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Créé en  septembre 2007  pour partager mon intérêt sur des sujets d’actualité à travers les médias, le blog a été référencé par Overblog sur Google comme suit : « Réactions sur articles ou émissions de la presse écrite ou audiovisuelle - Sujets d'actu. - Défense de certaines causes – Feelings – Impressions. »


CULTURE - ART - SPECTACLES

Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 17:51

KARINE TUIL COUVERTURE LIVRE AVEC PHOTO

Ce roman est l’histoire d’une milliardaire allemande ayant eu une éducation très stricte, un mariage très sage et une vie surprotégée et prudente jusqu’au jour où… elle rencontre un homme et baisse sa garde. En « six mois, six jours », emportée par une passion et un sentiment amoureux tout nouveau pour elle, la milliardaire prend tous les risques jusqu’à subir le chantage de celui que la presse prendra pour un gigolo. Mais, il ne faut pas se fier aux apparences et l’histoire est bien plus complexe et plus intéressante que ce que l’on peut imaginer….

Dès les premières pages du livre, vous êtes DANS le roman. Karl Fritz, le narrateur, vous parle directement. Vous vivez l’histoire de l’intérieur puisque le lecteur est interpelé comme s’il était à la place de la journaliste venue recueillir le récit pour en faire un livre. Le ton est fort, autoritaire et vous n’avez qu’une envie, c’est que ce Karl Fritz veuille bien vous raconter l’histoire dans ses moindres détails et jusqu’au bout…

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Karine Tuil est née à Paris en 1972 et « Six mois, Six jours » est son neuvième roman. Interrogée par Justinteresting, elle explique comment un fait divers a fait germer en elle l’histoire racontée dans le livre :

 

Justinteresting : Comment avez-vous découvert le personnage du narrateur? A-t-il réellement existé ?  Quelle est la part de vérité dans le livre que vous avez écrit ?

KarineTuil : Karl Fritz est le fruit de mon imagination. Je souhaitais raconter l'histoire de cette famille en choisissant le point de vue d'un proche, d'un témoin neutre, l'homme de confiance du père puis de la fille, un homme qui serait le dépositaire des secrets, et qui, rongé par l'amertume après son licenciement - son exécution sociale -, déciderait de se venger en dévoilant tout à une jeune romancière désignée pour rédiger ses mémoires. Si le narrateur est bien un personnage de fiction, l'histoire est inspirée de faits réels. Il y a environ 3 ans, j'avais lu un titre dans la presse : "la milliardaire et le gigolo, cela m'avait fait penser à une comédie américaine à la Billy Wilder... j’en avais lu le contenu et j'avais découvert une histoire d'escroquerie et de passion amoureuse : un gigolo avait fait tomber la femme la plus riche d'Allemagne. Il l'avait séduite, puis escroquée. La chute de cette femme puissante m'avait touchée ; pour la première fois de sa vie, elle avait relâché la bride et avait été trahie... Par hasard, à peu près à la même époque, j'ai vu un documentaire qui dévoilait le passé nazi de la famille de l'héritière et qui montrait comment le père et le grand-père avaient collaboré avec Hitler et s'étaient enrichis pendant la guerre en ayant recours au travail forcé. J'ai commencé un travail de recherche puis peu à peu, j'ai intégré ces éléments à mon univers romanesque, j'ai cherché à m'éloigner du fait divers en changeant les noms, en modifiant certains faits (sauf les faits historiques). Plus j'avançais et plus je découvrais des éléments incroyables...

 

J : Ce qui interpelle dans ce livre, en plus de l’histoire, c’est le ton employé pour l’écriture. On a l’impression d’être dans la chambre, en face du narrateur, et d’être la journaliste chargée de recueillir sa version des faits. Comme avez-vous eu cette idée ?

Karine Tuil : Je souhaitais que l'écriture dégage une certaine violence. Dans ce roman, les personnages sont presque tous enfermés dans le carcan des conventions sociales, tous issus de la grande bourgeoisie protestante, très attachée aux valeurs morales. Il fallait exprimer ce moment, ce point de rupture à partir duquel chacun fait exploser sa vie bien rangée. Et, dans le cas du narrateur, je voulais créer un trouble : est-il lucide ou fou ? A qui s'adresse-t-il vraiment ? En littérature, comme dans la vie, j'aime l'ambiguïté, la complexité. 


