Who's behind?

 

chantal janvier 2010 pour cv 



E-mail contact :


chantalsutton@justinteresting.com

 
Veille Medias
Community Manager
Conseil en communication
Relations Presse
Relations Publiques
Marketing operationnel

Principales références :

¨  GROUPE BNP-PARIBAS
Relations Presse 
Communication financière – Edition

¨  SOFARIS-BDPME
Communication sur un Fonds public français de développement des PME dans les pays de l’Est

¨  Groupe Crédit Agricole
(Caisse Régionale d’Ile de France et filiales de Gestion d’Actifs)
Stratégie et Conseil
Relations Presse – Evènementiel – Web

¨  ROLAND CASTRO-Architecte urbaniste
Relations Presse 
Développement International

 

Blog www.justinteresting.com
 

Créé en  septembre 2007  pour partager mon intérêt sur des sujets d’actualité à travers les médias, le blog a été référencé par Overblog sur Google comme suit : « Réactions sur articles ou émissions de la presse écrite ou audiovisuelle - Sujets d'actu. - Défense de certaines causes – Feelings – Impressions. »


Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /2008 21:48

TIME OUT TEL AVIV du groupe  d’édition YUVAL SIGLER a donné naissance en 2002 à TIME OUT ISRAEL. Le premier est un hebdomadaire en hébreu et s’adresse aux Tel-Aviviens, le second est un mensuel en Anglais, avec une partie en Français, et s’adresse aux touristes qui sillonnent le pays à longueur d’année.

Arrivé de New York en 2005, David Sarna Galdi, tout en continuant ses études de droit, arrondit ses fins de mois en faisant des piges journalistiques pour TIME OUT ISRAEL.

Aujourd’hui, Rédacteur en chef adjoint, âgé de 28 ans, il explique à Justinteresting comment il a développé la ligne éditoriale du magazine : « TIME OUT ISRAEL est le seul magazine qui présente aux touristes chaque mois ce qui se passe dans le pays, ce qu’ils peuvent voir, ce qu’ils peuvent visiter. C’est un « life magazine » qui traite de culture, de loisirs, de style de vie, de shopping… En août 2008, la pagination va augmenter, nous allons accorder plus d’importance à la partie en Français, le style d’écriture devant toujours rester branché (in English «  young and fresh way »). Il y aura également une grande interview du chanteur IDAN RAICHEL**. Nous aurons également une surprise israélienne en lien avec Carrie Bradshaw (Sex and the city) et aborderons les plaisirs des plages israéliennes qu’affectionnent les touristes. »

 

Vous ne pouvez loger dans un hôtel de luxe de Tel Aviv, ni passer dans un aéroport ou visiter un musée sans qu’il y ait un stand TIME OUT ISRAEL. Magazine gratuit diffusé à 6000 exemplaires, il est à la fois agréable à lire et informatif.

 

Van Cleef & Arpels, Omega, Subchrono, Chaumet et H. Stern, marques de luxe mondialement connues, sont annonceurs dans le dernier numéro. Seront-ils en « Entertainment placement » dans l’article du mois d’août à la manière de "Sex and the city"….. JUSTINTERESTING vous en informera si vous trouvez toujours intérêt à le lire.

 

 

**Idan Raichel a été le premier chanteur israélien à avoir été interviewé sur Al Jazzera au Qatar (détails sur la newsletter n°275 de l’Ambassade d’Israël en date du 29 juin 2008.

 

 

This article talks about TIME OUT ISRAEL, a monthly free magazine in English and French handed out in hotels, museums, airports... all around the country.  In August, it will include more pages. Inside, you will find an interview of the Israeli singer Idan Raichel, and a guide to Israel for Carrie Bradshaw Israeli pages. Which role will the brands as Van Cleef & Arpels, Omega, Subchrono, Chaumet and H.Stern play in this summer’s issue…..?

__________________________________________________________________________________________

Contact mail  du blog : eretzperso@yahoo.fr

Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.

To subscribe at this blog, just write your email in « s’inscrire à la newsletter » and valid your inscription when you’ll get the mail for acceptation.

 

 

Par justinteresting - Publié dans : ISRAEL - MOYEN ORIENT - Communauté : Israël
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 03:15

En Israël, le week-end c’est vendredi et samedi. Vous enfilez votre maillot de bains et allez vous détendre à la piscine du Hilton. Il ne s’agit pas là d’eau chlorée mais d’eau de mer filtrée. Chaque matin entre 6h et 8h, un nombre impressionnant d’adhérents (souvent des seniors mais aussi des sportifs) viennent nager avant l’arrivée des clients de l’hôtel plus enclins aux « bronzing ». Avi, un des maîtres nageurs responsables de la piscine me renseigne : « La piscine est entièrement vidée 4 fois par semaine en été. L’eau de mer est aspirée par un système qui nettoie en même temps qu’il pompe à partir de profondeurs marines. Nous contrôlons le niveau de propreté tous les quarts d’heure et nous inscrivons, comme l’exige la loi, les résultats relevés sur un cahier». Complètement rassurée, je décide de profiter de la fraîcheur de cette eau salée pour mon plus grand plaisir.

Une voix annonce au haut-parleur de la piscine : « Mr Enrico Macias is requested by telephone ».  J’avais lu avant de partir l’information suivante dans l’emagazine bimestriel  « A PROPOS » de l’Institut Français de Tel Aviv.

 

Enrico Macias

Le 9 et le 14 juin à Tel Aviv Jérusalem et Haïfa

Le chanteur populaire est une nouvelle fois en Israël pour notre plus grand plaisir.

Il donne une série de concerts entre le 9 et le 14 juin à Tel Aviv Jérusalem et Haïfa 

 

Enrico me propose d’assister à son dernier concert à Tel Aviv.

Excellente soirée musicale. Une salle pour la majorité israélienne non francophone (à ma grande surprise) applaudit, participe et finit (comme dans tous les concerts de l’artiste) par danser sur « le mendiant de l’amour ». La dernière fois que je l’avais entendu sur scène,
c’était le 4 novembre 1995.
Ce soir-là il était grand-père d’une petite fille et était si heureux qu’il se donna encore plus à son public. Enrico se souvient bien de cette soirée : « C’est en rentrant chez moi, me dit-il, que ce soir-là j’appris la mort de Itzhak Rabin ». En effet, je m’en souvenais également, comment l’oublier d’ailleurs?

Le lendemain matin, Enrico devait s’envoler de bonne heure pour la Turquie où une série de concerts étaient programmés, avant de revenir en Israël pour rejoindre Nicolas Sarkozy les 23 et 24 juin en Israël. En effet, arborant sa médaille de la Légion d’honneur, il était bien à Jérusalem aux côtés du Président de la République.


