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Chantal Sutton

 



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¨  GROUPE BNP-PARIBAS
Relations Presse 
Communication financière – Edition

¨  SOFARIS-BDPME
Communication sur un Fonds public français de développement des PME dans les pays de l’Est

¨  Groupe Crédit Agricole
(Caisse Régionale d’Ile de France et filiales de Gestion d’Actifs)
Stratégie et Conseil
Relations Presse – Evènementiel – Web

¨  ROLAND CASTRO-Architecte urbaniste
Relations Presse 
Développement International

 

Blog www.justinteresting.com
 

Créé en  septembre 2007  pour partager mon intérêt sur des sujets d’actualité à travers les médias, le blog a été référencé par Overblog sur Google comme suit : « Réactions sur articles ou émissions de la presse écrite ou audiovisuelle - Sujets d'actu. - Défense de certaines causes – Feelings – Impressions. »


PUB-COMM - MARKETING - WEB -MEDIAS

Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 17:48

Bruno Walther fait partie de la génération qui a vécu l’installation des ordinateurs à l’école. Cet autodidacte de 37 ans les a décortiqués et analysés dans tous les sens avant de s’intéresser au pouvoir du contenu.
En 1994, ll crée sa première webagency avant de devenir Dircab de Brice Lalonde puis retourne au web en créant, avec Arnaud Dassier, « L’enchanteur des nouveaux médias ».
Aujourd’hui,  Ceo d'OgilvyOne, il développe auprès de ses clients une approche webmarketing adaptée à notre époque.  Bruno Walther est un adepte des réseaux sociaux. Il est Facebook et Twitter. C’est sur ce thème qu’il a accepté de s’entretenir avec Justinteresting.

J : quelle utilité trouvez-vous à communiquer sur Twitter  avec vos « amis twitteriens » ?
BW : Twitter est la première application réelle hors de l’ordinateur. C’est un formidable outil d’ubiquité. On peut se parler de n’importe où.  C’est pour moi un réseau d’intelligence collective. J’y trouve souvent la réponse à toutes sortes de questions, du privé au professionnel, et  je gagne du temps.

J : Mais quel intérêt de dire à vos « amis » ce que vous faites au moment où vous le faites ?

BW : Ce n’est pas ainsi que je l’utilise.  Imaginons que je cherche à acheter un appareil photo. Autrefois, je serais allé sur Google, j’aurais acheté des magazines de consommateurs, je me serais adressé à des experts dans des magasins spécialisés. Aujourd’hui, je pose la question sur Twitter. Dans les réponses reçues, vous pouvez être sûrs que vous aurez la bonne recommandation au bon prix. Idem si vous voulez la meilleure idée de restaurant dans le 8ème arrondissement, etc…
 
J : Et sur le plan professionnel ?
BW : Aux Etats-Unis, de gros medias d’informations se servent en permanence  de Twitter pour délivrer leurs messages. Il m’est arrivé lorsque je faisais une étude sur un domaine précis, d’interroger mon réseau Twitter et de recevoir dans les minutes qui suivent la réponse adaptée. Vous pouvez imaginer le gain de temps. C’est cela que j’appelle l’intelligence collective.
 
J : Vous êtes donc adepte de Facebook et de Twitter. Et les autres réseaux, qu’en pensez-vous ?
BW : ils sont beaucoup moins conviviaux et assez  « soporifiques » parce que probablement trop ciblés « professionnels ». Facebook et Twitter sont plus variés sur tous les sujets d’intérêt et du coup, cette diversité est riche en apport intellectuel. Ce sont des réseaux « authentiques».


J : Parlons publicité sur les portables ?
BW : Le portable est l’un des trois éléments que vous vérifiez en sortant de chez vous après vos clefs et votre portefeuille. Donc, je pense que le portable va être incontournable parmi les canaux de communication futurs.


J : Et la WebTv pour les marques ?

BW : Je ne crois que l’on regardera les WebTv au lieu de regarder la télévision.  J’ai apprécié l’initiative de Facebook avec CNN lors des élections américaines : on pouvait voir  en direct  le serment d’Obama et lire les commentaires des internautes.  Utilisée ainsi, la WebTV fonctionne car elle s'enrichit des outils d'intelligence collective issue du net.
 
J : En matière de publicité, que percevez-vous en ce moment ?
BW : Le marché se réorganise avec l’explosion des canaux de diffusion. La TNT , l’Iphone, la Catch-up Tv ont changé les habitudes des Français. La publicité sera toujours un élément clef de la marque, mais nous revenons aujourd’hui au « hors-médias ». La première marque mondiale Google n’a jamais fait de publicité. Le primat de la marque sur les boissons alcoolisées s’est accéléré sur les vingt dernières années alors que ce secteur est interdit de publicité. Grâce au « design produit », à la promotion sur le lieu de vente et à l'événementiel, ils ont renforcé le pouvoir des marques. Chez  Ogilvyone, à côté de la publicité traditionnelle, c’est cette dimension que nous apportons à nos clients  pour développer leurs marques. Par exemple, nous lançons la semaine prochaine pour l’Unicef un site de récolte de fonds pour la construction d’usines de barres nutritionnelles en Afrique.  Les donateurs pourront acheter une brique de cette usine et la personnaliser.  Pour notre client Nestlé, nous avons « revisité » le « Club » qui reçoit plus d’un million de visiteurs. Il s’appelle aujourd’hui « croquons la vie » et est autant informatif qu’interactif.
 
J : Quid du qualitatif pour les sites et les blogs ?
BW : Vous avez raison. Un clic sur un site n’est pas forcément corrélé à une marque d’intérêt ni même à un déclenchement d’achat. Nous avons une filiale Ogilvy PR qui s’intéresse de près à l’influence digitale et étudie le qualitatif des blogs et des sites.
 