J : Comment ce livre est-il sorti de vous ? Qu’avez-vous envie d’en dire personnellement ?

Karine Tuil : Dans cette histoire, j'ai retrouvé tous les thèmes qui avaient nourri mon imaginaire : la duplicité, la complexité identitaire, la trahison, les rapports de domination. L'écriture de ce livre fut pour moi une expérience littéraire et humaine très forte...

 

Justinteresting a beaucoup aimé ce livre. Il est fort, intense et ne peut laisser indifférent.

 

 

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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 20:58

aff[2] joseph et la filleCe film, qui sera en salle en pleine torpeur "aoûtienne", est le premier long métrage de Xavier de Choudens, qui l'a écrit spécifiquement pour Jacques Dutronc, et déclare d'ailleurs qu’il ne l'aurait pas réalisé si l’acteur l’avait refusé. 

Le pitch : Joseph (Jacques Dutronc) sort de prison. Il est très malade mais n’a qu’une obsession : préparer un ultime braquage. En voulant retrouver son co-détenu, il rencontre la fille de ce dernier, Julie (Hafsia Herzi), qui lui apprend que son père est mort quelques mois plus tôt. Une complicité surprenante s’installe entre le truand et la jeune femme, et c’est ensemble qu’ils monteront le coup…

Ce film est un polar à la française avec de nombreux silences qui rythment l’histoire. Jacques Dutronc, dont le dernier film remonte à 2007 (Le deuxième souffle d’Alain Corneau) est parfait dans son rôle. Sa partenaire, Hafsia Herzi, jeune actrice d'à peine 20 ans, qui s’était fait connaître dans « La Graine et le Mulet » en 2007, a beaucoup tourné en 2010 puisqu'il s'agit là de son quatrième rôle interprété cette année.

Ci-dessous la bande-annonce pour vous mettre dans l'ambiance du film :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19125479&cfilm=147001.html 

et la fiche technique du film :

Scénario – Dialogues  -Xavier de Choudens
Réalisateur  Xavier de Choudens

Avec  Jacques Dutronc, Hafsia Herzi,

Aurélien Recoing, Denis Menochet, Thierry Gibault, Marc Bodnar

Production  Thelma Films et CineNomine

Sortie le 18 août 2010

France - VF - Couleurs - 1 h 26 

 

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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 23:03

120X160_YoTambien.jpgDepuis « Le huitième jour » avec Daniel Auteuil et Pascal Duquenne, Il n’y avait pas eu de film de cette envergure sur ce sujet tellement sensible que la trisomie.

Le 21 juillet, sortira en salle « YO TAMBIEN »

Le pitch : Daniel  a 34 ans et travaille dans un centre social à Séville où il fait la connaissance de Laura. Petit à petit, leur amitié devient de plus en plus solide et Daniel finit par tomber amoureux de Laura. Mais Daniel est « différent »… Sur fond d’intrigues familiales, avec pour décor Séville et Madrid et pour trame le quotidien atypique d’une compagnie de danseurs «différents»,  ce film ne sombre jamais dans le pathos tout en vous entraînant dans une histoire où les émotions tiennent une grande place.

Quelques éléments de « back-ground » sur le film :

Lorsque les auteurs-réalisateurs du film, Alvaro Pastor et Antonio Naharro sont allés à Séville et qu’ils ont découvert Pablo Pineda et son aisance dans les médias, ils comprennent aussitôt que le rôle de Daniel ne pouvait être interprété que par Pablo.

Lola Dueñas qui interprète Laura, la collègue de Daniel dont il tombe amoureux, est une actrice très connue en Espagne et a notamment été nominée pour « Volver » de Pedro Almodovar.

La compagnie de danse Danza Mobile sur laquelle repose une partie de la trame de l’histoire, a été fondée en 1996 à Séville et existe réellement.

De nombreux prix ont été remis à ce film : double prix d’interprétation pour les deux acteurs au Festival de San Sebastian fin 2009, et en 2010 le prix du Public du film de Rotterdam et le « Goya » de la meilleure actrice pour Lola Dueñas. De nombreux arguments pour aller voir le film en salle la semaine prochaine…

 

Ci-dessous la bande annonce en Espagnol  pour vous donner un aperçu de l’ambiance du film :

 

http://www.cinespagne.com/video/testVideo.php?ID=119

 

Date de sortie cinéma : 21 juillet 2010

Avec Lola Dueñas, Pablo Pineda,

Réalisé par Álvaro Pastor, Antonio Naharro

 

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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 10:24

Affiche-Marga-copie.jpg« Qui sauve une vie sauve le monde »… Au début de l’année 1943, Meme Spiegel, un marchand de chevaux vétéran de la première guerre mondiale, cherche désespérément un endroit pour cacher sa femme MARGA et sa fille Karin.