Au Business Lounge du Hilton, je lis LE MONDE daté du 15-16 juin 2008. En Israël, et surtout dans les hôtels de cette catégorie, LE MONDE et/ou LE FIGARO sont mis à la disposition des clients francophones au même titre que le HERALD TRIBUNE ou le WALL STREET JOURNAL pour les anglo-saxons. C’est bon de lire un journal français à Tel Aviv. Dans ce pays d’ailleurs depuis quelques années, les francophones ne sont pas privés de ce point de vue. J’ai bien l’intention de revenir au cours de ce séjour dans Justinteresting sur les médias en Israël. Donc, j’ouvre LE MONDE et je lis « Chanter et déchanter avec Sarkozy ». La journaliste Véronique Mortaigne y explique comment « Faudel, Doc Gynéco ou Enrico Macias en particulier auraient perdu une partie de leur public, après s’être engagés aux côtés du futur président pendant la campagne électorale ». La journaliste décrit des faits sur Faudel et sur Doc Gynéco. Elle termine son papier sur Enrico et sur la « déception du chanteur qui attendrait de jouer un rôle dans l’Union pour la Méditerranée » (à voir ...).  Quoiqu’il en soit, concernant l’éventuelle perte de public du chanteur, nous verrons ce qui se passera pour ses prochains concerts en France, mais je peux témoigner qu’en Israël en tout cas, son public est resté fidèle et nombreux.


_________________________________________________________________________________________

Few words in English for the Israeli readers of Justinteresting.

This article speaks about a French singer Enrico Macias and his last concert in Tel Aviv (June 2008).
There's also a part about a paper in LE MONDE (French newspaper) regardint the relationship  between the singer and the French President.

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Contact mail  du blog : eretzperso@yahoo.fr

Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.

To subscribe at this blog, just write you email in « s’inscrire à la newsletter » and valid your inscription when you’ll get the mail for acceptation.

 



 
Par justinteresting - Publié dans : ISRAEL - MOYEN ORIENT - Communauté : Israël
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /2008 21:45

A Tel Aviv pour le business,  l’hôtel dans lequel vous devez poser impérativement vos valises est le Hilton Tel Aviv. C’est vraiment « the place to be for business ». Vous y croiserez des cadres en costume-cravate comme à Paris, vous y découvrirez de nombreuses entreprises qui organisent là leurs séminaires, vous y rencontrerez également des stars du show business ou de la politique….. et en même temps vous logerez dans un cadre luxueux en bord de mer. Ajoutons à cela que lorsque vous direz à vos prospects ou clients sur place que « vous logez au Hilton », vous les impressionnerez immédiatement et ils vous écouteront aussitôt avec un a priori positif.

 

Toutes les chambres du Hilton sont orientées vers la mer et ont un balcon (ou une terrasse). La photo du dernier article est prise de l’un de ces balcons orientés vers Jaffa (Jaffa view, le must). Celle d'aujourd'hui est une vue extérieure de l'hôtel.

Justinteresting a interrogé Motti Verses, Head of Public Relations de l’Hôtel Hilton.

CS : Quand le Hilton Tel Aviv fut-il construit ? Et comment sa clientèle a-t-elle évolué ?

MV : En 1965, cet hôtel fut construit à la limite de la ville. Puis, a été conçu juste à ses pieds un parc qui lui confère un calme évident bien qu’il soit à quelques minutes du centre ville d’aujourd’hui. Au départ, la clientèle était familiale et surtout juive-américaine. Les enfants de nos premiers clients sont encore aujourd’hui nos clients pour la plupart. Dans les années 80, la clientèle a évolué vers le business. Elle reste en grande partie américaine (40% en 2007) mais aussi de plus en plus européenne (Française, Anglaise, Belge…). L’accès direct à la plage est un avantage supplémentaire. Au mois d’août et pendant les vacances scolaires françaises, la clientèle de l’hôtel est à 90% française. Le reste de l’année, c’est essentiellement une clientèle business.

Hilton Tel Aviv, c’est environ 600 chambres avec un taux d’occupation annuel de 85 % (les deux dernières années en tout cas). Tous les 7 ans, nous procédons à un programme de rénovation des chambres. Nous avons commencé en 2007 une nouvelle action de rénovation qui devrait être terminée vers 2012. »

 

J’ai visité les chambres « liftées ». Elles sont merveilleusement jolies et technologiquement impeccables. Motti Verses m’explique pendant cette visite : « Nos clients vivent dans de confortables appartements à la pointe du modernisme, ils trouveront dans ces nouvelles chambres l’équivalent de leur quotidien, et même un peu plus si c’est possible… ».

 

Citons également le YAKIMONO, excellent restaurant japonais cacher du Hilton TLV, que les habitants de Tel Aviv apprécient tout autant que les clients de l’hôtel. Il y a encore tellement à dire sur le Hilton TLV que cet article n’est pas suffisant.   

La suite de « Justinteresting from Tel Aviv » sur d’autres thèmes dans les prochains jours…

__________

Because Justinteresting is in Tel Aviv for a few weeks, and have now israeli readers (for my pleasure), I’ll try to write a summary note of each article for them in English (because in Hebrew it is too difficult for me).
This first article speaks about Hilton TLV and describes the development of the hotel from 1965 till today. Motti Verses, Head of Public Relations, gave us some explanations.

_________________________________________________________________________________________________________

Contact mail  du blog :
eretzperso@yahoo.fr
Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.

 

Par justinteresting - Publié dans : TOURISME - Communauté : Israël
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /2008 20:13

A 4000 km de Paris, comment garder un lien avec son pays. J'ai la chance d'être logée pour cette mission temporaire dans un excellent hôtel de Tel Aviv, ce qui me permet de voir France 2 et TV5 Monde dans ma chambre (ce soir, en fond sonore, la Fête de la Musique en direct de Paris).
Au business Lounge, des journaux français côtoient les incontournables journaux anglo-saxons.
Grâce à internet en wifi, je consulte les sites internet de mes journaux français favoris.  Hier soir, j’ai probablement été la première Française de Tel Aviv à découvrir la vidéo de l’interview de Carla Bruni donnée à Libération grâce à mon abonnement  à la newsletter du journal. C'est vraiment impressionnant d'être si près de la France grâce aux nouvelles technologies.


Du coup, j'éprouve aussi le besoin de créer du mouvement sur les liens signalés par Justinteresting.
Sur la droite de mes articles, depuis le départ, j'avais fait le choix de quelques blogs soit pour faire connaître le site d'amis, soit pour consulter plus facilement les sites qui m'intéressaient.
Mes goûts et mes centres d'intérêt évoluent et les liens sur Justinteresting changent avec l’humeur du moment et la distance. Aujourd’hui, vous pourrez avoir accès à :

-      Ceux qui présentent un intérêt de lecture (hors des sites de presse). J’aimerais que mes lecteurs les connaissent aussi. N'hésitez donc pas à y jeter un coup d'œil.
Si vous voulez me poser des questions sur les responsables de ces sites que je connais personnellement, vous pouvez m'envoyer un mail sur eretzperso@yahoo.fr

 -       Et également, ceux qui sont proches des sujets développés sur Justinteresting

Ces liens s’étofferont au fur et à mesure. Il n’y aucun « échange » comme c’est souvent le cas (enfin pas jusqu'à aujourd’hui) ; vous ne lirez pas Justinteresting en parcourant ces sites. Preuve, s’il en fallait, de l’objectivité de mes choix.