J : On a tout de même l’impression aujourd’hui qu’hors Internet, plus rien n’existe. Qu’en pensez-vous ?
BW : Dans le rapport Attali, on peut lire que 35 à 40% des Français ne vont jamais sur internet. C’est encore une grosse proportion de la population. Et sur les 8 milliards d’habitants, seul 1 milliard est connecté. Internet est une formidable caisse de résonnance dont on ne pourra plus se passer mais évidemment les autres médias sont eux aussi tout aussi importants. Lorsque l’on m’explique que l’on passe  trop de temps devant l’écran, je réponds qu’il y a deux générations, les hommes passaient leurs soirées au café, que la génération d’après, c’était devant la télévision. L’écran d’ordinateur n’a fait que se substituer et les échanges sont aujourd’hui mondiaux. Ce sera aux sociologues plus tard de montrer en quoi cela a transformé les rapports humains.
 
J : Et pour conclure, que voyez-vous dans l’avenir interactif ?
BW : je crois que Google Androïd sera une des prochaines révolutions numériques. Imaginez,  vous serez en train d’acheter un frigo dans un magasin et grâce à cette innovation, juste avec le code barre, vous saurez si le prix et compétitif et connaîtrez le prix chez les concurrents de votre ville. Ou bien encore, vous voulez acheter un petit pot alimentaire pour votre bébé, vous pourrez obtenir la traçabilité du produit ou sa composition alimentaire. On va entrer dans une ère de transparence et les marques auront de plus en plus un discours authentique. Les méthodes publicitaires vont beaucoup évoluer, nous ne sommes qu’au début de la « révolution ».
 
 
 
Cette révolution doit beaucoup plaire à Bruno Walther, qui à travers un parcours atypique  (cf. fiche sur wikipedia), continuera à innover et à communiquer sur les futurs réseaux d’intelligence collective.

Par justinteresting - Publié dans : PUB-COMM - MARKETING - WEB -MEDIAS
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 22:10


JUSTINTERESTING : En quelques chiffres, comment se porte votre magazine par ces temps de crise ?

 

François KERMOAL : Stratégies a terminé l’année 2008 avec très exactement 13.687 exemplaires de diffusion totale dont 12.155 exemplaires payés. C’est ce que nous avons déclaré à l’OJD. C’est l’un des rares titres de presse payante à voir sa diffusion progresser d’une année sur l’autre. On ne pavoise pas car les temps sont difficiles mais c’est une vraie performance. Notre site Internet strategies.fr, que l’on vient de relancer, se porte aussi très bien.   

 

J : De par vos fonctions, vous rencontrez de nombreux annonceurs et publicitaires, sentez-vous un « véritable arrêt » des investissements publicitaires ? Et si oui, pensez-vous que cet état de chose risque de durer encore longtemps ?

F.K. : Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si on en croit les piges des uns et des autres, on a assisté à un net ralentissement en ce début d’année. Après, je ne suis malheureusement pas devin même si j’aimerais beaucoup vous rassurer ! On parle d’une crise qui va durer un an, voire plus. Franchement, personne ne sait. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il ne faut pas arrêter d’innover, d’avoir des idées, de s’amuser aussi. 

 

J : A votre avis, quel domaine de la communication souffre le plus de cet attentisme ?

F.K. : Tout le monde souffre, à part peut être les entreprises Low Cost, ce qui est assez compréhensible et celles qui surfent sur les nouvelles technologies de l’information, même si les années fastes sont derrière nous. Du côté des médias, la presse souffre beaucoup sur le plan publicitaire. En même temps, elle est toujours à la recherche d’un modèle économique sur Internet. Sur le papier aussi, il faut essayer d’innover. Ce n’est pas toujours simple mais quand on y arrive, quand on essaie d’être à l’écoute des lecteurs, ça fonctionne. C’est, modestement, ce que l’on essaie de faire à Stratégies.

 

J : Les agences « dégraissent » apparemment en France. Avez-vous une idée de l’attitude des agences publicitaires hors de France ?

F.K. : Elles font la même chose, elles suppriment des emplois. Cela commence d’ailleurs souvent aux Etats-Unis, où se trouvent certains des grands groupes de communication… Puis ça vient chez nous. En même temps, certains entrepreneurs n’hésitent pas à se lancer, à trouver de nouvelles formes de services. Je pense par exemple à la nouvelle agence Vingt-neuf, qui essaie de surfer sur la crise. C’est très malin. Les crises ont toujours engendré de belles histoires. On dit que le Monopoly, qui a fait la fortune de son inventeur, a été inventé pendant la crise de 29. Vrai ou faux, c’est sympa d’y croire.

 

J : Quel est votre avis sur la publicité via les téléphones mobiles ?

F.K. : Chaque individu, ou presque, a un mobile. C’est donc une formidable opportunité. Ensuite, la question est de savoir, quand on est une marque, comment on communique sans être trop intrusif. Personne n’a envie de recevoir des spams sur son mobile. Mais c’est clairement une source de développement.

 

J : Quel est votre point de vue de « citoyen » par rapport au manque « d’entrain » (c’est un euphémisme)  des Français ?

F.K. : C’est souvent un état d’esprit, une sorte de pessimisme ambiant qui mine toutes les bonnes initiatives. Par certains côtés, la France vit encore sur de vieux schémas. C’est vrai que nous Français manquons d’enthousiasme. En même temps,  tout le monde n’a pas la chance d’avoir du travail et de déjeuner dans des endroits à la mode. Je ne suis pas toujours de bonne humeur mais je considère déjà comme une grande chance de me lever le matin en bonne santé. Je ne me sens pas le droit de me plaindre. Ce que je fais pourtant quelquefois, j’avoue…

 

J : Pourrions-nous finir sur une note d’optimisme : qu’est-ce qui, à votre avis,  pourrait faire que le monde reparte correctement et que le business reprenne ?