Heinrich Aschoff, patriote allemand, membre du Parti Nazi et père d’un soldat de la Wehrmacht « n’hésite pas un seul instant à cacher Marga et sa fille au péril de sa vie ».

Tiré du livre de Marga Spiegel publié en 1965 (« Retter in der Nacht »), ce film retrace l’histoire vraie de cette femme, de sa fille et de son mari. Grâce à des fermiers allemands, cette famille a pu être sauvée des camps d’extermination. A Yad Vashem (Musée et Mémorial de la Shoah à Jérusalem) les noms de ces Allemands de Westphalie qui ont su dire « NON » sont inscrits au titre des « Justes de la Nation ». Les noms de Heinrich Ashoff, Hubert Pentrop, Bernhard Südfled, Heinrich Silkenbôhmer et Bernhard Sickmann sont ainsi immortalisés.

 

MARGA---veronica---lia-et-Ludi.jpgLors de l’avant-première à Paris, la véritable MARGA SPIEGEL, âgée aujourd’hui de 98 ans, a tenu à accompagner le réalisateur et les acteurs dans leur tournée de présentation européenne. Impossible de ne pas être admiratif et respectueux devant la force des souvenirs et la lucidité de cette femme. Aux côtés de Ludi Boeken et de Marga Spiegel, se trouvait également la merveilleuse Veronica FERRES qui interprète avec beaucoup de justesse et de sensibilité le rôle de Marga : « Lorsque j’ai lu le livre, j’ai tout de suite ressenti une émotion si forte que je me suis véritablement battue pour qu’il soit réalisé en Allemagne », ce qui aux dires de tous ne fut pas chose facile. Veronica FERRES, actrice très connue outre-Rhin, est née en 1965 et a joué dans de nombreux films tels que Ladies Room en 1998 aux côtés de John Malkovitch ou Klimt de Raoul Ruiz en 2006.

 

Marga s’est gentiment prêtée au jeu des questions de la salle et a confié qu’elle était toujours en contact régulier avec la fille de la famille Ashoff, Anni, rôle tenu par Lia Hoensbroech dont ce  premier film déclenchera, sans nul doute, de nombreuses nouvelles propositions.

 

Un mot sur le réalisateur Ludi Boeken : né à Amsterdam, il étudie le cinéma à la London Film School puis à l’Université de Tel Aviv, fait ses premiers pas dans le reportage pour la télévision hollandaise et la BBC. En 1981, il reçoit un Emmy Award pour un documentaire.

En 1979, il fonde une première société qui produira entre autres film : La Fracture du Myocarde et Vincent et Théo, et en 1994 le célèbre « Train de vie » de Radu Mihaileanu. C’est en 2002 qu’il fait ses premiers pas de réalisateur. Marga est sa troisième réalisation et probablement celle où il a mis tout son cœur.

 

MARGA est un film à ne pas rater pour de nombreuses raisons évidentes, mais surtout pour savoir et faire savoir que certains Allemands ont su dire « Non » à l’horreur, « preuve que nul n’était forcé d’obéir à la lâcheté et à la folie » dixit le réalisateur.

 

 

 

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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 16:02

STREET-DANCE-120-DEF.jpgEn plein Festival de Cannes, nombreux d’entre nous resteront à Paris. Si vous aimez la "dance" sans restriction, je conseille d’aller voir le film de Max Giwa et Dania Pasquini : STREETDANCE 3D.

Pour commencer la bande annonce sur :

  

http://www.streetdance3d.fr/

 

 

Le pitch : Alors que Carly (Nichola Burley) et son groupe de street dance viennent de se qualifier pour la finale des championnats anglais, le départ de Jay, son partenaire et petit ami, remet tout en cause. C’est Helena (Charlotte Rampling) qui, en lui proposant un marché, lui permettra de reprendre la compétition….