Cet article inaugure une petite série de « Justinteresting from Israël » que vous lirez, j’espère, avec intérêt. Parce que lorsqu’on est amoureux de Paris (ce qui est mon cas), on aime forcément Tel Aviv….et que j’ai envie de vous raconter quelques curiosités de ce pays, Israël que j’aime au même niveau que ma France. Et  également, parce qu'Israël est un merveilleux pays que beaucoup de mes lecteurs ne connaissent pas encore.

"A plus", pour la suite de « Justinteresting from Israël… »

CS

Légende de la photo : Vue de Tel Aviv du balcon de l'hötel (sur lequel je reviendrai en détail dans un prochain article)

PS : La secrétaire de rédaction bénévole et préférée est en vacances dans le Sud de la France et n’est pas comme moi « Webaholic ». Donc, mille pardons s’il reste des coquilles, des fautes d’orthographe ou de syntaxe dans mes articles de juin. Pour vous qui me lisez et pour elle qui se dévoue toute l'année, je vais tenter de relire minutieusement mes textes,  mais tout de même, ces sacrées "RTT"!!.

Par justinteresting - Publié dans : ISRAEL - MOYEN ORIENT - Communauté : Israël
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 19:12

Un ami (bien connu de tous les publicitaires) m'en parlait très souvent : « tu devrais le rencontrer ». Et puis un jour, je lis dans la newsletter du Crif une interview de Michel Bongrand portant sur Israël. Déclic !  J’ai eu envie de rencontrer "ce pape du marketing politique" reconnu par tous. J’arrive à son domicile un peu intimidée devant ce personnage de 87 ans, certaine de m’enrichir intellectuellement au cours de ce rendez-vous. Son dynamisme, son charisme, son humour, son intelligence, sa jeunesse d’esprit, tout m’enchante ; je ne suis pas déçue.

Pour les plus jeunes (ceux qui s’activent aujourd’hui dans les agences) ce nom n’est pas forcément très connu. Mais pour les « vieux routiers de la Com. » son image est importante. 
Qui est donc Michel Bongrand ?
Né le 30 décembre 1921 à Colombes, il engrange de nombreux diplômes du domaine du marketing.  Engagé dans la résistance à 18 ans, il connut d’abord dans la clandestinité puis dans les allées du pouvoir, tous les hommes politiques qui comptent. Il mène de grandes campagnes de marketing politique qui vont établir sa réputation. Il sert trois Présidents de la République et pas des moindres : De Gaulle, Pompidou et Giscard. Il se fait surtout remarquer par ses conseils judicieux pour lancer le challenger du Général : Jean Lecanuet et pour son rôle auprès de Raymond Barre.

 

Président-Fondateur de l’Association Internationale des conseils politiques (IAPC), il est le seul membre européen de l’Association Américaine des Conseils Politiques (AACP). Michel Bongrand exerce toujours son activité comme Conseil « en image et en formulation » à laquelle, en raison de son réseau exceptionnel d’amitiés nouées au plan  international au cours des décennies, il a ajouté les volets, traditionnels aux Etats-Unis mais peu connus encore en France, de Public Affairs Consultant et de Conseil en Lobbying.

Michel Bongrand est Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 39-45 et rosette de la Resistance.

Quelques-unes des ses publications :

-          Splendeurs et Misères de la Politique  (Plon) en 1986

-          Noir de gris (poèmes) (Cherche-Midi) en 1987

-          La communication politique : « pour le meilleur et pour le pire » pour l’Académie des Sciences  Morales et Politiques en 1998

-          Le marketing politicien (Bourin éditeur) en octobre 2006

 
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce dernier livre dont la dédicace qu’il m’a autorisée à produire pour illustrer cet article représente le plus grand et le plus joli coup de chapeau que l’on m’ait attribué (tant pis si certains jugent cela immodeste, j’assume).

Sur ce livre, j’ai tellement coché de pages que je ne sais que retenir. Je conseille simplement à ceux qui s’intéressent à la communication politique de ne pas passer à côté. Et je l’offrirai désormais chaque fois que cela sera utile comme base pédagogique de départ.
 

Michel Bongrand a accepté l’interview de Justinteresting après avoir regardé mon blog sur un écran d’ordinateur, au grand étonnement de sa fidèle assistante qui m’expliqua que c’était la première fois de sa vie que Michel le faisait. Ses commentaires furent merveilleux pour mon ego.



Passons maintenant à l’interview :

CS : Quels sont les hommes politiques qui vous ont le plus marqué ?

MB : Je citerai Pierre Mendès-France qui avait à ses côtés mon meilleur collaborateur de l’époque, Claude Barret, malheureusement disparu, Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas (à qui le livre est dédié) et Raymond Barre.

J’ai conseillé des dizaines d’hommes politiques, tant en France qu’à l’étranger, dont je ne tiens pas spécialement à citer les noms à trois exceptions près : Alain Peyrefitte, Ronald Reagan et Salvador Allende.

 

CS : Dans votre livre, on apprend que vous avez inventé le célèbre slogan « La force tranquille » de Mitterrand. Comment est-ce possible ?

MB : J’étais sur la campagne de Giscard d’Estaing. Brainstorming avec une dizaine de collaborateurs comme d’usage dans ce type de recherche. Les formulations qui ressortaient tournaient autour de « la force paisible » et la « force réfléchie ». C’est là que Jacques Doyen, l’un de mes collaborateurs de 25 ans, tout juste sorti de Sciences Po, s’écrie à propos de la troisième ligne où était inscrit « la force tranquille » : « C’est moi qui l’ai inventée ! ». Je lui fis gentiment remarquer qu’il était abusif de s’attribuer un slogan quel qu’il soit au cours d’un travail collectif dont j’avais dressé l’argumentaire politique. Finalement, Giscard choisit un autre slogan « il faut un président à la France ». Et j’appris plus tard que « La force tranquille » fut suggérée aux équipes de Mitterrand en charge du brief pour la campagne publicitaire que Jacques Séguéla remporta.

 

CS : Thierry Saussez, aujourd’hui en charge de la communication du gouvernement, a longtemps été votre collaborateur. Lorsqu’il a été nommé à ce poste, le Monde du 26 avril 2008, nous apprend que votre mot de félicitations ne comportait que la formule laconique suivante « Take care ». Que vouliez-vous dire vraiment ?

