:51
L’an dernier, en reportage à Dubaï, Yves Bourdillon avait titré dans le quotidien Les Echos : « Dubaï, la splendeur ensablée ». La mégalomanie ambiante l’avait marqué. Les projets pharaoniques déjà stoppés à l’époque faisaient rentrer au bercail de nombreux expatriés, les licenciements débutaient, l’immobilier chutait déjà, le « business model » bien que toujours valable ne se vérifiait plus…

  Dans son article du quotidien daté du  27/28 novembre, Y. Bourdillon explique comment l’émirat est arrivé à « crouler sous des dettes d’environ 80/90 milliards de dollars ».

 

 

Interrogé par Justinteresting, Yves répond : « Lorsque j’étais allé sur place, il y a un an, de nombreux signes annonçaient ce qui se passe aujourd’hui. Pendant que les touristes se laissaient tomber dans  un toboggan-tunnel traversant un aquarium rempli de requins et admiraient un feu d’artifice de 20 millions de dollars, les premiers licenciements démarraient en raison du retournement brutal du marché immobilier, marqué par une spéculation ahurissante. La hausse des prix des loyers pour les expatriés était de 100% en trois ans et les expatriés commençaient à quitter le pays. Quant aux ouvriers indiens et chinois, payés 1 dollar de l’heure, ou les nounous philippines payées 2 dollars par jour, leur situation devenaient difficile. ».

 

A la question posée sur l’impact de la faillite de Dubaï sur les marchés, Yves Bourdillon répond : « Une partie du business model de Dubaï reste valable, la « marque » Dubaï demeure inégalable, le port le quatrième au monde par le nombre de conteneurs, est très actif et rend de réels services dans la région. Après avoir questionné de nombreux spécialistes, la panique ne me semble pas à l’ordre du jour même s’il restera des séquelles de cette faillite et s’il faut considérer que le secteur immobilier à Dubaï va subir des sinistres spectaculaires. A priori, malgré le décrochage de jeudi dernier, on peut croire que la défaillance de Dubaï n’aura pas d’impact important sur les marchés financiers mondiaux. Les créances sur Dubaï représenteraient moins de 2 % des engagements internationaux des banques européennes. D’ailleurs les banques françaises ont annoncé vendredi qu’elles étaient peu exposées à la crise qui frappe l’émirat. Celles qui vont souffrir sont les banques du Golfe persique et quelques banques britanniques, notamment HSBC. Le plus fort de la tempête semble être passé pour le moment. Reste à surveiller ce qui va se passer en décembre, où les conglomérats de Dubaï doivent rembourser 4,3 milliards de dollars à leurs créanciers".

Vendredi, les marchés ont tout de même clôturé à la hausse, après avoir été fébriles la veille et l’avant-veille. Le Cac finissait la semaine légèrement positif à 3721 points. Ce soir, il finit à - 1,1 à 3680.

Après avoir apparemment fini d’absorber les « subprimes américains », l’économie française aurait du mal à encaisser l’impact de la quasi-faillite de Dubaï.  Affaire à suivre….en retenant son souffle.


 Fini de rédigé lundi 30 novembre 2009 - 20H. 

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Par justinteresting - Publié dans : FRANCE - POLITIQUE - FINANCE - Communauté : Evénements actuels
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 22:16

Il y a des semaines où les sujets se recoupent, probablement pas de hasard.

Le 7 novembre dernier, comme beaucoup de téléspectateurs, je regardais le reportage de Gérard Miller sur France 3  « la première séance ».

Dans ce documentaire, Carla Bruni, Marc-Olivier Fogiel, Jacques Weber, Charles Berling, Christine Orban, aux côtés de personnes du monde non-médiatique, témoignaient de leur première séance chez le psy, de leurs premières impressions, des raisons de leur psychanalyse et de la durée de celle-ci.

 

Puis dans Valeurs Actuelles de la même semaine, un article de trois pages est consacré à un coffret de 14 DVD aux éditions Montparnasse, coffret ayant pour titre « Etre psy » et présentant les interviews par le sociologue Daniel Friedmann, de 15 grands psychanalystes.

 

Enfin,  le 11 novembre, j’ai assisté à la pièce de théâtre de Christopher Hampton « PAROLE ET GUERISON », mise en scène par Didier Long, avec entre autres comédiens : Barbara Schulz, Daniel Le Bihan et Bruno Abraham-Kremer.

En 2003, j’étais déjà admirative de l’interprétation de Barbara Schulz dans « Antigone » de Anouilh, mais elle est en encore plus admirable dans « Parole et guérison ».  Elle y interprète le rôle de Sabina Spielrein, la première expérience  du docteur Jung de la « méthode Freud ».