C’est un film pour « ados ». Les corps sont beaux, la musique est rythmée, l’histoire véhicule des valeurs (acceptation des différences, envie d’aller au bout ses idées, défense de sa passion…). Honnêtement, sous réserve d’oublier son âge et d’aimer toutes formes de danses, on passe un excellent moment.

Charlotte Rampling est toujours aussi merveilleuse. Nichola Burley (Carly) est surprenante car on n’attend pas une "blondinette" dans ce type de rôle et elle s’en sort très bien.

N’hésitez pas, emmenez-y vos enfants ou vos neveux…, ils adoreront et vous prendrez un petit « coup de jeune » en les y accompagnant.

 

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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 21:30

affiche_Mammuth_web.jpgLe pitch : Serge Pilardosse (Gérard Depardieu) vient d’avoir 60 ans. Il travaille depuis l’âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Quand l’heure de la « retraite » arrive, il s’aperçoit qu’il lui manque des points, certains employeurs ayant « oublié » de le déclarer !  Poussé par sa femme Catherine (Yolande Moreau), il enfourche sa vieille moto des années 70, une « Mammuth » et part à la recherche des bulletins de salaires manquants. Mais cette quête de documents administratifs ne sera finalement qu’accessoire au fur et à mesure qu’il remonte le temps et se retourne sur son passé et sur son histoire personnelle. A la recherche de son passé « administratif », Depardieu revient sur un « accident »  de vie qui l’a marqué pour toujours, accident matérialisé par des apparitions de la belle Isabelle Adjani.

Depardieu, Moreau, Adjani et Poelvoerde (encore une fois à contre-emploi réussi)  réunis dans un même film sur un sujet aussi brûlant que la « retraite », cela vaut tout de même le coup et retrouver les deux monstres sacrés du cinéma, Depardieu et Adjani, à nouveau réunis dans un film est un évènement cinématographique. On les avait connus jeunes dans « Barocco » de Téchiné en 1976, passionnés dans « Camille Claudel » de Nuytten en 1988, puis dans « Bon voyage » de  Rappeneau en 2003, les voici pour une autre partie de vie dans « Mammuth » de Delépine et Kervern.  Ajoutons au couple mythique, une merveilleuse actrice Yolande Moreau et le tableau est dressé. Seul Depardieu pouvait représenter ce Français  "caricatural". Le film se passe dans la « France profonde » et parle d’une génération post-soixante-huitarde qui découvre à  travers des yeux de l’acteur,  à la fois l’inconséquence d’une attitude tout au long d’une vie et en même temps, la dure réalité de la société actuelle. Une sacrée prise de conscience.

Habituellement,  ce type de film n’est pas ma « tasse de thé ». Mais les nombreux et intéressants messages véhiculés me poussent à vous en parler tout de même ; Cette fameuse « retraite » dont les médias nous parle tant est surtout le vrai moment où l’on se retourne sur son passé. Et c’est lors de cette reconstitution de carrière, que l’on prend conscience que l’on est souvent  passé à côté de l’essentiel, qu’on a été obligé de garder le nez sur le guidon pour assurer sa subsistance et la survie de sa famille et qu’on n’a pas vu l’essentiel de la vie. Pourtant, on rit à de nombreuses reprises en regardant ce film (le pot de départ à la retraite est un grand moment). Pour preuve, voici la bande annonce sur le lien ci-dessous

http://www.advitamdistribution.com/spip.php?page=video&id_article=39

 

Ce film apporte un regard intéressant sur cette fameuse fin de carrière et sur la vie en général dans des milieux sociaux simples. Un autre sujet y est abordé également : les rapports familiaux. Depardieu retrouve sa nièce (interprétée par Miss Ming) et comprend à travers elle qu’il est passé à côté de son frère et qu’il n’a pas connu cette nièce aujourd’hui adolescente complètement décalée. Il s’en veut, essaie de l’aider comme il peut, mais n’est-ce pas trop tard ? le temps perdu ne se rattrape jamais....

 

Dans Elle Magazine de cette semaine, la journaliste termine son article ainsi : " ....un film bizarroide, drolatique, réussi." 

 

Voici deux articles sur Internet  sur des liens qui me paraissent intéressants à lire

 

http://www.laboiteasorties.com/2010/04/sortie-cine-mammuth/

 

 

  http://www.lepoint.fr/culture/2010-04-21/mammuth-gerard-depardieu-le-viking-retraite/249/0/446493

 

 

Ce film sortira en salle en France le 21 avril 2010  (durée 1h32).