MB : Thierry a travaillé à mes côtés pendant dix ans. Il m’a été présenté à sa demande par Roger Frey, Ministre de l’Intérieur,  et je l’ai embauché tout de suite. Ma société a signé de grandes campagnes (« un petit clic vaut mieux qu’un grand choc » par exemple pour la Sécurité Routière). J’ai dit « Take care » car il va devoir gagner l’adhésion de tous ceux qu’il sera appelé à orienter et ce n’est pas si simple. Je voulais dire « fais gaffe ». Chacun de nos ministres a son ego plus ou moins développé. Aucun n’acceptera qu’un non-élu lui dicte ce qu’il doit faire. Il risque d’y avoir des blessés, des jaloux, des haineux. C’est un poste glorieux mais surexposé.

 

CS : Quelle est votre opinion sur le rôle d’internet en matière de communication politique ?

MB : Je ne suis pas capable de juger internet autrement que  par le « qu’en dira-t-on ». Avant la présidentielle américaine en cours, la plupart des grands conseils américains me disaient qu’Internet servait essentiellement au fund raising et au recrutement de volontaires, sans pour autant agir sur les votes. Après un voyage à Washington fin 2007, j’ai eu pourtant l’impression que la multiplication des blogs et des échanges entre internautes auraient tout de même une influence. Mais devant la multitude, comment trouver les bons ?

On constate aujourd’hui tout de même qu’Internet est un vecteur qui compte de plus en plus dans tous les domaines de la communication.

 

CS : Passons maintenant à Israël. Il me semble que vous vous êtes très peu exprimé sur ce pays.  J’ai pourtant lu récemment dans la newsletter du CRIF une de vos interviews. Quel est votre avis sur la communication politique de ce pays dont vous êtes proche de par vos origines ?

MB : J’ai beaucoup d’admiration pour les positions de Shimon Pères, mais nul ne peut résoudre l’avenir du Moyen-Orient devant les extrémismes syriens et iraniens.

 
CS : Nicolas Sarkozy se rend en Israël fin juin. Que pensez-vous des relations France-Israël qui se réchauffent en grande partie grâce à lui ?

MB : Maurice Levy a fait une excellente tribune dans Le Monde en date du 24 mai 2008. Je suis d’accord en tous points avec lui et tiens à l’en féliciter.


Cette interview a été écrite après deux rendez-vous accordés par Michel Bongrand. Nous n’avons pas été d’accord sur tout en matière de communication. Probablement à cause de la différence générationnelle, mais je dois avouer une admiration sans borne pour le personnage, pour son parcours aussi bien privé  -la résistance, le choc qu’il eut lorsqu’il libéra les camps de concentration et vit sortir ces squelettes en pyjamas rayés, les voyages qu’il fait encore aujourd’hui seul ou avec son petit-fils comme récemment aux Etats-Unis-   que pour son parcours professionnel et son intégrité par rapport aux causes qu’il a défendues aussi bien que ses réactions instinctives de rejet pour celles qu’il ne « sentait pas ». Nous avons des approches différentes sur certains points, mais il m’a confortée dans mon idée que si l’on veut être un excellent conseil en communication, deux qualités de départ sont essentielles : le feeling et le pouvoir d’anticipation.  Je l’avais toujours pensé ; par la lecture de son livre et les discussions que nous avons eues ensemble, je continuerai à avancer en croyant à ces principes de base. J’ai rencontré un grand homme et j’ai voulu faire partager cette chance à mes lecteurs de Justinteresting.


PS : Je m'aperçois que la dédicace dont je parlais plus haut n'est apparemment pas lisible à l'écran...Finalement, ma modestie n'aura pas à souffrir....

Contact mail  du blog :
eretzperso@yahoo.fr
Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.

 

 

Par justinteresting - Publié dans : PUB-COMM - MARKETING - WEB -MEDIAS
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 20:18

En m’envoyant en avril 2008 son dernier livre : « LA PUBLICITE EST DANS LE FILM » (Editions Eyrolles), Jean-Marc Lehu m’avait prédit « que je ne pourrai plus regarder un film de la même manière ». Après lecture de l’ouvrage, j’ai voulu attendre la sortie en salle de SEX AND THE CITY pour écrire dans Justinteresting et vérifier sa prédiction.

 

Jean-Marc Lehu, Maître de conférence en marketing à l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, débute son livre par un recensement exhaustif et minutieux des cas célèbres (ou un peu moins) de cette nouvelle technique de communication qu’utilisent les marques, appelée « placement de produits ».

Derrière les exemples et les faits, on découvre que toutes les stratégies de communication devront à l'avenir intégrer (ou au moins envisager d’intégrer, suivant le produit concerné) cette technique de communication.

 

Je dois reconnaître que je n’avais pas imaginé à quel point un téléphone portable ou une voiture dans un film avait un tel impact sur la marque et laissait un tel message subliminal dans l’esprit du consommateur. Par exemple, impossible pour moi d’envisager l’influence des chaussures de sport jaunes que porte Uma Thurman dans le film Kill Bill en 2003 et la demande du public qui s'ensuivit. A l'époque, j'avais pensé que c’était la marque qui avait profité de l’impact du film pour tenter un nouveau modèle.

 

L’auteur ne se contente pas de dresser une liste des cas cinématographiques, il décline son propos sur le divertissement en général : théâtre, musique, etc. Il explique de plus comment, pourquoi  et avec quelles agences spécialisées, cette technique de marketing sera de plus en plus incontournable.

 

Passons maintenant du livre de JM. Lehu à son application la plus « visible » (et le mot est un euphémisme) dans le film « Sex and the city » sorti en salle en France le mercredi 28 mai 2008. Pour commencer, je dois prévenir les lecteurs de Justinteresting qu’aussi incroyable que cela puisse paraître, je n’avais jamais vu d’épisode de la série télévisée qui est passée pendant de nombreuses années sur nos écrans (et qui passe encore, me dit-on). De nombreuses copines avaient insisté pour que je le fasse, tant je leur rappelais tantôt  l’une, tantôt l’autre des protagonistes (ceux qui me connaissent trouveront facilement).

Mais bizarrement je ne me suis jamais trouvée là au bon moment devant mon écran. J’ai une incapacité innée lorsqu’il s’agit de loisirs, à ce qu’un horaire me soit imposé et j’ai par conséquent du mal à me brancher sur une série TV sachant pertinemment que je n’en connaîtrai jamais la fin.