F.K. : Si une recette miracle existait, ça se saurait… Mais j’ai l’impression que rien ne se fera si la confiance ne revient pas, d’une manière ou d’une autre. Alors on y croit !

 

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achevé de rédiger le 24 février 2009.

 

 

 

 

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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 19:12

Un ami (bien connu de tous les publicitaires) m'en parlait très souvent : « tu devrais le rencontrer ». Et puis un jour, je lis dans la newsletter du Crif une interview de Michel Bongrand portant sur Israël. Déclic !  J’ai eu envie de rencontrer "ce pape du marketing politique" reconnu par tous. J’arrive à son domicile un peu intimidée devant ce personnage de 87 ans, certaine de m’enrichir intellectuellement au cours de ce rendez-vous. Son dynamisme, son charisme, son humour, son intelligence, sa jeunesse d’esprit, tout m’enchante ; je ne suis pas déçue.

Pour les plus jeunes (ceux qui s’activent aujourd’hui dans les agences) ce nom n’est pas forcément très connu. Mais pour les « vieux routiers de la Com. » son image est importante. 
Qui est donc Michel Bongrand ?
Né le 30 décembre 1921 à Colombes, il engrange de nombreux diplômes du domaine du marketing.  Engagé dans la résistance à 18 ans, il connut d’abord dans la clandestinité puis dans les allées du pouvoir, tous les hommes politiques qui comptent. Il mène de grandes campagnes de marketing politique qui vont établir sa réputation. Il sert trois Présidents de la République et pas des moindres : De Gaulle, Pompidou et Giscard. Il se fait surtout remarquer par ses conseils judicieux pour lancer le challenger du Général : Jean Lecanuet et pour son rôle auprès de Raymond Barre.

 

Président-Fondateur de l’Association Internationale des conseils politiques (IAPC), il est le seul membre européen de l’Association Américaine des Conseils Politiques (AACP). Michel Bongrand exerce toujours son activité comme Conseil « en image et en formulation » à laquelle, en raison de son réseau exceptionnel d’amitiés nouées au plan  international au cours des décennies, il a ajouté les volets, traditionnels aux Etats-Unis mais peu connus encore en France, de Public Affairs Consultant et de Conseil en Lobbying.

Michel Bongrand est Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 39-45 et rosette de la Resistance.

Quelques-unes des ses publications :

-          Splendeurs et Misères de la Politique  (Plon) en 1986

-          Noir de gris (poèmes) (Cherche-Midi) en 1987

-          La communication politique : « pour le meilleur et pour le pire » pour l’Académie des Sciences  Morales et Politiques en 1998

-          Le marketing politicien (Bourin éditeur) en octobre 2006

 
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce dernier livre dont la dédicace qu’il m’a autorisée à produire pour illustrer cet article représente le plus grand et le plus joli coup de chapeau que l’on m’ait attribué (tant pis si certains jugent cela immodeste, j’assume).

Sur ce livre, j’ai tellement coché de pages que je ne sais que retenir. Je conseille simplement à ceux qui s’intéressent à la communication politique de ne pas passer à côté. Et je l’offrirai désormais chaque fois que cela sera utile comme base pédagogique de départ.
 

Michel Bongrand a accepté l’interview de Justinteresting après avoir regardé mon blog sur un écran d’ordinateur, au grand étonnement de sa fidèle assistante qui m’expliqua que c’était la première fois de sa vie que Michel le faisait. Ses commentaires furent merveilleux pour mon ego.



Passons maintenant à l’interview :

CS : Quels sont les hommes politiques qui vous ont le plus marqué ?

MB : Je citerai Pierre Mendès-France qui avait à ses côtés mon meilleur collaborateur de l’époque, Claude Barret, malheureusement disparu, Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas (à qui le livre est dédié) et Raymond Barre.

J’ai conseillé des dizaines d’hommes politiques, tant en France qu’à l’étranger, dont je ne tiens pas spécialement à citer les noms à trois exceptions près : Alain Peyrefitte, Ronald Reagan et Salvador Allende.

 

CS : Dans votre livre, on apprend que vous avez inventé le célèbre slogan « La force tranquille » de Mitterrand. Comment est-ce possible ?

MB : J’étais sur la campagne de Giscard d’Estaing. Brainstorming avec une dizaine de collaborateurs comme d’usage dans ce type de recherche. Les formulations qui ressortaient tournaient autour de « la force paisible » et la « force réfléchie ». C’est là que Jacques Doyen, l’un de mes collaborateurs de 25 ans, tout juste sorti de Sciences Po, s’écrie à propos de la troisième ligne où était inscrit « la force tranquille » : « C’est moi qui l’ai inventée ! ». Je lui fis gentiment remarquer qu’il était abusif de s’attribuer un slogan quel qu’il soit au cours d’un travail collectif dont j’avais dressé l’argumentaire politique. Finalement, Giscard choisit un autre slogan « il faut un président à la France ». Et j’appris plus tard que « La force tranquille » fut suggérée aux équipes de Mitterrand en charge du brief pour la campagne publicitaire que Jacques Séguéla remporta.

 

CS : Thierry Saussez, aujourd’hui en charge de la communication du gouvernement, a longtemps été votre collaborateur. Lorsqu’il a été nommé à ce poste, le Monde du 26 avril 2008, nous apprend que votre mot de félicitations ne comportait que la formule laconique suivante « Take care ». Que vouliez-vous dire vraiment ?