 

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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 00:00

Affiche-TETE-DE-TURC.jpgJ’avais beaucoup aimé la complicité de Roschdy Zem et de Pascal Elbé dans « Mauvaise foi », et je savais que le duo fonctionnait bien. Pas d’erreur, dans TETE DE TURC, il est encore plus fort. On sent bien que ces deux-là sont sur la même longueur d’ondes.  

Le pitch : « Un geste, et tout bascule »… Comment un acte grave commis par un adolescent qui n’en a pas envisagé les conséquences désastreuses, peut rendre dramatique la vie de plusieurs personnes innocentes….

C’est un film dur qui parle des habitants des banlieues (mais sous un autre angle que celui auquel nous sommes habitués), des policiers qui essaient de faire leur travail, des mères désemparées devant tant de violence. Pascal Elbé a écrit le scénario et joue  aussi le rôle du médecin de cité. Il remet bien chaque chose à sa place, chacun dans sa case. Il n’y a pas d’un côté les méchants et de l’autre, les gentils. Il y a des gens qui font ce qu’ils peuvent, comme ils peuvent, dans une société de plus en plus violente.

Ronit ELkabetz apporte au film la fierté et la résistance des femmes seules confrontées aujourd’hui à tous les problèmes : le travail harassant, les enfants à élever, la vie quotidienne dans les cités de banlieue où tout peut arriver…

TETE DE TURC est un bon film, superbement interprété et l’histoire telle qu’elle est racontée, ne peut laisser personne indifférent.

 

En salle à partir du Mercredi 31 mars 2010

Durée : 1H27

www.tetedeturc.fr

 

 

Ajout Dimanche 5 avril 2010

Hier soir, Pascal Elbé était l'invité de l'émission "On n'est pas couchés" de Laurent Ruquier.
Il y a tenu des propos sur son film et sur les femmes qui lui font honneur. Réellement, en plus d'être un bon comédien et maintenant un bon réalisateur, cet homme a vraiment l'air d'être une "belle personne" et un humaniste.


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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 23:23

affiche-olympia.jpg« ENFIN LIBRE », c’est le titre du nouveau spectacle de Michel Boujenah. Et c’est vrai, il fait enfin ce qu’il veut, il dit enfin ce qu’il veut.

Il a changé notre « Boujenah ». Le petit « Tune » a réussi comme il le raconte dans son spectacle à casser le « mur de boulettes de sa mère ». Ah, les fils des mères juives, toute une histoire ! Ceux qui ont déjà été invités à dîner chez une famille juive tunisienne pour le couscous du vendredi soir avec les fameuses « boulettes », comprendront mieux le spectacle ; l’importance culinaire mais aussi l’importance d’attachement du fils à sa mère à travers ce dîner rituel du vendredi soir, et chez les Tunisiens surtout à travers ce détail d’importance que représentent ces « fameuses boulettes ».

 

Michel Boujenah réussit grâce à une nouvelle forme d’humour, un humour libéré (au risque de déplaire à ceux qui aimaient son « maxo » d’autrefois) à faire terriblement rire.
Il est loin le Michel Boujenah des « Magnifiques » (1984). Depuis, il est devenu acteur et même réalisateur (Le nombril du monde, Père et Fils, 3 amis…) puis en 2007, directeur artistique du Festival de Ramatuelle. Aujourd’hui, il est le merveilleux produit du mélange des cultures. Ce Michel Boujenah, enfin libre (ou presque), introduit dans son nouveau spectacle de la politique (Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, et d’autres) qu'il caricature avec ce nouvel humour ; il est drôle mais jamais cruel, jamais vulgaire. Il nous crée également un scénario à partir des livres de la neurobiologiste Lucy Vincent ("Comment devient-on amoureux ?" "Où est passé l’amour ?"). Il tourne en dérision la fameuse hormone qui attache, cette ocytocine dont certains êtres refusent la présence en eux, tant ils ont été touchés par les souffrances de la vie. Et comme toujours avec Michel, grâce à sa générosité et à sa tendresse naturelles, il alterne humour et moments de grande émotion.