Revenons à SEX AND THE CITY ; j’avais tout de même lu beaucoup d’articles de presse sur la série et je savais un peu à quoi m’attendre au niveau du scénario. Presque tous relataient le foisonnement des marques présentes dans le film (pas moins de 163 marques dixit CB News du 28 avril 2008). Vraiment too much à mon goût. Normalement tout le monde aurait dû retenir Mercedes et Sephora au vu de l’accompagnement publicitaire et du buzz apparemment déclenché. Quant à moi, les marques qui m’ont personnellement frappée sont Louis Vuitton et Vivienne Westwood. Le sac Louis Vuitton de l’assistante est au centre de plusieurs scènes de l’histoire et l’objet devient un prétexte au scénario amusant et même affectif. Ensuite, pour ce qui concerne Vivien Westwood, comment une femme pourrait-elle oublier le style et la beauté de la robe de mariée de Carrie fournie par le couturier ? 

 

Pour conclure, questions à Jean-Marc Lehu :

 

 

 

CS : Je me suis demandé comment vous aviez réussi à dresser une liste de cas de placements de produits avec autant de détails. Il y a des films de toutes sortes ; beaucoup sont américains (puisque la technique vient d’abord des US) et quelques-uns français. Même si cette liste peut paraître fastidieuse a priori au lecteur, elle constitue pour les étudiants, les communicants, les producteurs, et bien d’autres un document de travail unique. Comment tout ceci vous est-il venu à l’esprit ?

JML : Ce livre est un projet ancien, ce qui a permis d’accumuler au fil du temps, travaux de recherches, exemples, analyses et anecdotes sur cette technique de communication originale. Et à vrai dire, je crois qu’il n’y a pas grand mérite à « devoir » aller au cinéma, regarder la télévision, lire des romans et jouer avec des jeux vidéo… pour pouvoir écrire un livre ! Mais plutôt que de le dire ainsi à l’acheteur lecteur potentiel – il faut bien soutenir le secteur de l’édition ! -, sans doute est-il préférable d’expliquer que : « ce minutieux travail de bénédictin s’est fait dans la souffrance intellectuelle d’une recherche académique et illustrative longue et laborieuse au profit d’un savoir universel… »

Maintenant, et plus sérieusement, le détail auquel vous faites allusion est l’ordinaire respect dû au lecteur. C’est ce qui lui permettra de comprendre, même s’il n’a pas vu le film, ou s’il est novice en marketing. Au final, il devrait être en mesure de mieux appréhender les motivations des différentes parties prenantes, ainsi que les techniques et les méthodes utilisées pour intégrer dans son programme de divertissement, les marques de son quotidien.

Enfin, l’ego de l’auteur ne peut être que flatté par l’expression « travail unique » de votre question. Il faut toutefois garder à l’esprit que voilà plus d’un siècle et demi maintenant, Honoré de Balzac parsemait déjà ses œuvres de marques. Qu’au début du XX’ siècle tous les producteurs hollywoodiens d’un cinéma encore naissant, de Carl Laemmle à Adolphe Zukor, courtisaient déjà les marques pour obtenir leur coopération en échange d’une apparition à l’écran de leurs produits… Ou encore que des peintures célèbres d’Edouard Manet (1882) ou plus récemment d’Edward Hooper (1940) comportaient elles aussi des placements de marques. Aucun vecteur culturel ne peut y échapper. Car les marques font partie de notre vie, qu’on les adore ou qu’on les haïsse. Qu’elles soient génératrices de lien social ou l’expression de statuts aux cloisons étanches. Puisse leur entrisme culturel être simplement aussi stratégique que modéré, afin de ne nuire ni à leurs objectifs économiques légitimes, ni à notre juste divertissement.

 

CS : Dans Le Monde du 15 mai 2008, Laurence Girard cite Jean-Patrick Flandé, PDG de Film Média Consultants, « une des agences qui marie marques et cinéma » qui dit : « Petites sociétés comme grandes marques nous contactent spontanément pour être dans les films. Elles cherchent des moyens de communiquer alternatifs ».

Je pense pour ma part que cette aubaine profite surtout au cinéma. Les producteurs auraient ainsi trouvé un moyen supplémentaire pour rentabiliser plus vite leurs investissements sans attendre sorties en salle + passages TV + dvd + ventes au TV étrangères. Quel est votre avis ?

JML : Les bons agents en placement de produits et de marques sont rares, car cela nécessite une double compétence cinématographique et stratégie de marque. Jean-Patrick Flandé est incontestablement un vrai professionnel du placement au cinéma, car il est perpétuellement à la recherche de partenariats où marques et production cinématographique tirent profit à part égale du placement. Ce qui n’est toujours évident lorsque naît d’un côté ou de l’autre, l’idée de placer ou d’utiliser une marque à l’écran, a fortiori en France où les fondamentaux de la techniques ne sont pas encore bien maîtrisés par tous les acteurs.

Penser que c’est surtout le cinéma qui est bénéficiaire peut paraître réducteur. Compte tenu d’un univers hyperconcurrentiel et d’un nombre toujours croissant de messages sollicitant le consommateur (un peu plus de 5000 au quotidien dans une économie développée), l’opportunité d’apparaître dans un contexte qui ne soit pas commercial devient un réel atout pour les marques. A fortiori, si l’on considère le potentiel d’expositions récurrentes (bande-annonce éventuellement, sortie cinéma, dvd ou téléchargement, chaînes payantes puis gratuites, rediffusions…). De plus, tous les placements ne sont pas monnayés loin s’en faut. L’année dernière, dans le monde, tous vecteurs confondus, les marques ont payé environ 4,4 Mds de dollars (dont un gros quart au cinéma) pour des placements. Mais cela ne représente qu’environ 1/3 de l’ensemble des placements réalisés. Les deux autres tiers reposant sur des partenariats et/ou des échanges marchandises et/ou des prêts…

Qu’un placement se situe à la confrontation de deux objectifs - l’un consistant à alléger et/ou faciliter la charge de la production, l’autre à trouver comme vous le mentionnez judicieusement des moyens alternatifs complémentaires de communication - me semble positif. Car seule la prise en considération simultanée de ces deux objectifs peut permettre la réalisation d’un placement « intelligent » qui ne lèse pas le spectateur.

 
CS : Et 163 marques pour Sex and the city ? Ne croyez-vous pas que « trop de marques tuent les marques » ?

JML : Votre question devrait être le leitmotiv de toute marque s’engageant dans un projet de placement au cinéma. Passée une dizaine de marques par long métrage, la visibilité, le parasitage, la sensation d’un matraquage publicitaire ruine rapidement la stratégie de placement, si tant est qu’il y en avait une au départ. Le but n’est pas d’apparaître coûte que coûte sur un écran pendant qu’une scène s’y déroule. L’objectif est - ou devrait être - que la marque ou le produit puisse être le mieux possible intégré(e) à ladite scène. Ce n’est que dans ce cas que le placement apparaîtra logique voire naturel. Ce n’est que dans ce cas qu’il gagnera en notoriété, voire en sympathie, influençant dans le meilleur des cas l’attitude et parfois même le comportement du consommateur potentiel.