MB : Thierry a travaillé à mes côtés pendant dix ans. Il m’a été présenté à sa demande par Roger Frey, Ministre de l’Intérieur,  et je l’ai embauché tout de suite. Ma société a signé de grandes campagnes (« un petit clic vaut mieux qu’un grand choc » par exemple pour la Sécurité Routière). J’ai dit « Take care » car il va devoir gagner l’adhésion de tous ceux qu’il sera appelé à orienter et ce n’est pas si simple. Je voulais dire « fais gaffe ». Chacun de nos ministres a son ego plus ou moins développé. Aucun n’acceptera qu’un non-élu lui dicte ce qu’il doit faire. Il risque d’y avoir des blessés, des jaloux, des haineux. C’est un poste glorieux mais surexposé.

 

CS : Quelle est votre opinion sur le rôle d’internet en matière de communication politique ?

MB : Je ne suis pas capable de juger internet autrement que  par le « qu’en dira-t-on ». Avant la présidentielle américaine en cours, la plupart des grands conseils américains me disaient qu’Internet servait essentiellement au fund raising et au recrutement de volontaires, sans pour autant agir sur les votes. Après un voyage à Washington fin 2007, j’ai eu pourtant l’impression que la multiplication des blogs et des échanges entre internautes auraient tout de même une influence. Mais devant la multitude, comment trouver les bons ?

On constate aujourd’hui tout de même qu’Internet est un vecteur qui compte de plus en plus dans tous les domaines de la communication.

 

CS : Passons maintenant à Israël. Il me semble que vous vous êtes très peu exprimé sur ce pays.  J’ai pourtant lu récemment dans la newsletter du CRIF une de vos interviews. Quel est votre avis sur la communication politique de ce pays dont vous êtes proche de par vos origines ?

MB : J’ai beaucoup d’admiration pour les positions de Shimon Pères, mais nul ne peut résoudre l’avenir du Moyen-Orient devant les extrémismes syriens et iraniens.

 
CS : Nicolas Sarkozy se rend en Israël fin juin. Que pensez-vous des relations France-Israël qui se réchauffent en grande partie grâce à lui ?

MB : Maurice Levy a fait une excellente tribune dans Le Monde en date du 24 mai 2008. Je suis d’accord en tous points avec lui et tiens à l’en féliciter.


Cette interview a été écrite après deux rendez-vous accordés par Michel Bongrand. Nous n’avons pas été d’accord sur tout en matière de communication. Probablement à cause de la différence générationnelle, mais je dois avouer une admiration sans borne pour le personnage, pour son parcours aussi bien privé  -la résistance, le choc qu’il eut lorsqu’il libéra les camps de concentration et vit sortir ces squelettes en pyjamas rayés, les voyages qu’il fait encore aujourd’hui seul ou avec son petit-fils comme récemment aux Etats-Unis-   que pour son parcours professionnel et son intégrité par rapport aux causes qu’il a défendues aussi bien que ses réactions instinctives de rejet pour celles qu’il ne « sentait pas ». Nous avons des approches différentes sur certains points, mais il m’a confortée dans mon idée que si l’on veut être un excellent conseil en communication, deux qualités de départ sont essentielles : le feeling et le pouvoir d’anticipation.  Je l’avais toujours pensé ; par la lecture de son livre et les discussions que nous avons eues ensemble, je continuerai à avancer en croyant à ces principes de base. J’ai rencontré un grand homme et j’ai voulu faire partager cette chance à mes lecteurs de Justinteresting.


PS : Je m'aperçois que la dédicace dont je parlais plus haut n'est apparemment pas lisible à l'écran...Finalement, ma modestie n'aura pas à souffrir....

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Par justinteresting - Publié dans : PUB-COMM - MARKETING - WEB -MEDIAS
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 20:18

En m’envoyant en avril 2008 son dernier livre : « LA PUBLICITE EST DANS LE FILM » (Editions Eyrolles), Jean-Marc Lehu m’avait prédit « que je ne pourrai plus regarder un film de la même manière ». Après lecture de l’ouvrage, j’ai voulu attendre la sortie en salle de SEX AND THE CITY pour écrire dans Justinteresting et vérifier sa prédiction.

 

Jean-Marc Lehu, Maître de conférence en marketing à l’université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, débute son livre par un recensement exhaustif et minutieux des cas célèbres (ou un peu moins) de cette nouvelle technique de communication qu’utilisent les marques, appelée « placement de produits ».

Derrière les exemples et les faits, on découvre que toutes les stratégies de communication devront à l'avenir intégrer (ou au moins envisager d’intégrer, suivant le produit concerné) cette technique de communication.

 

Je dois reconnaître que je n’avais pas imaginé à quel point un téléphone portable ou une voiture dans un film avait un tel impact sur la marque et laissait un tel message subliminal dans l’esprit du consommateur. Par exemple, impossible pour moi d’envisager l’influence des chaussures de sport jaunes que porte Uma Thurman dans le film Kill Bill en 2003 et la demande du public qui s'ensuivit. A l'époque, j'avais pensé que c’était la marque qui avait profité de l’impact du film pour tenter un nouveau modèle.

 

L’auteur ne se contente pas de dresser une liste des cas cinématographiques, il décline son propos sur le divertissement en général : théâtre, musique, etc. Il explique de plus comment, pourquoi  et avec quelles agences spécialisées, cette technique de marketing sera de plus en plus incontournable.

 

Passons maintenant du livre de JM. Lehu à son application la plus « visible » (et le mot est un euphémisme) dans le film « Sex and the city » sorti en salle en France le mercredi 28 mai 2008. Pour commencer, je dois prévenir les lecteurs de Justinteresting qu’aussi incroyable que cela puisse paraître, je n’avais jamais vu d’épisode de la série télévisée qui est passée pendant de nombreuses années sur nos écrans (et qui passe encore, me dit-on). De nombreuses copines avaient insisté pour que je le fasse, tant je leur rappelais tantôt  l’une, tantôt l’autre des protagonistes (ceux qui me connaissent trouveront facilement).