 

Cet homme de 55 ans tire enfin la quintessence de sa vie. Il aime jouer avec la langue française, nous cite des phrases avec des mots choisis dans  cette si jolie langue et jongle avec : Naître, grandir, jouer, pleurer, parler, AIMER, enfin vivre, et puis mourir…. Mais pas tout de suite… mais pas tout de suite... ». Il pourrait presque être comparé aujourd’hui au grand Raymond Devos pour devenir le « DEVOS » de l’intégration. Michel Boujenah montre bien à quel point l’intégration est une chance, et combien intégration ne veut pas dire assimilation. A travers tous les personnages du spectacle (Maxo, sa femme, sa nièce, sa soeur, son fils.....), Michel arrive à démontrer qu'on ne peut être "enfin libre" qu’en cassant "son mur de boulettes », cette fameuse pression familiale, culturelle et sociale que peu malheureusement arrivent à briser (encore faudrait-il avoir l’ouverture d’esprit que cela requiert). C’est tout cela qui transparait de ce spectacle et bien d’autres choses encore.


Le spectacle dure très peu de jours à l’Olympia (puisqu’après le 21 mars, la salle était déjà réservée par un autre artiste). Chaque soir, il est différent, il s’adapte au public et l’interpelle autrement en fonction de son imagination et au gré de ses improvisations.

Espérons qu’il trouvera une autre salle parisienne pour reprendre son spectacle ( après l’avoir affiné tout au long de sa tournée provinciale), mais pour le cas où cela ne serait pas possible, précipitez-vous avant le 20 mars à l’Olympia car cela en vaut vraiment la peine.

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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 14:52

120-LA-RAFLE-ok.jpg« La Rafle », qui sera en salle le 10 mars prochain, a été réalisé par Rose Bosh. C’est le premier et le seul film qui relate cette partie sombre de l’histoire de France. Rose Bosh n’est pas juive, ce n’est donc pas un film « communautaire » comme elle l’écrit dans le dossier de presse remis avant la projection.
C’est pour Ilan Goldman, son mari et producteur (obsédé du fait qu’il n’existait aucune image de cette ténébreuse période de l’histoire de France) qu’elle a fait des recherches pendant 3 ans à plein temps. C’est aussi pour ses jumeaux de 5 ans, qu’elle a réalisé le film, afin qu’ils sachent et qu’ils n’aient jamais à vivre pareille horreur.

Serge Klarsfeld, bien sûr, l’a aidée dans ses recherches. Petit à petit, durant ses allers-retours entre Paris et Berlin, elle entrait dans l’histoire politique de cette France des années 40 avec Pétain (incarné dans le film par Roland Copé, père de Jean-François Copé), Laval et Bousquet....C’est en visionnant l’émission « La Marche du Siècle » qu’elle a découvert Joseph Weismann, le seul survivant de la rafle du Vel’d’hiv. C’est à travers ses yeux d’enfants (il avait 11 ans en 1942) qu’elle a réalisé le film en choisissant pour l’incarner le jeune acteur Hugo Leverdez.

Pendant ses recherches, elle avait été impressionnée par le courage de l’infirmière Annette Monod, rôle merveilleusement interprété par Mélanie laurent. Partant de tout ce qu’elle avait lu et vu pendant trois ans et du récit véridique de Joseph qui a contribué à la réalisation du film, Rose Bosh a tiré ce film émouvant, lucide, historique qui ne manquera pas d’interpeller le public courageux qui ira le voir.
Elle a imaginé avec horreur ce qui aurait pu arriver à ses propres enfants en créant le personnage de « Nono » (joué par deux jumeaux pour se relayer dans le rôle).  A travers les yeux du Jo de 11 ans à cette époque, la réalisatrice  façonne son film. La force de tous les acteurs est dans la sincérité de leurs émotions. Mélanie Laurent est tellement entrée dans son personnage qu’elle en a déclenché un zona pendant le tournage. Gad Elmaleh, à contre-emploi en askénaze avec ses petites lunettes cerclées d’époque, a joué avec ses tripes(on le sent bien)  le rôle du père de Jo. Jean Reno, dans le rôle du médecin du camp, calme et serein en dépit de l’horreur, est parfait. Tous les enfants du film, sous la direction de Rose Bosh, sont vrais chacun dans leur rôle. Sylvie Testud est très émouvante dans son rôle de femme enceinte qui tente de sauver ses enfants.