Pour ceux qui s’intéressent au sujet, l’histoire de cette pièce de théâtre montre les balbutiements de la psychanalyse au début du siècle.

Freud, comme chacun sait, explore l’univers de l’inconscient et invente sa méthode de guérison.

Jung, brillamment interprété par Daniel Le Bihan, s’approprie la « guérison par la parole » de Freud,  sans en adopter tous les concepts et l’applique à Sabina Spielrein, une hystérique de 19 ans  qui arrive dans sa clinique fin 1904.

On suit tout au long de la pièce, l’évolution de Jung et de Freud qui passent de filiation intellectuelle à scission, qui vont  d’avis communs au départ à avis contradictoires au fur et à mesure quant à la contribution de la religion comme à celle de la sexualité dans la psychanalyse.

Les rapports « transférentiels »  père-fille  entre Sabina  Spielrein et Jung, et  fils-père  entre Jung et Freud sont joués merveilleusement  sous nos yeux dans un astucieux jeu de décors sobres et évocateurs.

 

Pour tous ceux qui s’intéressent à la question comme pour ceux qui ne connaissent pas bien les rapports entre les deux précurseurs des avancées de la psychologie humaine, et  enfin pour ceux encore qui aiment voir un jeu d’acteur fort et passionné, cette pièce qui se joue jusqu’à la fin de l’année au Théâtre Montparnasse,  est à voir impérativement.

 

 

 

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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 23:35

 

Lors de la soirée de lancement et de signature de son livre : « Pourquoi La vache qui rit ne pleure jamais, et autres secrets génétiques des grandes marques » chez Albin Michel (livre illustré par Wandrille Leroy),  Frank Tapiro a réuni autour de lui à la tribune des personnalités telles que Daniel Cohen (généticien célèbre et fondateur du Généthon), Bruno Bich (Président de Bic) , Charles Beigbeder (Président de Poweo), Christian Polge (Président de Coca-Cola France), Jean Watin-Augouard (Rédacteur en chef de La Revue des Marques) et Frédéric Lefebvre (Député et porte-parole de l’UMP). Chacun à leur tour ils ont délivré  leur point de vue sur l’ADN de leur marque. L’argument de base de Frank Tapiro, soutenu par Daniel Cohen, est qu’une marque est un être vivant, qui naît, vit et parfois meurt tel un être humain et détient donc un ADN tout comme vous et moi.

  Sauf que pour F. Tapiro, ADN se décline comme suit : A pour AUTHENTIQUE : de l’authenticité pour une recherche de vérité particulière, fondée et incontestatble ; D pour DIFFERENCE : pour se distinguer de façon unique et se créer une place sur son marché. N pour NATURELLE : pour dépasser les  critères superficiels. La « naturalité » assure un retour sur l’essentiel et évite tout artifice.

Nul doute que le livre de Frank sera un apport supplémentaire aux cours de marketing et de publicité des écoles spécialisées. Certains professeurs ont une influence sur la suite de nos vies. J’ai pu échanger d’intéressants propos avec le professeur de lettres de Frank Tapiro au Lycée Pasteur, qui n’était pas peu fier de la fidélité et de la réussite de son ancien élève.  Au passage, une pensée pour mon professeur d’économie du lycée, Mme Krivine (eh oui, la femme d’Alain), qui nous enseignait déjà en 1975 la stratégie des marques  et qui m’avait fait aimer le marketing en décortiquant pour nous entre autres sujets, les stratégies publicitaires  de Yoplait et de Danone. Elle a sûrement été à l’origine de ma passion pour ces métiers de communication.

A côté de la parution du livre, Frank Tapiro a créé un site dédié : « legenomedesmarques.com », qui sera un site interactif autour des marques. Frank a expliqué à la fin des différentes interventions, combien il regrettait la disparition de certaines marques qui avaient accompagné son enfance (en particulier, un yaourt glacé du nom de Danino) et a incité tout le monde à voter pour la marque qu’il aimerait voir ressusciter.

Pour ma part, mon cher Frank, il s’agirait de KELTON, qui fut la marque de la première montre que m’a offerte mon père. Je vais d’ailleurs de ce pas me rendre sur le site et voter pour qu’elle ressuscite.

Mais, question à Frank et à D. Cohen, si on arrive à ressusciter les marques, leur ADN est donc bien différent de celui d'un être humain, je ne crois pas que notre propre ADN ait ce pouvoir.....du moins pas pour le moment !!! Pourtant, nous sommes bien Authentiques, Différents et Naturels……

 

 

 

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