Mais bizarrement je ne me suis jamais trouvée là au bon moment devant mon écran. J’ai une incapacité innée lorsqu’il s’agit de loisirs, à ce qu’un horaire me soit imposé et j’ai par conséquent du mal à me brancher sur une série TV sachant pertinemment que je n’en connaîtrai jamais la fin.

Revenons à SEX AND THE CITY ; j’avais tout de même lu beaucoup d’articles de presse sur la série et je savais un peu à quoi m’attendre au niveau du scénario. Presque tous relataient le foisonnement des marques présentes dans le film (pas moins de 163 marques dixit CB News du 28 avril 2008). Vraiment too much à mon goût. Normalement tout le monde aurait dû retenir Mercedes et Sephora au vu de l’accompagnement publicitaire et du buzz apparemment déclenché. Quant à moi, les marques qui m’ont personnellement frappée sont Louis Vuitton et Vivienne Westwood. Le sac Louis Vuitton de l’assistante est au centre de plusieurs scènes de l’histoire et l’objet devient un prétexte au scénario amusant et même affectif. Ensuite, pour ce qui concerne Vivien Westwood, comment une femme pourrait-elle oublier le style et la beauté de la robe de mariée de Carrie fournie par le couturier ? 

 

Pour conclure, questions à Jean-Marc Lehu :

 

 

 

CS : Je me suis demandé comment vous aviez réussi à dresser une liste de cas de placements de produits avec autant de détails. Il y a des films de toutes sortes ; beaucoup sont américains (puisque la technique vient d’abord des US) et quelques-uns français. Même si cette liste peut paraître fastidieuse a priori au lecteur, elle constitue pour les étudiants, les communicants, les producteurs, et bien d’autres un document de travail unique. Comment tout ceci vous est-il venu à l’esprit ?

JML : Ce livre est un projet ancien, ce qui a permis d’accumuler au fil du temps, travaux de recherches, exemples, analyses et anecdotes sur cette technique de communication originale. Et à vrai dire, je crois qu’il n’y a pas grand mérite à « devoir » aller au cinéma, regarder la télévision, lire des romans et jouer avec des jeux vidéo… pour pouvoir écrire un livre ! Mais plutôt que de le dire ainsi à l’acheteur lecteur potentiel – il faut bien soutenir le secteur de l’édition ! -, sans doute est-il préférable d’expliquer que : « ce minutieux travail de bénédictin s’est fait dans la souffrance intellectuelle d’une recherche académique et illustrative longue et laborieuse au profit d’un savoir universel… »

Maintenant, et plus sérieusement, le détail auquel vous faites allusion est l’ordinaire respect dû au lecteur. C’est ce qui lui permettra de comprendre, même s’il n’a pas vu le film, ou s’il est novice en marketing. Au final, il devrait être en mesure de mieux appréhender les motivations des différentes parties prenantes, ainsi que les techniques et les méthodes utilisées pour intégrer dans son programme de divertissement, les marques de son quotidien.

Enfin, l’ego de l’auteur ne peut être que flatté par l’expression « travail unique » de votre question. Il faut toutefois garder à l’esprit que voilà plus d’un siècle et demi maintenant, Honoré de Balzac parsemait déjà ses œuvres de marques. Qu’au début du XX’ siècle tous les producteurs hollywoodiens d’un cinéma encore naissant, de Carl Laemmle à Adolphe Zukor, courtisaient déjà les marques pour obtenir leur coopération en échange d’une apparition à l’écran de leurs produits… Ou encore que des peintures célèbres d’Edouard Manet (1882) ou plus récemment d’Edward Hooper (1940) comportaient elles aussi des placements de marques. Aucun vecteur culturel ne peut y échapper. Car les marques font partie de notre vie, qu’on les adore ou qu’on les haïsse. Qu’elles soient génératrices de lien social ou l’expression de statuts aux cloisons étanches. Puisse leur entrisme culturel être simplement aussi stratégique que modéré, afin de ne nuire ni à leurs objectifs économiques légitimes, ni à notre juste divertissement.

 

CS : Dans Le Monde du 15 mai 2008, Laurence Girard cite Jean-Patrick Flandé, PDG de Film Média Consultants, « une des agences qui marie marques et cinéma » qui dit : « Petites sociétés comme grandes marques nous contactent spontanément pour être dans les films. Elles cherchent des moyens de communiquer alternatifs ».

Je pense pour ma part que cette aubaine profite surtout au cinéma. Les producteurs auraient ainsi trouvé un moyen supplémentaire pour rentabiliser plus vite leurs investissements sans attendre sorties en salle + passages TV + dvd + ventes au TV étrangères. Quel est votre avis ?

JML : Les bons agents en placement de produits et de marques sont rares, car cela nécessite une double compétence cinématographique et stratégie de marque. Jean-Patrick Flandé est incontestablement un vrai professionnel du placement au cinéma, car il est perpétuellement à la recherche de partenariats où marques et production cinématographique tirent profit à part égale du placement. Ce qui n’est toujours évident lorsque naît d’un côté ou de l’autre, l’idée de placer ou d’utiliser une marque à l’écran, a fortiori en France où les fondamentaux de la techniques ne sont pas encore bien maîtrisés par tous les acteurs.