Ce qui signifie que les bonnes opportunités sont et demeureront extrêmement rares. Pour ne considérer que le cas du cinéma, chaque année, il n’y a pas tant de films dont l’histoire, le lieu, le contexte et les personnages se prêtent idéalement à un placement de la marque X, au moment donné de sa vie où il est envisagé.

Dans le cas de Sex and the City, il s’agit naturellement d’un cas particulier où déjà dans la série, les quatre personnages féminins principaux évoluaient dans un environnement où les marques (notamment luxueuses) avaient leur place. Ces multiples marques étaient « utiles », notamment quant à l’image et au statut qu’elles pouvaient conférer aux différents personnages. Cela pouvait même ainsi aider le spectateur à les situer dans la société de consommation moderne, et plus intéressant encore, les unes par rapport aux autres. Mais cet aspect « commercial » de leur vie me semble toutefois avoir été quelque peu exacerbé dans le film. C’est dommage pour le film. C’est regrettable pour les marques. C’est ennuyeux pour le spectateur. Et là où l’on aurait éventuellement pu imaginer une telle overdose traitée au second degré, ou même avec une certaine ironie, il n’en est rien. Or, penser qu’aujourd’hui le consommateur spectateur puisse encore être dupe, c’est manifestement ne pas avoir croisé son chemin depuis une éternité…

Merci pour vos réponses. Une chose est certaine : ce livre sera évidemment une base solide pour l’enseignement du marketing dans les universités.


Contact mail  du blog :
eretzperso@yahoo.fr
Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.

 

 


 

Par justinteresting - Publié dans : CINEMA - THEATRE - SPECTACLES - LIVRES - MUSIQUE
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 14:34

Vous l’avez peut-être déjà vu sur LCI (« La bourse et votre argent » animée par Jean-Pierre Gaillard) ou écouté sur Radio Classique ou encore lu sur Yahoo ! Finance. Lui, c’est Patrick Leguil, Directeur de la Recherche chez VP Finance (et aussi Président de la Société Financière des Analystes Français) ;  C’est sous sa " casquette" VP Finance qu’il a accepté de répondre aux questions de Justinteresting.

 

CS : Le CAC est aujourd’hui autour de 5000 après de nombreux mois de crise ? Apparemment, il y a encore des sursauts pour cause de « subprimes » ? Quelle est votre analyse ?

 

PL : Je vous répondrai qu’une « crise peut en cacher une autre ». Aux Etats-Unis, il y a d’abord eu une vraie crise immobilière que personne n’avait vu venir puis il y a eu les « subprimes ». En Europe, aucune banque n’a fait de « subprimes », mais il y a eu « vaporisation » ; je dirais que ce n’est pas encore terminé aux US. Il y a une crise de liquidités entre banques et une crise de confiance des acteurs sur les marchés. Quant aux banques (et assurances) européennes, ces dettes ont été adossées à des actifs et sont aujourd’hui dans leur Hors-Bilan. Comme dans une publicité très ancienne, je dirais « qu’elles ont enlevé le haut et qu’elles peineront à enlever le bas ». La situation générale américaine et européenne aujourd’hui est marquée par des taux interbancaires qui se retendent et des banques qui empruntent plus cher que les émetteurs en direct. Mais je ne pense pas qu’elles soient en situation de risques. Deux faits marquants ont rassuré les marchés : le jour où Bear Stearns a été sauvée et la recapitalisation d’UBS,  dès lors le cauchemar du risque systémique pouvait être écarté. En outre les marchés ayant anticipé nombre de conséquences de la crise et notamment une baisse des profits futurs de quelque -20%, les actions américaines apparaissent à ce jour à leur juste prix. Je suis donc plutôt optimiste sur les Etats-Unis et l’Europe pour l’instant.

 

CS : Dans la brève ci-dessous parue dans Le Point du 18 mai, on pouvait lire :

« Cela va être encore plus douloureux » Warren Buffet.

 L’homme le plus riche du monde, expliquant que les marchés financiers mondiaux vont devoir faire face à de nouvelles pertes liées à la crise des crédits

(Reuter, 5 mai).

C’est pour le moins inquiétant, n’est-ce pas ?

 

PL : Warren Buffett dit tout haut ce qui se dit tout bas, oui il y aura encore des dépréciations, provisions ou pertes sur des encours de crédits à la consommation par exemple, mais le signal a bien été donné, il ne peut y avoir de grosse faillite bancaire, la Fed et les pouvoirs publics confirmeront : le système ne peut disjoncter !

 

CS : et la France en particulier ?

PL : La France comme l’Europe n’est pas autonome des Etats-Unis. Je ne crois pas au « découplage » mais au « décalage ». Nos entreprises du Cac 40 sont des sociétés mondiales. Les marques du Cac  40 n’investissent que peu en France et créent de l’emploi ailleurs. Je pense que le SBF 120 est beaucoup plus représentatif du tissu économique français qui a très peu d’entreprises moyennes de type germanique (Pme d’un millier de personnes) à même de nourrir ce segment de marché et d'irriguer l'économie. En outre, la population européenne vieillit et de ce fait sa demande est moins dynamique. Remarquez c’est pire au Japon. Au moins en France, la population croît encore alors qu’au Japon, la population décroît. Et ne parlons pas de la Chine. Dans 10 ans, on constatera les conséquences de « l’enfant unique de Mao ».

 

CS : Pour continuer le tour des place boursières, que pensez-vous alors de l’Asie ?

 

PL : Les marchés asiatiques restent dynamiques malgré une baisse de croissance. Quant aux bourses émergentes, elles ne sont pas homogènes. On ne peut pas comparer le Brésil et la Russie (matières premières) à la Chine (Sociétés industrielles) ou l’Inde (sociétés de service). Autres marchés émergents, la Turquie par exemple ou certains pays de l’Est sont aussi très différents. Ces marchés émergents sont  « globaux » du fait du développement de leur économie. Je ne conseille pas d’investir en Asie pour le moment. Il y a encore cette bulle des matières premières, et les bourses asiatiques sont à leur juste prix après la très forte baisse qu’elles viennent de subir.

 

CS : Analyse peu optimiste. Que faire alors ?

 

PL : Je crois qu’on a vu le pire. La logique voudrait que cela rebondisse. Les Etats-Unis, c’est un peu comme une voiture de course. Il lui en faut peu pour repartir. La récession n’est pas prouvée pour l’instant ou alors elle s'avère très discrète !. Quant à l’Europe, c’est un tracteur qui suivra, mais plus lentement.

 

CS : Vous avez, à ma demande, regardé de plus près la bourse de Tel Aviv (Tel Aviv Stock Exchange – Tase) et je vous en remercie. Après l’accord entre l’AMF et l’Israël Securities Authority début 2008, l’adoption des normes IFRS par les Israéliens et du système GL Trade tout récemment, comment voyez-vous l’évolution de la bourse israélienne ?