En ce qui me concerne, je crois que la révélation de ce film est Raphaëlle Agogué, qui incarne la mère de Jo. Elle débute apparemment sa carrière. Pour coller parfaitement au rôle, elle a pris des cours de Yiddish ce qui lui permet d’avoir ce petit accent dans le film. Elle est belle physiquement, mais on sent qu'elle a aussi une vraie beauté intérieure . J’ai le sentiment que ce film va être le tournant de sa vie de comédienne. Elle est criante de vérité tout au long du film ; surtout quand elle hurle à son fils Jo de sauver sa vie au moment où elle est emmenée avec ses filles vers les camps de la mort, alors que son fils est par miracle hors du tri et doit rester encore quelques jours au camp de Beaune-la-Rolande.

"La Rafle" de Rose Bosh montre toutes les facettes de la population française de l’époque. Il y a eu les courageux, ceux qui se sont révoltés contre l’injustice en sauvant et en cachant des juifs qu’on appelle aujourd’hui « les Justes » comme ces pompiers qui désobéissent aux ordres et donnent de l’eau aux milliers de Juifs assoiffés dans le Vel’d’Hiv, et puis il y a eu les autres, ceux qui ont décidé, ceux qui ont obéi sans se révolter, ceux qui ont dénoncé…

 

Bien que l'histoire de Jo soit romancée, ce film est un monument, un événement. En deux jours en juillet 1942, près de 13 000 Juifs furent arrêtés dont plus de 4000 enfants. Aujourd’hui, Joseph Weismann est le seul survivant et il a enfin accompli son devoir de mémoire grâce à Rose Bosh qui a eu à cœur de raconter son histoire.


Aujourd’hui, nous savons ce qui s’est passé au cours de ces années terribles. L'Histoire doit s'écrire avec courage, souvent dans la révolte et en aucun cas dans la complicité.  Dans la vie actuelle, nous somme tous  des acteurs de l'histoire au quotidien. Chacun d’entre nous à n’importe quel niveau que ce soit de la société peut sauver des gens, ne pas laisser faire d'injustices, faire partie des « Justes » de notre époque…. La fameuse statuette des trois singes  (celui qui ne voit rien, celui qui n’entend rien et celui qui ne dit rien" doit être jetée dans un caniveau, parce qu’on n’a pas le droit de ne rien voir, de ne rien entendre et de ne rien dire, surtout après avoir vu ce film.


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Par justinteresting - Publié dans : CULTURE - ART - SPECTACLES - Communauté : Evénements actuels
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 23:42

PHOTO-DEFINITIVE-POUR-LEBANON-BLOG.jpgLEBANON (LIBAN en Hébreu) sera en salle mercredi 3 février. J’ai beaucoup hésité avant d’écrire cet article. Je n’ai jamais été attirée par les films de guerre ; et en aucun cas par ceux qui soulagent les maux du réalisateur sans se soucier des « dommages collatéraux » occasionnés. Volontairement,  Je n’ai vu ni «Kippour », ni « Beaufort », ni « Valse avec Bachir ». Mais l’affiche du film LEBANON dans le métro m’a interpellée –un tank isolé dans un champ de tournesols- j’ai cru que l’histoire portait sur Liban 2006 (période où j’étais à Tel Aviv). Erreur, c’était Liban 1982.

Quelques mots sur le « pitch » : en préambule, « âmes sensibles, personnes fragiles et claustrophobes » s’abstenir. L’histoire se passe à l’intérieur d’un tank, c’est un film dur, un film de guerre, un film éprouvant. L’histoire raconte la vie d’un citoyen israélien, Shmulik (Samuel en Français) qui fait son service militaire (trois années obligatoires pour les garçons) juste au moment où l’offensive au Liban est décidée  par le gouvernement en 1982. Pas de chance. Il a 20 ans et il est soldat dans le premier tank qui entre au Liban . Il n’a pu sortir de cette douloureuse histoire qu’en réalisant ce film. Toutes les guerres sont sales et Samuel Moaz ne se prive pas de faire ressentir au spectateur la saleté (au sens propre comme au figuré). Plus on avance dans le film, et plus naît en soi une immense peine pour ces soldats qui ne reverront plus, pour certains leurs parents, pour d'autres leur femme ou leurs enfants, et qui n’auront pas eu droit à une vie d’adulte.