Penser que c’est surtout le cinéma qui est bénéficiaire peut paraître réducteur. Compte tenu d’un univers hyperconcurrentiel et d’un nombre toujours croissant de messages sollicitant le consommateur (un peu plus de 5000 au quotidien dans une économie développée), l’opportunité d’apparaître dans un contexte qui ne soit pas commercial devient un réel atout pour les marques. A fortiori, si l’on considère le potentiel d’expositions récurrentes (bande-annonce éventuellement, sortie cinéma, dvd ou téléchargement, chaînes payantes puis gratuites, rediffusions…). De plus, tous les placements ne sont pas monnayés loin s’en faut. L’année dernière, dans le monde, tous vecteurs confondus, les marques ont payé environ 4,4 Mds de dollars (dont un gros quart au cinéma) pour des placements. Mais cela ne représente qu’environ 1/3 de l’ensemble des placements réalisés. Les deux autres tiers reposant sur des partenariats et/ou des échanges marchandises et/ou des prêts…

Qu’un placement se situe à la confrontation de deux objectifs - l’un consistant à alléger et/ou faciliter la charge de la production, l’autre à trouver comme vous le mentionnez judicieusement des moyens alternatifs complémentaires de communication - me semble positif. Car seule la prise en considération simultanée de ces deux objectifs peut permettre la réalisation d’un placement « intelligent » qui ne lèse pas le spectateur.

 
CS : Et 163 marques pour Sex and the city ? Ne croyez-vous pas que « trop de marques tuent les marques » ?

JML : Votre question devrait être le leitmotiv de toute marque s’engageant dans un projet de placement au cinéma. Passée une dizaine de marques par long métrage, la visibilité, le parasitage, la sensation d’un matraquage publicitaire ruine rapidement la stratégie de placement, si tant est qu’il y en avait une au départ. Le but n’est pas d’apparaître coûte que coûte sur un écran pendant qu’une scène s’y déroule. L’objectif est - ou devrait être - que la marque ou le produit puisse être le mieux possible intégré(e) à ladite scène. Ce n’est que dans ce cas que le placement apparaîtra logique voire naturel. Ce n’est que dans ce cas qu’il gagnera en notoriété, voire en sympathie, influençant dans le meilleur des cas l’attitude et parfois même le comportement du consommateur potentiel.

Ce qui signifie que les bonnes opportunités sont et demeureront extrêmement rares. Pour ne considérer que le cas du cinéma, chaque année, il n’y a pas tant de films dont l’histoire, le lieu, le contexte et les personnages se prêtent idéalement à un placement de la marque X, au moment donné de sa vie où il est envisagé.

Dans le cas de Sex and the City, il s’agit naturellement d’un cas particulier où déjà dans la série, les quatre personnages féminins principaux évoluaient dans un environnement où les marques (notamment luxueuses) avaient leur place. Ces multiples marques étaient « utiles », notamment quant à l’image et au statut qu’elles pouvaient conférer aux différents personnages. Cela pouvait même ainsi aider le spectateur à les situer dans la société de consommation moderne, et plus intéressant encore, les unes par rapport aux autres. Mais cet aspect « commercial » de leur vie me semble toutefois avoir été quelque peu exacerbé dans le film. C’est dommage pour le film. C’est regrettable pour les marques. C’est ennuyeux pour le spectateur. Et là où l’on aurait éventuellement pu imaginer une telle overdose traitée au second degré, ou même avec une certaine ironie, il n’en est rien. Or, penser qu’aujourd’hui le consommateur spectateur puisse encore être dupe, c’est manifestement ne pas avoir croisé son chemin depuis une éternité…

Merci pour vos réponses. Une chose est certaine : ce livre sera évidemment une base solide pour l’enseignement du marketing dans les universités.


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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 12:59
bnp-photo.jpg
Professionnelle de la communication au sein de groupes bancaires importants (plus de 25 ans de banque-finance), j’ai attendu longtemps d’être surprise par ce que l’on appelle « la publication des résultats annuels consolidés ». Et toujours, cet exercice  (qui aurait dû attirer l’attention des clients, des investisseurs, de la presse, et de tous les autres publics divers et variés), cet exercice donc, se soldait toujours par une annonce publicitaire austère et normalisée.
 
Le monde bancaire (comme le monde politique, on le constate plus encore aujourd’hui) ne supporte pas bien que l’on s’aventure sur des « sentiers inconnus ». Il demande à ce qu’on rentre dans des « codes », et il bannit tout ce qui « dérange ». Peut-être y a-t-il eu des essais publicitaires sur ce domaine qui ont tenté de sortir des « rails », je ne m’en souviens pas.
 
Mais aujourd’hui que je ne suis plus « inside », que je peux librement exprimer mon avis, je voudrais tirer un « coup de chapeau » à la publicité financière de BNP PARIBAS. Elle s’étale cette semaine en pleine page dans la presse. 

Cette annonce met en scène des personnages à l’intérieur d’un wagon du métro parisien. Le créatif de l’agence de publicité Euro Rscg C&O a bien pris soin de représenter la « mixité sociale » de la ville, et chacun des personnages se voit attribuer à l’intérieur d’une bulle style BD un des éléments importants de la communication de la banque.
 
Les messages portent sur les résultats de la banque qui sont excellents : Produit net bancaire, résultat brut d’exploitation, et résultat net part du groupe 7, 8 Milliards d’euros (il est bien évident que ce type de communication ne peut se pratiquer qu’au cours des années fastes) – nombre de nouveaux clients en 2007 – place de leader de la banque sur un secteur précis.
Mais aussi et surtout, des bulles « citoyennes » : Soutien aux associations locales pour l’insertion et le lien social, place importante sur l’emploi par 24 000 recrutements dans le monde et premier employeur privé en 2008 de Seine-Saint-Denis.
 