 

PL : Israël est une bourse à très forte valeur ajoutée. Je pensais qu’il n’y avait que des valeurs High Tech, pharmaceutiques ou du domaine de la sécurité. J’ai été surpris de découvrir dans le TASE 25 (équivalent de notre CAC 40) des sociétés de produits alimentaires et des industries chimiques. C’est étonnant.  Je dirais qu’Israël ressemble à la Corée du Sud, ce ne sont plus des marchés réellement émergents ; Il y a en Israël un gros PIB par habitant et une forte croissance depuis plusieurs années. De plus, les investisseurs ont de ce pays une vision positive et une bonne image du savoir-faire des sociétés à forte valeur ajoutée (high-tech)

 
CS : Merci, je reviendrai faire un point avec vous si vous le permettez avant la fin de l’année.

 

(Achevé de rédiger le Vendredi 23 mai 2008)


Contact mail  du blog :
eretzperso@yahoo.fr
Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.

Par justinteresting - Publié dans : FRANCE - POLITIQUE - FINANCE
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /2008 20:57

Ce 60ème anniversaire a été largement couvert par les médias. Ceux qui ont voulu s’intéresser aux réalités de ce pays, sans s’arrêter à ces images représentant seulement des soldats ou des guerres, ceux-là donc ont eu de quoi lire ces derniers temps.

 

Mention spéciale cette semaine pour LE MONDE 2 « hors-série ».

A l’intérieur, de nombreux articles très instructifs, des témoignages qui sortent des sentiers battus. De nombreuses photos également, dont celle qui a fait le tour du monde de ces trois soldats au regard inoubliable devant le Mur des Lamentations à Jérusalem après la guerre des six jours en 1967 et,  page suivante les mêmes au même endroit 41 ans plus tard.

Ce numéro hors-série se termine par une interview de Shimon Pérès à lire impérativement. Il y raconte sa relation avec Ben Gourion et son admiration pour ce personnage hors du commun, il répond aux journalistes sur les raisons qui, de son point de vue, ont poussé les grandes puissances à voter pour la création de l’Etat d’Israël, et donne sa vision de l’avenir du pays. Un numéro à conserver.

 

Citons aussi le dossier spécial de Paris-Match (qui exposera « ses photos les plus marquantes, les plus attachantes, les plus symboliques » jusqu’à fin juillet à l’Institut Français de Tel Aviv) à qui Ehoud Olmert a accordé une interview sur de nombreux sujets. Des réponses très claires comme par exemple : « …..Parce que le jour où nous n’aurons plus à dépenser toutes nos ressources et notre énergie à nous défendre, il n’y aura plus de limite à ce que nous pourrons réaliser. Pas seulement pour nous, mais pour toute la région. Si l’on était capable de travailler avec nos voisins, au lieu de nous battre avec eux, de construire le futur de nos nations, on ferait du Moyen-Orient un jardin d’Eden. Et je suis persuadé que cela peut arriver de mon vivant ». Ehoud Olmert est très clair sur ses positions sur l’Iran, Gaza, le Liban et la Syrie, et répond par des arguments très forts aux questions du journaliste sur les constructions en cis-Jordanie, sur Jérusalem et sur sa façon de voir l’avenir de son pays. Comme un besoin d’exprimer certaines assertions avant peut-être ….de tirer sa révérence ? Qui sait ?

Précisons que cet article est paru juste avant les évènements inquiétants qui se déroulent en ce moment au Liban.

Page suivante, une double page sur Yitzhak Aronowicz, le capitaine Ike de l’Exodus. Ike, sur lequel deux cinéastes israéliens ont réalisé un film. Ike qui, à 82 ans, garde un « fichu caractère » de rebelle, caractère qui a été bien utile pour mener l’Exodus jusqu’à Haifa en Israël avec ses 4500 rescapés des camps en 1948 - le documentaire s’appelle « Displaced » produit par Ideasforfilms et Channel 8. Ike toujours, dont le livre « J’étais le capitaine de l’Exodus » qui paraît chez Michel Lafon, s’est gentiment prêté au jeu de la dédicace cette semaine dans un cinéma de St-Germain. Rencontre émouvante. Juste un petit « bémol » : Ben Gourion a profondément irrité Ike en 1948 (en s’opposant au débarquement de deux autres bateaux de réfugiés en provenance des pays de l’Est)  et 60 ans plus tard, le vieil homme lui en veut encore. C’est presque « too much » quand on sait tout ce qu’a permis la ténacité de celui qui a proclamé qu’Israël était un Etat et qui s’est battu pendant des années pour maintenir son existence. Dans la balance, ça doit bien compter. Allez Ike, un bon geste tant qu’il en est encore temps, « forget and forgive ».

 

Un dessin tellement « lucide » de Ranson illustre l’édito d’Ivan Levaï dans Tribune Juive qui vient de paraître. On y voit les caricatures d’un soldat, d’un religieux, d’un vieil homme pauvre et d’un milliardaire à cigare les uns derrière les autres enfonçant un drapeau israélien dans le sol, et le soldat dit : « Pour une fois, essayons de pousser tous dans le même sens » : tellement vrai !.

Ivan Levaï commence son édito par  « Puisque l’été sera olympique et chinois, novembre américain, et le prochain semestre « sarko-franco-européen », n’hésitons pas à célébrer d’une seule voix un mois de mai plus israélien que jamais»  et  cite Morvan Lebesque, ancien rédacteur en chef du Canard Enchaîné qui aurait déclaré à Tribune Juive en Février 68 : « Je suis sioniste parce que je souhaite que le peuple juif soit à jamais libéré de ces deux sentiments qu’on lui porte tour à tour, et qui sont également avilissants : la haine et la pitié. Avilissants pour celui qui les donne. Et avilissants pour celui qui les reçoit. Ni mort aux juifs, ni ces pauvres juifs…. Je suis sioniste parce que le sionisme est nécessaire à l’équilibre du monde ». No comment.

 

Dans TJ également, une interview de Marie-France Pisier (toujours aussi belle) qui a tourné en Israël un film de H. Bouzaglo dont le titre est « Revivre ». Le film semble  très émouvant. Elle y interprète Léa Goldenberg, une rescapée des camps qui de retour en France ne peut récupérer ses biens et se retrouve un peu par hasard en route vers Israël. Marie-France Pisier a découvert ce pays au cours du tournage et apporte dans cette interview un témoignage sincère et objectif d’une actrice non-juive pleine de bon sens.