 

Dans le dossier de presse qui nous a été remis avant le film, on peut lire des extraits d’articles :

Les phrases du journal  La Croix «Méditation saisissante sur l’homme dans la guerre » et  celle du Herald Tribune  «un film puissant et viscéral » me paraissent bien correspondre au film.

 

Un  peu débordée par les émotions de toutes sortes ressenties pendant la séance, j’ai demandé à la fin du film aux journalistes qui m’entouraient ce qu’ils en pensaient. Selon leurs convictions religieuses ou politiques, les réponses étaient bien évidemment très différentes. Mais il y avait tout de même un consensus sur le fait qu’il s’agissait « d’un  film fort », film qui d’ailleurs a obtenu le « Lion d’Or » au Festival de Venise 2009.

 

ELLE Magazine paru cette semaine lui attribue 4 rectangles (le maximum). L’article écrit par une femme, Françoise Delbecq commence par « Attention, « Lebanon » est un nouveau voyage au bout de l’enfer » et le compare à « Apocalypse now ». Elle termine par « Film de guerre, bien sûr, mais aussi film d’apprentissage. « Lebanon » est surtout un très beau film ».

 

Deux jours avant le visionnage du film, j’avais, par hasard, assisté à une discussion fort animée entre deux israéliens. L’un était retraité et avait fait plusieurs guerres, l’autre avait à peine 22 ans, s’appelait Yesham et venait de finir ses trois années d’armée obligatoires. Comme beaucoup de jeunes, il faisait un tour d’Europe (impératif psychologiquement) pour élargir son horizon avant d’entrer à l’université. Yesham  avait entendu parler du film en Israël et disait qu’il n’avait pas été apprécié du public ; Dans l’article du Monde Magazine de samedi 30 janvier consacré au film, le journaliste  écrit : « les Israéliens parlent avec difficulté de la guerre, quand ils en parlent » et conclut par cette phrase : « En Israël, personne n’aime déballer ses fantômes ». On peut aisément les comprendre. Ils aimeraient tellement mieux vivre en paix et consacrer leur vie à autre chose. Pas facile de se mettre à leur place.

 

Donner son avis sur un film ou sur un livre est toujours un exercice très subjectif. Ce film d’hommes interprété par des hommes, a déclenché en moi des réactions très féminines : de la peine et de la compassion pour les mères de ces soldats. ces femmes qu'on ne voit pas dans le film mais dont, à l’intérieur du tank, il est fréquemment question dans les moments d’accalmie. Les parents, et surtout les mères, sont omniprésents. On ne peut sortir de ce film sans ressentir de la tristesse pour la mère d’Ygal (dont c’etait la première mission) et qui ne reverra jamais son fils. On ne peut pas non plus sortir du film sans avoir mal pour cette mère libanaise qui cherche son enfant mort, et qu’un soldat israélien sauve en lui arrachant sa robe en feu, lui envoyant immédiatement d’une main le premier morceau de tissu qu'il trouve pour couvrir sa nudité tout en continuant le combat de l’autre main.

 

Samuel Moaz a dédicacé son film à une femme, « Laura » (probablement sa femme puisqu’il n’a pas de fille).  Très humblement, je dédie  cet article à d’autres femmes : « Orit » à Tel Aviv  qui voit son fils grandir en avalant déjà des  antidépresseurs,  angoissée d’avance en songeant au moment où il va la quitter pour trois ans ; « Ruth » qui prie tous les jours depuis plus de dix ans en voyant partir ses cinq fils les uns après les autres et qui ne respire que lorsqu’elle a de leurs nouvelles ; et enfin à Yesham qui n’avait qu’un mot dans la bouche l’autre soir : PAIX.

 

Voilà le mot est lâché, on sort de ce film de guerre en ne souhaitant qu’une chose encore plus fort qu’avant : LA PAIX. Parce qu’elle est impérative, il faut encourager tous les dialogues, se respecter et respecter l’autre, et arriver un jour à se comprendre l'un l'autre pour éviter toutes les guerres quelles qu’elles soient. Vous direz que je suis une utopiste. Peut-être, mais sans l’utopie il n’y a pas d’espoir, et seul l’espoir donne envie de vivre.

 
Légende photo : Article Elle Magazine du 29 janvier 2010 et du Monde Magazine du 30 janvier 2010.

Par justinteresting - Publié dans : CULTURE - ART - SPECTACLES - Communauté : Israël
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