Coup de chapeau donc pour l’originalité de cette communication citoyenne et informative haute en couleurs qui sort enfin des codes du secteur. Et même si le risque de cette annonce est une éventuelle utilisation future avec des contre-messages à l’intérieur des bulles (il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne prennent pas de risques), il faut saluer ce courage publicitaire de la direction de la banque qui a permis à son directeur de communication ce style et cette forme de messages. 
« Il fallait oser…. BNP Paribas l’a fait ».
 
Chantal Sutton pour Justinteresting
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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 12:27
Le titre de l’édito est « Eradiquer l’effet papillon » et il veut tout dire.

C. Blachas se penche sur le marché publicitaire qui n’avait jamais connu de début d’année aussi catastrophique. De source TNS, la publicité TV sur les trois premières semaines de 2008 aurait baissé de   14 %.
TF1 et M6 reculeraient de 8% chacune mais c’est surtout France Télévisions Publicité qui serait la plus sinistrée : - 27% de baisse ( - 24% pour France 2, - 31% pour France 3 et France 5). Aux questions posées par C.Blachas, certains avanceraient l’idée que le nouveau système de commercialisation à la seconde (baptisé Horizon) mis en place depuis le 1er janvier pourrait être à l’origine de cette baisse. D’autres, en l’occurrence France Télévisions Publicité, préfèrent parler de conjoncture économique défavorable due à l’effet d’annonce de la suppression prochaine de la publicité sur le service public.
 
En dehors des raisons évoquées, C.Blachas pense, pour sa part, que cette baisse publicitaire de janvier qu’il compare à un tsunami, pourrait aussi avoir d’autres causes.
 
En effet, le volume publicitaire du media Radio a baissé sur la même période de – 14 %, et d’autres medias seraient touchés. En dehors de la récession américaine, de la crise des subprimes, des « tornades » sur toutes les bourses, du pouvoir d’achat, C.Blachas dit : « La mondialisation a créé une nouvelle psychose  : l’effet papillon ». Pour lui, le fait qu’un média, par exemple, passe un reportage sur une tempête de neige à Pékin qui aurait bloqué les voyageurs dans les gares pendant deux jours, ajouteraient à la sinistrose ambiante. Il écrit « Je suis navré pour ces pauvres gens, mais franchement, qu’est-ce qu’on en a à battre ». Il ajoute pour appuyer sa théorie sur l’effet papillon : « Avant, on se contentait de surveiller les indicateurs nationaux. Désormais, le moindre petit accroc dans un pays émergent prend une dimension considérable ».Et il regrette que le moindre fait divers à l’autre bout du monde finisse par nous influencer, par saper le moral de tous, par démobiliser les moindres énergies et finalement par ruiner des économies.
 
Sans adhérer totalement à cette théorie (nous avons besoin d’être informés de ce qui se passe dans le monde) je pense personnellement qu’il y a un peu de vrai et que nous ferions bien de nous concentrer sur l’essentiel pour avancer.
 
C.Blachas conclut son édito sur une idée qui me semble intéressante et positive : «C’est d’autant plus dommage qu’il y a des trucs formidables à faire en ce moment. Les crises comme celles que l’on connaît actuellement sont propices à l’innovation, à la créativité, à l’audace ».
Alors, d’accord, éradiquons l’effet papillon……
 
CS
 
 
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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /Jan /2008 23:34
Dans le numéro du magazine Stratégies (24 janvier 2008) paraît le résultat d’une étude menée par Ipsos sur 1000 campagnes de publicité en TV et en affichage.
 
Avant de vous en dire plus sur ce sondage, juste un mot sur l’édito de François Kermoal titré « le poids des mots, le choc des slogans » (Paris-Match est actuellement en campagne TV avec un film surprenant mené comme un reportage qu’on regarde avec attention pour découvrir à la fin le logo du magazine). Je ne comprenais pas en regardant cette pub pourquoi on ne retrouvait pas le fameux slogan que tout le monde connaît.   A priori, F.Kermoal explique que l’hebdomadaire avait envie de passer à autre chose. Courageux de la part du magazine.
 
Revenons aux « publicités préférées des Français ».
Grand Gagnant TV…. Sans surprise Nespresso (agence Mac Cann Paris) avec un score Ipsos de 47,5 %. Pour ma part, j’adore (même la version longue).
Ensuite, je ne me souviens bien que de la pub n°4 du classement, pour la marque Orange avec Zidane en apprenti rugbyman pour le Mondial par Publicis Conseil. J’avais (en bonne groupie de Zizou) beaucoup aimé. Cette pub obtient 26,2 %. Concernant les 8 autres publicités préférées, je n’en ai que peu de souvenirs.
 
Côté Affichage, en premier, arrive la pub pour Canal + par BETC Euro RSCG à 51,6 % montrant la marionnette  Chirac des « Guignols de l’Info » et ayant pour slogan « Pot de départ – Dimanche 6 mai à 20h ». Le magazine précise dans son article illustrant cette pub : « Pour l’anecdote, des ministères et des chaînes de télévision  ont réclamé un exemplaire de l’affiche, qui s’est même vendue sur Ebay ». Décidemment tout se vend sur Internet !!
 
Ma mémoire colle bien au résultat de ce  sondage car on trouve en numéro 2 du classement, la publicité pour voyages-sncf.com par DDB Paris avec ce fameux panneau routier à allure très franco-française signalant "Losse-en-Gelaisse sur la nationale D211". 
Revient en n° 3 et cette fois-ci en affichage, Nespresso. 
J’avoue avoir été très peu marquée par les autres pubs de ce classement.
 
Juste une petite question à Ipsos : pourquoi ne pas avoir fait ce sondage également sur les publicités en Presse quotidienne et Presse magazine, cela aurait pu montrer que ce media, qui souffre tant, mérite toujours que l'on s'y intéresse en publicité…. Peut-être après tout y a-t-il une suite à cette étude….
 
emission en podcast sur le sujet 
http://www.strategies.fr/a-la-une/130/les-spots-preferes-des-francais.html


Dimanche 27 janvier : Je reprends cette chronique pour signaler l'excellente émission de PH. Larroque sur LCI : "La Vie des Medias", qui traitait  ce jour du même sujet. Après avoir présenté les résultats de l'étude Ipsos et interviewé les publicitaires des campagnes gagnantes, Ph. Larroque interroge Jean-Marie Charon, sociologue des médias au CNRS.  J'ai été surprise de constater que JM.Charon prenait (comme je l'avais fait dans mon article) la défense de la presse écrite en matière de publicité.... le risque de la voir disparaître un jour étant important. 
Ravie d'être renforcée dans mes convictions, j'ai donc voulu vous signaler cette émission (que je n'arrive malheureusement pas à trouver en podcast sur LCI.fr).  Mais je sais que beaucoup d'entre vous la connaissent bien.
 
Cs
Réactions sur mail : eretzperso@yahoo.fr
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 23:15
Ce soir, rubrique « légère » dédiée à mon ami Serge M…. et à mes autres amis « tunes » (= originaires de Tunisie).
 
J’aime le jeudi…. C’est le jour de parution des newsmagazines. Ma libraire préférée (à ce propos, David, elle m’a demandée de tes nouvelles) me les met précautionneusement de côté en attendant mon passage.
 
Comme d’habitude, je les feuillette d’abord pour vérifier qu’il n’y a aucune info nécessitant action urgente. Ensuite, je m'en « délecterai » doucement le soir et le lendemain. Cette semaine, comme d’habitude, des « tonnes d’articles » intéressants (vous voyez, c’est l’exagération « tune » qui ressort).

A chaque fois, je me demande comment font mes amis qui se contentent d’informations sur le net…. Ça me laisse rêveuse.

Cette semaine, dans la rubrique Gastronomie du magazine le Point, page 144, j’ai un petit « choc émotif ». Une photo qui me rappelle mon enfance et un article sur la Boukha Bokobsa. Désolée, pour tous les autres lecteurs de ce blog (je n’en reviens encore pas d’avoir des « fans ») mais seuls les « Tunes » vont ressentir l’émotion.Je lis l’article de Gilles Pudlowski. Je crois comprendre que l’alcool tunisien à base de figues fait une « offensive marketing ». La marque née en 1880 (aujourd’hui boisson nationale de Tunisie) deviendrait à la mode.
 
Je ne suis pas une nostalgique. Arrivée en France à 2 ans, je n’ai aucun souvenir du pays où je suis née ;  et je n’aime pas l’alcool (aucun mérite, je ne supporte pas ses effets).
 
Mais la photo de cet alcool m’a renvoyée tout d’un coup à ces "traditions" propres aux "Tunes" , et cette photo de la bouteille de Boukha Bokobza, a été un véritable flash-back bourré d’émotions : en une seconde, j’ai revu mon père dégustant avec ses frères et les autres membres de la famille la « kémia » du vendredi soir (diverses salades tunisiennes), appréciant le goût des fines tranches de boutargue (que seuls aiment les originaires de Tunis) et sirotant son mini-verre de Boukha Bokobza.
 
Un parfum émouvant d’enfance en quelque sorte…..
Cette chronique sera sûrement  sans intérêt pour beaucoup, mais après tout, c’est le Point qui l’a déclenchée et certains de mes amis vont probablement ressentir la même émotion que moi à la lecture de ces quelques lignes… N’est-ce pas, Serge ?
 
 
cs
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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 22:06


Johan S. (FriendFacebook) me signale l'article ci-dessous  d'Olivier Levard sur LCI.fr :

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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 21:34
Il s’appelle Arash Derambarsh, et aurait été élu par des milliers d’internautes, Président de Facebook. L’information nous est livrée par Le Parisien.fr , ce mercredi 2 janvier 2008.
 
Dans ma chronique du 21 décembre, j’évoquais un débat sur la privacy sur Facebook dans l’émission Polémique sur ITV. L’un des intervenants était, me semble-t-il, Arash Derambarsh… qui parlait de se présenter à la présidence de Facebook.
 
Je ne sais pas si vous avez voté…. Mais moi en tout cas, je n’ai rien vu venir.
Quand avons-nous été prévenus ? Quel mail nous a dit que le temps était venu de voter ? Et un président de Facebook pour quoi faire ?
 
 A. Derambarsh explique dans le Parisien.fr « qu’il a un pouvoir unique au monde et qu’il peut toucher 120 millions de gens en un seul clic ». Il ajoute qu’il compte « valoriser la tolérance entre les trois religions (chrétienne, juive et musulmane), combattre l’illettrisme et l’analphabétisme, et valoriser la francophonie »….et qu’il a des projets de partenariats avec l’Unesco… et l’Elysée !!
 
Je ne sais pas si tout cela est bien sérieux. Je n’ai rien vu venir d’une élection démocratique… Après tout, il est vrai que je suis une « novice » sur Facebook. 
 
Mais je suis quand même gênée par cette histoire de Présidence. Est-ce que M. Derambarsh va vraiment avoir accès à toutes les données personnelles sur Facebook et sur tous les profils, ou aura-t-il droit de vision uniquement sur les groupes constitués…. Comment ces données vont-elles être utilisées par ce Président élu seulement pour quatre mois, si j’ai bien compris ?
 
« Facebookfriends », quel est votre avis ? Doit-on banaliser et zapper cette info ? Ou au contraire faire bien attention à ne pas être « utilisés » sans notre accord ? Comment sera respectée notre « privacy » ?
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