 

Enfin pour finir, un article économique intéressant dans Challenges. En encadré, pour la première fois il me semble dans un journal économique français, une description de la société Israël Corp.  La journaliste décrit l’histoire de cet important conglomérat israélien composé de chimie, de raffinage et de transport maritime.  Israël Corp, dont le Président Idan Ofer pose dans son bureau de Tel Aviv, serait évalué à 4 milliards d’Euros (côté sur le Tel Aviv Stock Exchange). Sa filiale IDE serait partenaire de Veolia en Israël et aurait également investi dans le projet de voiture électrique « The Better Place » de Shaï Agassi, qui est soutenu par Renault-Nissan (dixit Challenges).

 

Voilà pour ce 60ème anniversaire. D’autres évènements sont encore programmés jusqu’à la fin Mai, dont je ne manquerai pas de vous parler.  Israël est un miracle et 60 ans pour un pays, c’est bien jeune. Je sais que le miracle n’est pas parfait, mais il n’est pas question de voir la « bouteille à moitié vide » comme certains « rabat-joie de service » qui prennent un malin plaisir à minimiser le chemin parcouru en si peu de temps.

Et pour clôturer cet article, je vous propose deux vidéos qui circulent sur le net. Elles sont sur Utube, l’une est probablement l’œuvre d’un « cinéaste amateur » et l’autre est plus institutionnelle.

  

sur Utube - nuit du 60ème – Place Rabin - Tel Aviv

Israel - 60 years of independence

http://fr.youtube.com/watch?v=gbA9zWY2MYA

 

et aussi

 

http://fr.youtube.com/watch?v=vhc78DX8nG4&feature=related



Contact mail  du blog : eretzperso@yahoo.fr
Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.


 

 

Par justinteresting - Publié dans : ISRAEL - MOYEN ORIENT
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /2008 18:19

                                                    

Hamutal Ansky, Directrice de la Chambre de Commerce Israël-France à Tel Aviv, s’est réellement démenée pour y arriver. La revue annuelle sur laquelle elle a tant oeuvré a enfin vu le jour. Et ce ne fut pas simple.

Constitué d’une partie entièrement en Français et d’une autre en Hébreu, ce magazine représente plus qu’une simple revue.

Il est le témoin supplémentaire de l’importance accordée à la culture française en Israël, il veut aussi dire « Israël et la France, côte à côte ». Pour preuve, la « cover de une » qui mixte sur la gauche des photos israéliennes, et sur la droite ce Vélib devant la Tour Eiffel (choix auquel je ne suis pas complètement étrangère). Coup de chapeau au passage à Ino Englender, le DA.

 

Shimon Peres, Président d’Israël et Jean-Michel Casa, Ambassadeur de France en Israël apportent  également leur caution à cette revue annuelle. COMMERCE PLUS propose, entre autres, un point sur le fameux boom immobilier israélien, une découverte d’une école de designers atypique sponsorisée par un industriel israélien, un témoignage de Bnp Paribas sur sa présence dans le pays, et bien d’autres choses encore.

 

De nombreuses marques de renom ont apporté leur soutien à la revue par leur présence publicitaire. Citons quelques Françaises : Peugeot, Air France Klm, Régus ….et quelques Israéliennes : Bank Leumi, Michal Negrin,  Eldan, Sonigo et Seyman Ltd….

 

Depuis cette parution, le Président de la Chambre de Commerce Israël France a changé : c'est aujourd’hui M. Roni MILO, ancien Maire de Tel-Aviv et ancien Ministre. Sous l’impulsion du nouveau Président, et avec la ténacité d’Hamoutal, l’essai devrait être transformé l’an prochain avec une revue 2008/2009  au contenu encore plus riche en informations et  soutenue (je le souhaite) par des annonceurs encore plus nombreux.

Chantal Sutton pour Justinteresting
Contact mail  : eretzperso@yahoo.fr
Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.

 

 

Par justinteresting - Publié dans : ISRAEL - MOYEN ORIENT
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /2008 12:29

Avec son « Savoir goûter le vin » paru chez Plon en 2005, Enrico Bernardo nous transmettait son amour du vin et les techniques qui permettent de le déguster comme un « pro ». Dans cet ouvrage, nous découvrions son univers d’enfance dans la cuisine de sa mère où il apprit à déceler les saveurs et les parfums qui développèrent son goût pour la cuisine et par la suite pour le vin.














Aujourd’hui, Enrico récidive et écrit pour notre plaisir « Mes vins de Méditerranée », toujours chez Plon.

Pour faire cette « union méditerranéenne du vin » (avant l’autre …), il a visité 13 pays, a testé 4000 vins et a écrit 1000 fiches de dégustation. Ces fiches sont claires et communiquent même les coordonnées précises du domaine vinicole où l’on peut se procurer le vin.


Bien sûr, Enrico couvre largement le Sud de la France, du Roussillon à la Corse,  et son Italie natale,  du Piémont à la Sardaigne. Mais il nous fait découvrir aussi les vins du Maghreb, de la Grèce, d’Espagne, de la Slovénie, de la Croatie et de ses îles. Il consacre aussi une partie appelée « Côtes méridionales et orientales » dans laquelle il s’arrête sur les vins de Chypre, du Liban, de Malte, sans oublier Israël, sélectionnant ceux qu’il apprécie le plus et qu’il recommande.

 

J’ai rencontré Enrico Bernardo en 2004 quelques mois avant qu’il ne devienne Meilleur Sommelier du Monde à 27 ans, après avoir été Meilleur sommelier d’Italie à 20 ans. A cette époque, il était chef sommelier du Cinq, le restaurant du Four Seasons-Hôtel George V à Paris et nous avons ensemble inventé des évènements prestigieux autour du vin.


Aujourd’hui, toujours aussi modeste et sympathique, il vous accueille dans son propre restaurant IL VINO, Boulevard de la Tour-Maubourg ou dans celui qu’il a ouvert également à Courchevel. Il y a mis au point un concept qui attire de nombreux clients : sur la carte,
les meilleurs crus du monde (plus de 1500 références) sélectionnés par Enrico vous sont proposés. Mais ce qui sera dans votre assiette est une « surprise ».Le chef David Barilone et le sommelier décident ensemble des mets originaux qui mettront le mieux en valeur les vins choisis pour vous chaque semaine….et ça marche (il est recommandé de réserver).  

 

Des « Vins de la Méditerranée » à « Il Vino », il n’y a qu’un pas que je vous recommande de franchir pour le plaisir d’entendre l’accent italien et la faconde d’Enrico vous transmettre son amour du vin (s’il n’est pas à Courchevel, à Milan ou à Tokyo).

 

 

Chantal Sutton pour Justinteresting

Contact mail du blog Justinteresting  : eretzperso@yahoo.fr

Pour recevoir régulièrement les nouveaux articles du blog, il suffit de taper votre email dans la rubrique « s’inscrire à la newsletter » et de valider votre inscription en confirmant dès réception du mail d’inscription.

 

 

Par justinteresting - Publié dans : CINEMA - THEATRE - SPECTACLES - LIVRES - MUSIQUE
- Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés